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Full text of "La survivance (1964-08-19)"

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Plus de cent vitraux multicolores, 60,000 pieds carrés de marbre et 40,000 
picds carrés de mosaïque contribuent à la décoration intérieure de la “ba- 
silique” de notre Madone canadienne, 


qe 


Drapeau distinctif 


ri 
ti 


on l'aura — on ne laura pas - on l'aura — 


Depuis que le premier ministre a 
annoncé à la Légion de Winnipeg son 
intention ferme de doter le Canada 
d'un drapeau distinctif, s’en est-il fait 
des discours et des écrits, pour et con- 
te ce projet! En Chambre, on en a 
parlé dix fois déjà, et les débats sur ce 
projet de loi ont repris en bonne et due 
forme mercredi dernier. 

Le premier ministre a dit plus d’une 
fois qu'il était prêt à risquer la vie 
de son cabinet, que la Chambre n’a- 
journerait pas avant que le projet soit 
résolu en un sens ou l’autre; le chef 
de l'opposition veut que la question 
soit portée devant le peuple par un 
référendum. 

Parmi les arguments, plus ou moins 
chargés d'émotion, qu’on invoque, no- 
tons ceux-ci: 

pour un drapeau distinctif 
tous les peuples (à peu d’exception 


La semaine 


Au Canada 


Ottawa, — Le débat prolongé sur le 
drapeau continue à la Chambre des 
communes et le premier ministre Les- 
ter Pearson convie les chefs des quatre 
partis de l'opposition à rechercher avec 
lui un compromis pour briser l’impas- 
se qui s'est développée autour du choix 
d'un étandard distinctif. Les conserva- 
teurs restent sur leurs positions, té- 
moignant une opposition irréductible 
au projet de drapeau soumis pas le 
gouvemement, 

* L 2 + 

Ottawa, — Le chef du Ralliement 
des créditistes, M. Réal Caouette, lais- 
se savoir aux Communes que désor- 
mais, son parti tentera de bloquer les 
projets de loi qui auront pris naïissan- 


ce au Sénat, tant que la Chambre hau- 


te n'aura pas accordé son assentiment 
à loctroi d’une charte pour la banque 
de la Colombie-Britannique. Les sé- 
nateurs, selon M. Caouette, se recru- 
tent principalement chez les vieux po- 
liticiens qui ne représentent pas le 
peuple. 

* * * 

Montréal, — Son honneur le juge 
Emile Trottier lance un autre mandat 
d'arrestation contre Hal Banks, lors- 
que le président déchu du Syndicat in- 
temational des gens de mer ne se pré- 
sente pas tel que convenu devant la 
cour, Banks n’a pas été revu depuis 
qu'un premier mandat d’arrestation a 
été lancé contre lui le mois dernier. 
Il était tenu de se présenter lundi sous 
accusation de conspiration pour inci- 
ter des marins à abandonner leur na- 
vire, Il a forfait sa caution de $1,000 
qui fut automatiquement confisquée. 

L J + + . 

Ottawa. — Le gouvernement relà- 
che légèrement les restrictions pesant 
sur l'immigration au Canada. Désor- 
mais, les hommes fiancés à des rési- 
dantes seront admis juridiquement au 
même titre que le sont les fiancées de 
Canadiens; le ministère de l'immigra- 
tion sévira plus durement désormais 
contre Jes violations à la loi de l'im- 
Migration et la période d’amnistie du- 
tant laquelle lés Chinois entrés illéga- 
lement au Canada ont pu rectifier leur 
Statut sans crainte de représailles ne 
se prolongera pas au-delà du ler sep- 
tembre, 

#* + «+ 

Toronto. —— Le premier ministre de 
l'Ontario, M. Robarts, annonce que 
son gouvernement mènera une enquête 

ans un rapport soumis’par la Commis- 
sion des pratiques commerciales res- 
trictives. Ce rapport accuse treize Con- 
tracteurs d’avoir coopéré dans la dépo- 
Sition de soumission pour le pavage 
de routes dans le Sud-centre de la pro- 
vince afin d'éliminer la concurrence 
d ainsi établir un véritable monopo- 
à : 


(Suite à la page 8). 


près) ont leur drapeau et léur hymne, 
c’est même le premier geste que po- 
sent les colonies qui deviennent auto- 
nomes. on est fatigué de donner l’im- 
pression aux autres qu’on est encore 
une colonie de Ja Couronne. un dra- 
peau distinctif dirait au monde qu’on 
est un état souverain et adulte. les 
trois feuilles d'érable du projet Pear- 
son indiqueraient les trois catégories 
de la population canadienne (l’élément 
britannique, l'élément français, les néo- 
canadiens); 
contre un drapeau distinctif 

c’est sous les couleurs britariniques 
que nos concitoyens ont combattu du- 
rant les deux guerres mondiales. c’est 
grâce à notre allégeance britannique si 
nous n'avons pas été englobés par les 
Etats-Unis. la majorité des Canadiens 
sont de sang, de culture, en tout cas 
de langue anglaise présentement. ïl 
y à assez de division présentement au 
pays, sans attiser le feu par une nou- 
velle source de disputes en somme, 
le gouvernement Pearson veut apaiser 
le Québec et le garder de son côté, 
au mépris de la vaste majorité de Ca- 
nadiens qui ne veulent pas d’un dra- 
peau distinctif (d’après les gallup 
polls)... 

On peut tout résumer ces prises de 
position comme ceci: “Les conserva- 
teurs veulent nous imposer le Red En- 
sign. Les libéraux veulent un dra- 
peau distinctif pour plier devant les 
désirs du Québec”. 


Plus de place pour 
le capitalisme égoïste 


Rome. — La doctrine sociale de l'E- 
glise peut-elle susciter des difficultés 
en matière économique? Il est facile 
de répondre à cette question, a dit en 
substance Paul VI en recevant en au- 
dience les dirigeants de la Chambre 
de Commerce de Pistoie. 

Si par difficultés, on entend abnéga- 
tion et esprit de sacrifice, a poursuivi 
le Pape, alors celles-ci ne manquent 
certainement pas. Car cette doctrine 
sociale exige des réformes dans les- 
quelles la considération du bien total 
de l'homme prévaut sur le facteur éco- 
nomique. Toutefois, il faut toujours 
garder à l'esprit que l'Eglise comprend 
au plus haut point tout ce qui est né- 
cessaire pour aller de l'avant avec sa- 
gesse et, s’il le faut, granduellement. 

Faisant allusion aux difficultés éco- 
nomiques actuelles, le Saint-Père a dit 
qu'il faut s'efforcer de soutenir la si- 
tuation pour parvenir à une améliora- 
tion chez les secteurs en crise et sur- 
tout pour éviter le douloureux phéno- 
mène du chômage. 

Paul VI a affirmé enfin qu’il n’exis- 
te plus de place aujourd'hui pour le 
capitalisme égoïste et qui est com- 
considéré comme une fin en soi. Tous 
ceux qui parlent actuellement de ca- 
pitalisme dans les termes avec lesquels 
on le définissait au siècle dernier, mon- 
trent qu'ils sont en retard sur la réa- 
lité de leur temps. 


La S 


rvivance 


Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie 
- (A.C.F.A. — F.C.F.C.) 


GC” 


VOLUME XXXHF 
Nominations 


Diocèse 
de Saint-Paul 


M. l'abbé Charles-Henri Bérubé, Di- 
recteur du Petit Séminaire; il était 
curé de St-Edouard (1955.60) et mis- 
Sionnaire à Asumcion, Paraguay, A- 
mérique du Sud pour ces 2 derniè- 
res années. 

M. l'abbé Fernando Bourassa; Assis- 
tant-directeur au Petit Séminaire et 
professeur à l’école Racette. 

M. l'abbé Rolland Bissonnette, direc- 
teur spirituel au Petit Séminaire: il 
demeure Aumônier diocésain de l’Ac- 
tion catholique, 

M. l'abbé Joseph Kochan, curé à Vilna 
et desservant de Flat Lake. 

RP. Edmund P. Gagajek, s.c.e., curé à 
Radway; il a été missionnaire pen- 
dant 5 ans en Australie: il est mem- 
bre de la Société du Christ pour les 
Emigrants. 

M. l'abbé Robert Poulin, tout en de- 
meurant en charge de Grand Centre, 
desservira Ardmore. 

R.P. Gérard Fortier, o.m.i., missionnai- 
re à Goodfish Lake, en remplace- 
ment du R.P. G. Gauthier, o.mii. 

M. l'abbé Henri Bois, desservant d’Elk 
Point et Primrose, tout en demeurant 
Secrétaire de Mgr l'Evêque. Depuis 
3 ans il desservait Flat Lake et Ard- 
more. 

M. Fabbé Ronaldo Benoît, vicaire-coo- 
pérateur à Westlock; il-était jusqu’à 
présent vicaire à St-Paul. 


Ce qui change 
à Chypre 
Avant Noël dernier, juste avant le 

commancement de la guerre civile, on 
ne voyait pratiquement pas de femmes 
dans les rues après six heures du soir 
et jamais, chez les Turcs aussi bien 
que chez les Grecs, une fille en com- 
pagnie d’un garçon. Dans la rue les 
garçons portaient, à l'anglaise, la cas- 
quette de leur collège et les filles la 
blouse d’uniforme. En trois mois tout 
cela a changé. Plus de casquettes, plus 
de blouses, on voit des jeunes tard 
dans les rues et des filles au bras des 
garçons. Bref, à la faveur de la guerre, 
la jeunesse de Chypre est en train de 
faire la révolution. 

ParisMatch, 9 mai 64, p. 7) 


Jeunes filles 
partent en mission 


“Celui-lé a donné sa vie pour nous. 
Nous aussi, nous devons donner notre 
vie pour nos frères”. 

Y at-il encore des chrétiens qui pren- 
nent cette parole au sérieux? Oui, 
heureusement il y en a. Les paroissiens 
de St-Thomas d'Aquin en ont été té- 
moins, samedi dernier, lors d’une célé- 
bration en l'honneur du départ de 
deux jeunes missionnaires laïques. Ma- 
rie Germain, de Chauvin, et Mary Le- 
clair, de Castor, toutes deux gardes- 
malades graduées de Fhôpital de la 
Miséricorde, partaient le soir même 
pour l'île de Dominica, près de Cuba 
où elles se donneront pour un an au 
soin des malades. 

La paroisse a célébré leur départ par 
une célébration de la Parole sur le 
thème: “Comme je vous ai aimés...” 
suivie de la bénédiction du Saint Sa- 
crement. 

L'abbé Laisnez, directeur diocésain 
des vocations, présidait. L'abbé Pré- 
fontaine était lecteur, Etaient aussi pré- 
sents, l’abbé Hébert, curé de la paroïs- 
se, et l'abbé Théroux, aumônier de 
l'hôpital Général. Ces deux derniers 
ont été, dans le passé, curé de Chau- 
vin, paroisse natale d’une des mission- 
naires. 

Le geste de charité de ces deux jeu- 
nes filles reste pour nous un rappel 
que si nous voulons observer le com- 
mandement du Seigneur: “Aimez-vous 
les uns les autres comme je vous ai 
aimés” nous devons nous préoccuper 
de nos frères qui sont dans le besoin. 


EDMONTON, ALBERTA 


MERCREDI LE 19 AOÛT 1964 


No 39 


Le mur de Berlin a trois ans 


#5, 


Berlin, — La “cloche de la liberté 
du beffroi de l'hôtel de ville de Berlin 
ouest a sonné, jeudi soir, “heure de 
silence”, commémorant Je troisième 
anniversaire de la construction du 
“mur”. J était 19 heures GMT. 

Pour une heure entière, Berlin-Ouest 
en deuil faisait le silence afin de se 
recueillir et d’honorer la mémoire des 
victimes que Île “mur” a faites depuis 
trois ans. Par cette impressionnante 
manifestation, les Berlinois entendaient 
également dénoncer le caractère inhu- 
main de cette division imposée au peu- 


En l'honneur 
de Frank Oliver 


Lundi dernier, deux plaques à la 
mémoire de M. Frank Oliver, fonda- 
teur et éditeur de l'““Edmonton Bul- 
letin” et premier député de J’Alberta 
à la Chambre des communes, ont été 
dévoilées par le ministre des Ressour- 
ces, l’hon. Arthur Laing, et par le 
maire d'Edmonton, William Havwrelak. 
Cette cérémonie eut lieu dans le pare 
commémoratif Frank Oliver, à Edmon- 
ton. 

“C'est un grand honneur pour moi 
de rendre hommage à la mémoire d’un 
Canadien ‘très éminent”, déclara M. 
Laing. “Véritable pionnier, M. Frank 
Oliver a contribué largement à met- 
tre l'Ouest canadien en valeur, tant à 
titre de simple citoyen que comme re- 
présentant élu par le peuple”. 

M. Oliver a fondé Y“Edmonton Bul- 
letin” en 1880 et il fut l'éditeur de ce 
journal jusqu’en 1993. IL fut le pre- 
mier député d’Alberta élu à la Cham- 
bre des communes et, par la suite, il 
a représenté la ville d'Edmonton. De 
1905 à 19IIL, il fut ministre de l’In- 
térieur. Durant ces années, il a élabo- 
ré une nouvelle ligne de conduite en 
matière d'immigration, qui a permis 
d'accélérer grandement la colonisad 
tion dans les régions dont la popula- 
tion était clairsemée, 

Avant d’être élu au parlement fédé- 
ral, M. Olivier était membre du Con- 
seil des Territoires du Nord-Ouest et, 
plus tard, membre de l’Assemblée lé- 
gislative des Territoires du Nord-Ouest, 
agissant comme membre de ces deux 
organismes de 1883 à 1896. L’Assem- 
glée législative des-Territoires du Nord- 
Ouest était le corps administratif des 
Territoires lorsque ces derniers com- 
prenaient les Territoires actuels du 
Nord-Ouest et une grande partie des 
provinces actuelles de Québec, d’On- 
tario, du Manitoba, de la Saskatche- 
wan et de l'Alberta. 


M. Oliver est né en 1853 dans le 
comté de Peel, en Ontario. Il est mort 
à Ottawa le 31 mars 1938. 


M. Laurier Picard vient d’être nommé 
principal de la Haute Ecole St, Mary's 
d'Edmonton-sud. En plus de sa com- 
pétence professionnelle, M. Picard s’est 
intéressé, avec beaucoup de succès, à 
l'art dramatique à Edmonton. — Nos 
plus sincères félicitations à M. Picard. 


ple allemand. 

D'habitude grouillantes de monde, 
à lheure où s'ouvrent théâtres et ciné- 
mas, les rues de Berlin-Ouest étaient 
devenues désertes. Au signal de la “clo- 
che de la liberté”, les voitures s'étaient 
rangées le long des trottoirs, les taxis, 
les autobus et les tramways avaient 
stoppé. Le traffic aérien avait cessé. 

Des milliers de fidèles s'étaient ras- 
semblés dans les temples et les églises 
pour assister aux services religieux cé- 
lébrés pour la réunification de Berlin 
et de l'Allemagne. 


Au picd des stèles érigées à la mé- 
moire des fugitifs abattus par la police 
populaire de Berlin-Est, des hommes 
montaient une garde silencieuse au 
milieu d’un amoncellement de fleurs 
ct de couronnes, déposées là par les 
plus anonymes citoyens, 

À 20 heures GMT Ja “cloche de Ja 
liberté” sonnait à nouveau pour an- 
noncer a fin de la manifestation du 
silence. 

Berlin-Ouest et ses deux millions 
d'habitants reprenaient leur vie nor- 
male. 


Les représentants 
des Caisses populaires bilingues décident 
de former une Fédération provinciale 


M. Arthur St-Pierre, d'Edmonton, 
est élu président de cette Fédération 


L'ACFA s'intéresse, depuis long- 
temps, au développement économique 
des nôtres, et elle l’a prouvé de diffé- 
rentes façons, Entre autres, en inscri- 
vant au programme de ses deux der- 
niers congrès, l'étude du rôle de l'é- 
conomie dans la vie nationale d'un 
groupe minoritaire, et aussi, l'étude du 
développement des Caisses populaires 
par des spécialistes en la matière. 

Au cours du mois d'août 1963, 
VACFA reccvait la visite de M. Lan- 
glois, officier de l’Assurance-Vie Des- 
jardins, de Lévis. Ce dernier partici- 
pait à une journée d'étude avec les 
principaux administrateurs des Caisses 
populaires de la province de l'Alberta. 
A l'issue de cette réunion, un comité 
était formé et sa tâche consistait à 
promouvoir le développement des Cais- 
ses populaires. 

Les quelques réunions de ce comi- 
té eurent pour résultat, le lancement 
d’un travail d'enquête, en collaboration 
avec la “Credit Union League of Al- 
berta”. 

Ce travail retint l'attention des con- 
gressistes de 1964, sur l'importance 
de promouvoir l'éducation et la néces- 
sité qu'un groupe de responsables du 
mouvement s'attèle à la besogne. 

Le Comité provisoire, par la suite, 
fit place à une commission, dont Ja 
tâche consistait à explorer davantage 
la responsabilité d’unir les efforts pour 
la promotion du mouvement coopéra- 
tif de l’épargne dans la province. 

Les responsables de cette commis- 
sion, conscients de leur devoir, con- 
voquèrent tous les représentants des 
Caisses populaires bilingues de FYAl- 
berta, à une réunion spéciale au Collè- 
ge St-Jean, à Edmonton, samedi le 15 
août dernier. 

Les dix-huit délégués, présents à 
cette réunion, représentaient les Cais- 
ses populaires suivantes: St-Paul, Bon- 
nyville, St-Joachim, Ste-Famille de 
Calgary, Legal, Lafond, Beaumont et 
Guy. La Caisse d'établissement de St- 
Paul était également représentée. 

M. Germain Desaulnier, gérant de 
la Caisse populaire St-Louis de Bon- 
nyville, agissait comme président de 
la réunion. M. Fernando Girard, de 
St-Edouard, comme secrétaire, tandis 
que Je R.P. Jean Patoine, o.mi., agis- 
sait comme aviseur moral. 

Me Lucien Maynard, président gé- 
néral de l'ACFA, vint saluer les délé- 
gués, et manifesta son regret de ne 
pouvoir assister à ces assises. 

DÉCISIONS 

Les délégués, à l'unanimité, décident 
que le travail doit se poursuivre, en 
vue de fonder une Fédération des Cais- 
ses populaires bilingues de l'Alberta, 
non pas dans le but de faire une du- 
plication du travail que la “Credit U- 
nion League of Alberta” accomplit dé- 
jà, mais plutôt pour appuyer davantage 
sur l’intensification du travail d’édu- 


———— 


mardi, démission de Mgr MacDonald comme 


archevêque ; 


vendredi, inauguration du Glenrose Provincial 
General Hospital pour handicappés et con- 


valescents ; 


samedi, fondation de la Fédération des Caisses 
populaires bilingues de l’Alberta ; 


ml 


: L'église paroissiale du. Lac-la-Bic 


la semaine à Edmonton 


monton ; 


Elle vous invite 
à fêter ses 50 ans! 


son cinquantième anniversaire, dimanche le 30 
‘août prochain. M. l'abbé Louis Viel, curé, a 
organisé des fêtes spéciales qui débuteront par 


une Messe en plein air à 4h. de l'après-midi. 


he marquera 


dimanche-lundi, Jasper Place s’incorpore à Ed- 


lundi, dévoilement de deux plaques en l’hon- 
neur de Frank Oliver, premier député de 
l'Alberta à Ottawa; 


mardi, des rafales font quelque dommage. 


cation et accélérer le travail dans tous 
les milieux possibles. 

Cette Fédération aurait sa complète 
autonomie tout en travaillant étroite- 


ment avec la Credit Union League et 
l'ACFA. 


NOMINATION 


L'assemblée appointa un comité de 
nomination, qui recommanda l'élection 
d'un seul représentant par région, afin 
de respecter davantage l’autonomie de 
ces dernières en leur laissant le soin 
d'en désigner un deuxième, lorsque le 
travail d'organisation sera plus éla- 
boré. 

M. Jean-Joseph Lajoie, de LaCorey, 
fut désigné représentant des régions de 
St-Paul et de Bonnyville; M. Joseph 
Doucet, de Girouxville, pour la ré- 
gion de Rivière-la-Paix; M. Arthur St- 
Pierre, d'Edmonton, pour la ville d’Ed- 
monton et des environs; et M. Anto- 
nin Schmidt, de Calgary, pour la ré- 
gion de Calgary. 

M. Gérard Diamond, président de 
la Société de Prêts aux Etudiants, ex- 
posa le travail accompli par cette so- 
ciété et souligna un point très impor- 
tant à l'hommage de jeunes, en disant 
qu'ici comme ailleurs où on accomplit 
le même travail, le pourcentage de 
pertes est très minime. 


M. Diamond nous communiqua son 
enthousiasme et expliqua comment un 
travail de collaboration serait possible 
avec les Caisses populaires. La Socié- 
té a un bon système d’enquête et de 
sélection et c'est à l'avantage d’une 
Caisse populaire de pouvoir bénéficier 
de cette expérience, tout en contribu- 
ant à fournir les argents, 


Tous les membres sont unanimes à 
reconnaître que le champ d'action est 
vaste et souhaitent aux nouveaux élus, 
les meilleurs voeux de succès, dans 
Paccomplissement de leur nouvelle tà- 
che. 


Immédiatement après cette assem- 
blée, les membres de l'Exécutif se réu- 
nirent et ils élirent M. Arthur St- 
Pierre président de la Fédération, M. 
Jean-Joseph Lajoie, vice-président, le 
P. Patoine, secrétaire-trésorier, et MM. 
Schmidt et Joseph Doucet comme con- 
seillers. Après cette élection des offi- 
ciers ils déterminèrent le travail qu'ils 
auraient à faire durant les semaines qui 
suivront: ils donneront suite aux déci- 
sions prises au cours de cette journée 

’étude; ils détermineront définitive- 
ment les buts de cette fédération; ils 
prépareront un projet de constitution 
qui devra être disenté et approuvé par 
l'assemblée générale à une date posté- 
rieure; ils demanderont aux différentes 
Caisses membres de se mettre en com- 
munication avec leur représentant gé- 
gional et de nous faire connaître leurs 
réactions à la suite de la fondation de 
notre Fédération; ils ont confié à M. 
Schmidt et à M. Giroux, de Calgary, 
le soin de rencontrer M. Ed. Ouellet 
et lui faire part des principales discus- 
sions qui se sont tenues au cours de la 
journée; ils prépareront un projet de 
budget; et ils ont fixé la prochaine as- 
semblée de l'Exécutif au 26 septembre 
prochain. 


Tout laisse prévoir que cette Fédé- 
ration des Caisses populaires bilingues 
de l'Alberta saura remplir la tâche que 
les représentants de ces mêmes Caïs- 
ses lui ont confiée en cette journée du 
15 août dernier. 


Chambre des Communes, 
débats du 11 août 1964 


Ontario- Québec 


Un courriériste parlementaire de 
Radio-Canada eut une parole qui me 
mit la puce à l'oreille, je voulus véri- 
fier ses dires en feuilletant Je hansard, 
et voici ce que j'ai trouvé. 

M. Cowan (York-Humber, Toronto). 
L'Ontarien cxerce beaucoup d’empire 
sur lui-même et a deux enfants. Le Qué- 
bécois, parce qu'il aime les enfants, 
peut en avoir un plus grand nombre, 
et il ne paiera pas d'impôt sur le re- 
venu. Si ces gens veulent avoir une 
famille nombreuse, c’est leur affaire. 

M. Chapdelaine. L’honorable dépu- 
té vient d’insinuer que si les familles 
sont moins nombreuses dans l'Ontario 
que dans Je Québec, c’est à cause de 
la continence que l'on pratique dans 
la province d'Ontario. Je voudrais lui 
faire remarquer qu'il n’y a pas que la 
continence, mais bien d’autres moyens 
pour en arriver à ce résultat. 


L'hon. M. Sauvé. J'estimc qu'il faut 
rectifier quelques-unes des choses que 
l'honorable député d’York-Humber a 
dites... Je voudrais signaler qu’il y a 
plus de jeunes enfants en Ontario 
que dans le Québec: (chiffres de 1961) 
le Québec a 789,000 enfants de moins 
de six ans, l'Ontario en a 874,000; pour 
les enfants de 6 à 14 ans, Québec en 
a 1,032,000, l'Ontario a 1,111,000. 

L'honorablé député a parlé de la 
natalité... De 1945 à 1961, la natalité 
a passé de 28.4 par mille habitants à 
26.1 au Québec, et de 19.9 à 25.8 en 
Ontario. Ces chiffres révèlent qu'il y a 
eu une importante augmentation en 
Ontario et une diminution sensible 
dans le Québec. 

Le député a dit ensuite que nous 
versons des allocations familiales à plus 
de personnes au Québec qu'en Onta- 
rio. (Voici les faits): le Québec a obte- 
nu 1,976,667 paiements, tandis que 
l'Ontario en a reçu 2,133,116. 

Le député a aussi oublié de consul- 
ter les données statistiques relatives à 
la sécurité de Ja vieillesse: le nombre 
de bénéficiaires en mars était de 196,- 
827 au Québec, ct de 335,339 en Cn- 
tario. Les pensions versées au cours 
de l’année financière ont atteint $131.- 
711,372 au Québec et $226,065,413 en 
Ontario... 


Edmonton dotée 
d'un hôpital 
nouveau genre 


C’est vendredi dernier que s'ouvrait 
officiellement le Glenrose Provincial 
General Hospital d’'Edmonton, dans les 
locaux de l’ancien hôpital Royal A- 
lexandra. | 


Ce ne sera pas un hôpital comme 
les autres, mais un hôpital pour con- 
valescents, avec une section pour les 
enfants handicappés. Le but de décon- 
gestionner les autres hôpitaux qui, bien 
souvent, doivent garder des patients 
pendant de longues semaines, allon- 
geant ainsi la liste de ceux qui atten- 
dent leur tour pour être hospitalisés. 


Avec des spécialistes dans les diffé- 
rents genres de thérapie, le nouvel hô- 
pital aura plus de facilité pour suivre 
de près les accidentés qui doivent ré- 
apprendre à se servir de leurs mem- 
bres, par exemple. Il semble donc 
que beaucoup de patients des autres 
hôpitaux, soit après une opération, soit 
après une grave maladie, seront trans- 
férés à Thôpital Glenrose pour leur 
convalescence, permettant aux autres 
hôpitaux d'accueillir peut-être 1,000 
patients de plus chaque mois. 

’école-hôpital pour enfants handi- 
cappés est une nouveauté dans l'Ouest 
canadien. Les enfants y seront traités 
selon leur besoin et leurs aptitudes in- 
dividuelles. 


En bref 


L'ACFA a note 
pour vous 


L'Association Canadienne-française 
de l'Alberta présente ses sympathies et 
ponfondes condoléances à M. Eugène 
Trottier, propagandiste de YACFA, à 
l'occasion du décès de son père, M. 
Eugène Trottier, décédé, samedi der- 
nier le 15 août, à St-Denis d’Anjou, 
Mayenne, France. 

+ + + 


L'ACFA présente pareillement ses 
condoléances à M. François Baillar- 
geon, président du cercle local de 
FACFA d'Edmonton, qui vient de 
perdre son père. 

LA 


+ + 

M. Eugène Trottier, notre propagan- 
diste, se dit très heureux de sa tour- 
née dans la région de Plamondon, At- 
more et Gourin. 

Depuis le début de l’été, bon nombre 
de nos compatriotes de la province de 
Québec nous ont rendu visite et se 
sont montrés très intéressés aux mani- 
festations de vie française en Alberta. 

Il y a entre autres les voyageurs de 
la Liaison Française qui ont séjourné 
à Edmonton les 9, 10 et 11 août et 
que MM. Alphonse Sylvestre et Eu- 


gène Trottier ont accompagnés dans ... 


leur tournée à ‘travers la ville, Il y 
-eut également deux groupes de jeu- 
-nes, l’un organisé par le Conseil des 
Chrétiens et des Juifs et auquel le ju- 
‘ge Déchène a adressé la parole à l’oc- 
casion d’un dîner offert par la ville; 
l'autre groupe organisé par le Conseil. 
Canadien du Centenaire et dont le 
directeur du voyage était M. Albert 


. Potvin. MM. Déchène et Trottier et le 


secrétaire de l'ACFA sont allés les sa- 
luer à Ja gare. ; 
(Suite à la page 8) 


Page 2 


CÉECEELCELCCECEEECE ETTOR DETENTE] 
(suite de la semaine dernière) 
6 


Confortablement installé sur l’herbe, 
à l'ombre d’un saule, Panada trempait, 
dans l’eau transparente d’une étroite 
rivière, une ligne de sa fabrication. 
D'une main, il soutenait la gaule, de 
Jautre il tenait un sandwich. 

Le jeune homme allongé à ses côtés 
eut une petite grimace malicicuse: 

—Tu n'as pas honte de te faire nour- 
rir ainsi? 

—Ne m'en parle pas, c’est du mé- 
rite que j'ai, oui! Je me demande ce 
que cette saprée gamine peut bien four- 
rer entre ses tartines. 

Il y eut un nouveau silence, le bou- 
chon se dandinait dans un rond de so- 
Jleil. Tous les hôtes des eaux restaient 
au frais au fond de leurs humides de- 
meures. 

—C'est charmant ici, centinua enfin 
Je jeune homme qui n'était uute que 
Charles Augillet, charmant et répo- 
sant. Mais je me demande si j'ai bien 
fait d'abandonner ce magnifique repor- 
tage qui m'eût lancé définitivement 
dans Ja carrière pour le seul plaisir de 
venir contempler ton bouchon. 

—J'avais besoin de toi. et pour au- 
tre chose que la pêche à la ligne, 

—Oui, oui, tu es de bonne foi, mon 
vieux Panada., Maïs je crains que tu 
naics été repris d’une très ancienne 
maladie. 

—Un vieux mendigot comme moi 
peut parler de son flair sans être ridi- 
cule, Or mon flair ne me trompe pas... 
il y à anguille sous roche. 

Un trait d'argent fila entre deux 
eaux. Charles rit. Mais c'était seule- 
ment un goujou et probablement n’ai- 
mait-il pas les vers. Il ne jeta même 
pas un froid coup d'oeil sur celui que 
Panade avait artistiquement embroché. 

_Résumons-nous, dit Charles. Par 
une belle nuit de printemps... 

—La nuit du 10 mai. 

—.tu pénètres, légèrement ivre, 
dans une arrière-cour; là, par la porte 
ouverte d’un logement du rez-de-chaus- 
sée, tu vois deux choses: un homme 
assassiné et un garçon blond. Puis plus 
rien. 

—Pardon… j'ai dû entrer, et le gars 
a filé par le couloir intérieur en m'’en- 
tendant, car je me revois très bien con- 
templant la blessure, ou l'arme plus 
exactement, car je ne l'ai pas retirée: 
un poignard de tranchée, à lame trian- 
gulaire. 

-—E£t après? 

—je ne m'en souvient plus. 

—Je ne te le fais pas dire. Deux 
jours plus tard, sorti des brumes, tu 
retournes à l'endroit en question, La 
cour y est toujours et les portes qui 
tournent autour, mais le cadavre a 
filé. C'est alors que ta chance habi- 
tuelle te sourit — Ja tienne, pas Ja 
mienne. Tu vois le mystérieux jeune 
homme se silhouetter devant la porte 
cochère. Il revient sur les lieux du cri- 
me. Il aperçoit, il redisparaît, mais 
cette fois tu n’as pas bu. Quand son 
auto démarre, tu relèves le numéro; 
par un vieil ami qui travaille à la pré- 
fecture, tu obtiens l'adresse de “la 
Bergerie” et après une journée d’auto- 
stop tu te retrouves ici, en Norman- 
die. 

—Avoue que c’est un endroit joli. 

—Lèà-dessus, tu te fais abreuver et 
nourrir par une innocente enfant dont 
tu es la bonne action quotidienne et, 
entre les repas, tu pêches à la ligne 
tandis que sur ton ordre je prospecte 
les bas-fonds de Paris, risquant d’y 
laïsser mon honneur et ma santé. 

—En tout cas, tu n’y as pas laissé 
ton esprit de rouspétance. N'oublie pas 
qu’au temps où tu préparais ton bac- 
calauréat et où je veillais sur toi, selon 
Je désir de ton pauvre père, tu ne ces- 
sais de me tarabuster pour que je te 
parle de crimes plus ou moins effroya- 
bles. 

—J'ai vieilli, que veux-tu! Et puis 
ce crime-ci n’est pas effroyable, il est 
tout juste imaginaire, 

—{Ça val Raconte-moi ce que tu as 
fait. 

—Je te l'ai déjà dit: interview de la 
concierge, coup d'oeil investigateur à 
l'appartement du meurtre. 

—Comment sais-tu que c'était celui- 
Jà? Ces chambres sont toutes pareilles. 

—Oui, mais celle-là avait quelque 
chose d’étrange et de particulier: elle 
s'est retrouvée librel A Paris, un fait 
aussi exceptionnel veut dire quelque 
chose. 

Et Charles raconta en détail à son 
vieil ami la visite qu'il avait faite à 
Pimmeuble de limpasse. Il paraissait 
évident que la pièce tragique était 
celle que la nièce de la concierge dé- 
sinfectait si soigneusement à l’eau de 
Javel. Le jeune homme avait pu sa- 
voir que les autres pièces étaient habi- 
tées par des familles, parfois nombreu- 
ses, malgré l’exiguité du logis. Il y a- 


LA SURVIVANCE 


u A A NE LL 
L'enquête mène à l'impasse 


DE HATI SKOL 


vait peu de chance pour que Panade 
ait pu pénétrer ailleurs que dans le 
logis vide de Niko puisque celui-ci é- 
tait déjà parti, 

Charles Augillet avait appris le nom 
exact de ce dernier: Nicolas Verney. 
Il s'agissait d’un homme âgé ct de pe- 
tite santé, qui paraissait sans occupa- 
tion régulière mais était convenable et 
voli. Grâce à d’anciens amis de Pana- 
de, Charles avait trouvé la trace de son 
passage dans un ou deux hôpitaux; mais 
depuis le 10 mai, nul n'avait rien su 
de lui, 

Il était évident que Mario de Kaen 
allait parfois le voir. S'agissait-il de 
visites de charité? Niko n’était pas tout 
à fait un miséreux, son logement était 
tenu approximativement propre par la 
concierge, D'autre part, Mario ne se 
rendait à Paris que par occasion et ne 
faisait partie d’aucune “conférence”. 

—C'est sans doute Niko l'assassin, 
décréta Charles. 

—Peut-être. Mais cet homme faible 
et malade a-t-il pu tuer? 

—Oh! il suffit d’un petit effort. Si 
ce n’est pas lui, c’est le garçon. A 
moins qu’ils ne soient complices. Je les 
vois très bien emportant le mort, lun 
par la tête, l'autre par les pieds. 

—Ne plaisante pas, mon petit, c'est 
grave. La disparition du cadavre est 
un point troublant, Mais nous avons à 
nous occuper de questions plus urgen- 
tes, Si Mario n'est pas coupable, il 
peut être en danger. 

Charles resta un peu saisi. 

—Est-ce pour cela que tu las suivi 
ici? demanda-t-il. 

—Le noeud de l'affaire est au chà- 
teau, j'en suis sûr. Je t’avoue que pour 
moi, tout cela c’est le pot au noir; mais 
il faut prévenir un troisième assassi- 
nat. 

Le jeune homme tressaillit, 

—UÜn troisième? Crois-tu 
Niko a aussi été assassiné? 

—J'ignore tout de Niko. Mais re- 
garde. 


que ce 


Et Panada sortit de sa poche une 
pleine poignée d’objets divers, depuis 
une pièce de deux sous d-monétisée 
jusqu’à un tire-bouchon mécanique. 
Au milieu de cet amas brillait un très 
mince fil d’acier. 

—Où l’as-tu trouvé? demanda poli- 
ment Charles qui ne prenait aucun 
intérêt à ce menu morceau de métal. 

—Au pied d’un arbre, répondit pen- 
sivement le vieux pauvre. On avait 
dù en entourer le tronc et, au moment 
de l'enlever, couper très vite. Une ro- 
gnure a chu dans la mousse. 

-—Et tu l'as vue? Tu as oeil, sais-tu. 

—Je cherchais quelque chose. Cela 
me paraissait si extraordinaire, ce 
champion de course qui se tue sur une 
petite route de campagne, bêtement, 
modestement. 

Charles pâlit un peu. . 

—Veux-tu dire qu'il y avait. ça en 
travers de la route? 

—Oui, un long et mince fil, résis- 
tant... guère plus visible qu’un fil de la 
vierge. 


(à suivre) 


Du bétail pour l'URSS 


Calgary. — Vingt wagons à bestiaux 
du Canadien Pacifique, remplis de bé- 
tes à cornes de race Hereford vendues 
à la Russie, partiront de Calgary, le 20 
août, à destination de Montréal, pre- 
mière étape d’un grand voyage de plu- 
sieurs milliers de milles. Ce troupeau 
de 590 têtes sera le plus considérable 
que les éleveurs de l'Alberta aient ja- 
mais vendu à la Russie. 


En plus de 20 wagons de bovins 
Hereford, le train comprendra un wa- 
gon de pores de race Lacombe venant 
d'Edmonton et destinés également à Ja 
Russie. 


Le prix Nobel 
au pasteur King? 


Oslo. — Deux journaux d’Oslo ont 

demandé que le prix Nobel de la paix 
soit décerné cette année au pasteur 
Martin Luther King, dirigeant bien 
connu du mouvement intégrationniste 
aux Etats-Unis. 
_ Le périodique “Vaar Kirke” (notre 
Eglise) écrit “qu’il serait difficile, dans 
la situation actuelle, de trouver un 
candidat plus méritant”. 


‘Quant a “Arbeuderbladed”, organe 
du gouvernement travailliste, il esti- 
me que remettre cette distinction au 
défenseur des droits civiques, équivau- 
drait à “donner une poignée de main 
à toutes les forces libérales de la dé- 
mocratie américaine”, 


Hebdomadaire publié tous les mercredis à 


10010 - 109ème rue, Edm a 
Tél.: Direction: GA 2-0388; Imprimerie: GA 2-4702 
Journal indépendant en politique et 
entièrement consacré à la cause religieuse et nationale. 
Directeur: R.P. Jean Patoine, omi. ‘À: 
Rédacteur: RP. Clément Tourigny, o.m.i. 


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MERCREDI LE 19 AOÛT 1964 


__ LA SURVIVANCE 


L'Eglise n’est pas contre le sport: 
elle recommande d’en faire un bon usage 


Par l'abbé Paul Mauger 


(suite de la semaine dernière) 


LA PENSEE CONTEMPORAINE 
DE L'EGLISE: 

“Si aimer le corps est user de lui 
avec frénésie, en tâchant de forcer 
tous ses désirs dans l’esprit d’un sur- 
croît de jouissance, alors il faut re- 
connaître que le chrétien n’a pas pour 
le corps un très grand amour”. 

“Resterait à savoir si aimer le corps 
ainsi n’est pas exactement le mépri- 
ser...” 

“On pourrait s'étendre sur la splen- 
deur naturelle du corps. Il est un chef- 
d'oeuvre de Dieu. Seul un regard jan- 
séniste, jauni par la bile, peut refuser 
de l'admirer, Son étude attentive est 
l'une des plus capables de mener à la 
prière d’adoration, tant éclate en lui 
li Sagesse et la Puissance, Mépriser le 
corps serait outrager Dieu; l'aimer est 
reconnaitre June des suprêmes réus- 
sites de Ja création”. 

“Par respect de l'oeuvre divine, le 
chrétien attache un grand prix à son 
être corporel. Il se sent tenu d’en pré- 
server J’intégrité. I] veut l’épanouir. 
Hygiène et culture physique ne lui 
semblent pas des raffinements de pa- 
jen”. 

L'Eglise, dans la personne des der: 
niers Papes, en particulier, à précisé 
sa pensée, Il est évident que si le sport 
ne contribue pas à l’accomplissement 
de l'homme, de tout l’homme, ou s'il 
n'est que lexaltation du muscle, un 
fabricant d’Aconis et de Vénus, non 
seulement il ne respecte pas l’homme, 
“créé à limage et ressemblance de 
Dieu”, mais il le défigure et l’abîme. 

D'ailleurs, plutôt qu’une longue dis- 
sertation, écoutons parler Pie XII 
dans son allocution du 8 novembre 
1952 aux Délégués du Congrès Scien- 
tifique du Sport et de l'Education Phy- 
sique. 

LES QUATRE DEGRES 
DU SPORT: 


“Tout ce qui sert à atteindre une 
fin déterminée doit prendre sa règle 
et sa mesure de cette fin elle-même.” 

“Le sport a comme fin prochaine, 
d’éduquer, de développer et de forti- 
fier le corps du point de vue statique 
et dynamique; comme fin plus éloi- 
gnée, l’utilisation par l'âme, du corps 
ainsi préparé pour le développement 
de la vie intérieure ou extérieure de 
la personne; comme fin plus profonde 
encore, de contribuer à sa perfection; 
en dernier lieu, comme une fin suprè- 
me de l'homme en général, commune 
à toute forme d'activité humaine, rap- 
procher l'homme de Dieu”. 

“Ainsi établies les finalités du sport, 
il s'ensuit qu’on doit approuver en 
lui tout ce qui sert à atteindre les dif- 
férents buts indiqués, chacun à la 
place qui lui revient; il faut par con- 
tre repousser tout ce qui ne conduit 
pas à ces buts ou s'en écarte, ou sort 


#59 


de ‘ordre qui leur est assigné”. 


LES TROIS FACTEURS 
DE L'ACTIVITE SPORTIVE: 


Le corps: 
“C La . 

e qu'est le corps humain, sa struc- 
ture et sa forme, ses membres et ses 
fonctions, ses instincts et ses énergies, 
c'est ce qu’enseignent les sciences les 


plus diverses, Elles nous fournissent 


de jour en jour de nouvelles connais- 
sances et nous conduisent d’étonne- 
ment en étonnement. Elles nous mon- 
trent la merveilleuse structure du corps 
et “harmonie de ses parties, même les 
plus petites.” 

“Les génies de tous les temps, dans 
la peinture et dans la sculpture, ont re- 
connu l’inexprimable attrait de la beau- 
té que la nature a donné au corps hu- 
main”. 

La pensée religieuse reconnaît et ac- 
cepte tout cela. Mais elle va plus loin: 
en enseignant à rattacher le corps à sa 
première origine, elle lui attribue un 
caractère sacré, dont les sciences natu- 
relles et l’art n’ont pas eux-mêmes au- 
cune, idée. 

“Dieu pour couronner la création, 
forma — d’une manière ou d’une au- 
tre — du limon de a terre l’oeuvre. 
merveilleuse du corps humain et lui 
communiqua un souffle de vie qui fit 
du corps l'habitation et l'instrument de 
l'âme. 11 éleva ainsi la matièré au ser- 
vice de l'esprit et par là rapprocha et 
unit en une synthèse le monde spiri- 
tuel et le monde matériel, non seule- 


‘ment par un lien purement extérieur, 


mais dans lunité de la nature humai- 
ne”. 
“Il est vrai que, corps mortel, il est 
entraîné comme les autres vivants dans 
une course sans frein vers la destruc- 
tion. Mais le retour à la poussière n’est 
pas son destin définitif: il sera rappelé 
à la vie — une vie immortelle cette 
fois — lorsque le mystérieux dessein 
de Dieu, qui se déroule, semblable 
aux vicissitudes de la vie végétale, au- 
ra son achèvement sur la terre.” 


La Bible vous parle 


C’est la sagesse qui guida le juste par 
des chemins sans détours quand il fuyait 
la colère .de. son frère; elle lui montra le 
royaume de Dieu et lui donna la connais- 
sance dés choses saintes. 


(Bag. 10, 10) 


(Texte choisi par la Société catholique 
de la Bible). 


: “Il faut respecter le corps, mais non 
l'estimer plus qu'il n’est juste. Le 
principe est celui-ci: soin du corps, 
augmentation de sa vigueur, oui; cul- 
te et divinisation du corps, non, pas 
plus que divinisation de la race et du 
sang”. 

“Dans le drame de Ja vie quotidien- 
ne de l’homme, les instincts et les for- 


ces du corps se font sentir et, étouf- 


fant Ja voix de la raison, l’emportent 
sur les énergies de la volonté droite de- 
puis le jour où leur pleine subordina- 
tion à l'esprit fut perdue par le pé- 
ché originel.” 

“De même que le sport bien compris 
peut concourir à réfréner les instincts, 
ainsi il existe d’autres formes de sport 
qui les réveillent, soit par la force vio- 
lente, soit par les séductions de la 
sensualité, Du point de vue esthétique 
aussi, par le plaisir de la beauté, par 
Fadministration du rythme dans la 
danse et dans la gymnastique, l'instinct 
peut insinuer son venin dans les âmes. 
A une telle manière de pratiquer le 
sport, le sens religieux et moral oppo- 
se son veto”. 

L'âme: 

“A quoi servirait l'usage et le dé- 
veloppement du corps, de ses énergies, 
de sa beauté, s'ils n'étaient pas au ser- 
vice de quelque chose de plus noble et 
de plus durable: de l’âme?” 

“L'âme est le facteur déterminant 
et définitif de toute opération exté- 
ricure, de même que ce n'est pas le 
violon qui détermine la naissance de 
la mélodie, mais la touche géniale de 
l'artiste, sans laquelle l'instrument, mé- 
me le plus parfait, resterait muet. Ain- 
si en est-il pour tous les sports: le fac- 
teur principal n’est pas le corps, mais 
l'âme. Sans elle, le corps tomberait, 
masse inerte”. 

Jugement de valeur 


- sur l’activité sportive: 


“Fondée sur de tels principes, la 
conscience religieuse et morale exige 
que dans l'appréciation du sport, dans 
le jugement sur la personne des ath- 
lètes, dans le tribut d'admiration à 
leurs entreprises, le respect de cette 
hiérarchie des valeurs soit pris com- 
une critère fondamentale: la louange 
ne doit pas aller à celui qui possède 
les muscles les plus forts et les plus 
agiles, maïs à celui qui fait preuve 
aussi d’une capacité plus rapide de 
les soumettre à la maîtrise de l'esprit”. 

“Deuxième exigence de l'ordre reli- 
gieux et moral: ne jamais sacrifier à 
l'avantage du corps les intérêts intan- 
gibles de l'âme. La vérité, la probité, 
l'équité, l'intégrité morale; le soin de 
la vie, de la santé, de la famille et de 
la profession, de la bonne réputation 
et du véritable bonheur ne doivent pas 
être subordonnés à l’activité sportive 
et ses victoires”. 

“Une troisième exigence concerne 
le degré d'importance qui revient au 
sport dans l’ensemble des activités hu- 
maines.… L’entraînement et la maîtri- 
se du corps, a joie de se sentir fort, la 
réussite dans les sports ne sont ni l’élé- 
ment unique ni l'élément principal des 
activités humaines. Ce sont des acces- 
soires estimables, certes, mais non des 
valeurs de vie indispensables, ni des 
nécessités morales absolues”. 

“Elever le sport avec tout ce qui 
s'y rattache, au rang de but suprême 
de la vie, serait en vérité minimiser 
l’homme et méconnaître ses aspirations, 
tendances et facultés spirituelles, in- 
comparablement plus élevées”. 

“Quand on respecte soigneusement 
le contenu religieux et moral du sport, 
celui-ci est appelé à prendre sa place 
dans la vie de l’homme comme un élé- 
ment d'équilibre, d’harmonie et de per- 
fection, et comme une aide efficace 
dans l’accomplissement de ses autres 
devoirs”. 

“Mettez votre joie dans la pratique 
correcte du sport, Apportez à tous ce 
courant bienfaisant, afin que les san- 
tés deviennent plus florissantes, que le 


EN VENTE CHEZ 


enviable. 


ses romans précédents. 


En vente à la Libraire Schola 


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4 


Jean-Baptiste. 


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3 


Guerre sur l'asphalte 

Vatican. — C'est une guerre qui se 
livre sur lasphalte, et de plus une 
guerre aveugle, stupide, absurde, écrit 
“L'Osservatore Romano” sous le titre 
“trop de morts sur les routes”. “Les 
morts de la route, ne sont pas moins à 
déplorer que ceux qui tombent victimes 
des calamités naturelles qui mobili- 
sent les nations”, ajoute le journal qui 
poursuit: “Prendre une habitude rési- 
gnés des accidents de voitures, les no- 
ter comme le bulletin météorologique, 
serait coupable”. 

“L'Osservatore Romano” lance un 
appel à la prudence et à la réflexion: 
“Le drame de la route, dans les trois 
quarts des cas, peut trouver une solu- 
tion avant tout dans la conscience des 
individus, dans leur sens des responsa- 
bilités. Aucun code ne suffit par lui- 
même. La conscience seule, dans la 
plupart des cas, peut arrêter le pied 
sur l’accélérateur homicide”. 


Morts de froid en 
juin, en Afrique 

Maseru, Afrique du Sud. Au 
moins 85 jeunes Africains sont morts 
de froid au mois de juin dans les hautes 
montagnes du district bassoutolandais 
de Moharshoeck, Afrique du Sud. Les 
corps de ces jeunes gens viennent d’être 
découverts par les bergers à la suite du 
dégel qui s’est amorcé dans ces mon- 
tagnes. 

Les victimes suivaient des cours d'ini- 
tiation tribales dans un ‘baraquement 
qui s’est effondré sous des fortes chu- 
tes de neige qui s'abattirent sur le 
Basutoland au mois de juin. À lépo- 
que, on considérait qu'il s'agissait des 
plus fortes chutes de neige jamais tom- 
bées sur les montagnes du protecto- 
rat britannique. 


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corps se fortifie au service de l'esprit. 
Par-dessus tout, n'oubliez pas ce qui 
vaut plus que tout dans la vie: l’âme; 
la conscience, et au sommet suprême 
Dieu”. 

CONCLUSION: 

Alors vive le sport, lorsqu'il est bien 
fait, puisqu'il peut contribuer à élever 
lhomme et, pourquoi pas, à grandir 
le chrétien. 

Jean Giraudoux a raison, qui écrit: 
“Tu es vraiment bien peu conscien- 
cieux, a dit Dieu, au rhumatisant”. 


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Soleil rouge sur le Pacifique 


par Jacqueline Marenir 


Avec l’approbation de ce nouveau roman, Jacqueline Ma- 
renir s'avère romancière de premier ordre. Déjà avec “Les 
fantomes de la Solitude” elle s'était acquise une réputation 


Soleil rouge sur le Pacifique conserve toujours les 
traits caractéristiques d’intrigue captivantes loués dans 


Les heures passées ’à suivre l’héroine du roman, de 
San Francisco à Manille où élle séjourne forcément à cause 
de la guerre seront inoubliables. ; 


Prix: $3.90 


9 Jean-Baptiste, Jérémie 
l | 


A la question de Jésus: ‘Que pense- 
t-on qu'est le Fils de l’homme?’ les 
disciples répondirent: ‘“‘Pour les uns 
c'est Jean-Baptiste, pour les autres 
Elie, pour les autres Jérémie ou l’un 
des prophètes." Pouvez-vous expliquer 
le motif de ces trois noms? 


(Mlle Rita L., Saint-Boniface) 


Jésus connaissait très bien cette 
prophétie de Malachie et par deux 
fois {| en donna l'explication en mon- 
trant la réalisation de cette prophétie 
dans la personne et le ministère de 
(Matt. 


— LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIB 


Mercredi le 19 août 1964 
ns 


ou Elie ? 


Matt. 17, 10-13). Pour d'autres, Jésus 
était Elie qui, selon l'opinion populai- 
re, devait revenir pour s'acquitter de 
ses fonctions messianiques. (Mal. If, 
23-24). Enfin, pour d'autres, Jésus 
était Jérémie, qui selon des légendes 
prolongeant 2 Macch. II, 1-12, devait 
rapporter du Nébo l'arche et les objets 
sacrés qu'il y avait cachés au moment 
de l'exil, 


Vous avez des questions à poser ? 
Ecrivez-nous, 


Le Courrier Biblique, 
SOCIÉTÉ CATHOLIQUE DE LA BIBLE 
5225 av. De Gaspé, Montréal 14 


LISEZ LA BIBLE — LISEZ LA BIBLE = LISEZ LA BIBLE -— LISEZ LA BIBLE 


11, 12-14 et 


PE 


E 


Pour exercer votre jugement 


“I] y a encore beaucoup trop de gens qui pensent «qué <i on 
pouvait renvoyer à leurs enfants les mères qui travaillent lors du 
foyer, tous les problèmes de l’heure (la délinquance juvénile, le 
conflit dans le rôle des sexes) se résoudraient d'eux-mêmes. 

“Ces gens ne peuvent croire que nous ne pouvons pas donner 
une chance aux femmes de poursuivre des études supériensrex, Jos 
encourager à entreprendre une carrière avant le mariage, puis, 
soudain, leur enlever tout cela pour les renvoxer à leur enisine”, 

dit Glenn R,. Hawkes, psychologue 
de l’Université de l’'Iowa. 

“Ce sont les Canadiens qui paient le moins cher pour leur 
nourriture. En effet, pour le chef d’une famille moyenne. il ne Ini 
coûte que 19 cents pour chaque dollar qu'il recoit, tandis que le 
Français paie 30 cents et plus, et le Russe environ .50 par dellar 
gagné”, 

dit l’hon, Harry Hays, ministre canadien de l’agricultur: 

Parce qu’il veut faire échec à l’adoption d’un drapeau canadien, 
M. Diefenbaker retarde la marche normale des travaux de la 
Chambre. Car c'est bien du chef conservateur qu'il s’agit. C'est lui 
et les irréductibles de son groupe qui portent, dans une large me- 
sure, la responsabilité des innombrables retards du calendrier lévis- 
latif. Aussi est- il inexact d’imputer à tous les parlementaires, sans 
distinction, voire à l'institution elle-même (c'est-à-dire la C'hambre 
des Communes) l’extrême lenteur des progrès réalisés depuis quel. 
ques mois. 


Michel Roy, Le Devoir 


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Mercredi le 19 août 1964 


Eloge du Travail méthodique 


D.—Devant l'abondance de votre 
production littéraire et scientifique, et 
plus spécialement devant lenvergure 
de votre Histoire de l'Eglise du Christ, 
maints lecteurs s'interrogent: Comment 
est-il possible à un seul auteur de réa- 
liser une telle oenvre? 


R.—Puis-je vous dire que je com- 
mence à être un peu las de répondre 
tout le temps à cette question? La ré. 
ponse tient en un petit calcul mathé- 
matique. Je travaille à mes livres Je 
matin, de 7h.30 à 12h30, tous les 
jours. ne prenant de vacances que lors- 
que je voyage à l'étranger, c’est-à-dire 
environ 15 jours par an. L’après-midi 
étant réservé aux visites, aux contacts 
humains, au courrier et l’après-dîner à 
des lectures, en vue du livre en cours. 
Vous admettrez bien qu’en cinq heu- 
res on peut écrire quatre pages, sans 
forcer l'allure? Faites le compte: 350 
jours à 4 pages par jour, cela fait 1400 
pages... Or, mon dernier livre, Un com- 
bat pour Dieu, avait 1800 pages ma- 
nuscrites, et j'ai mis deux ans et demi 
pour l'écrire. Vous voyez que cela n’a 
rien de prodigieux, 

D.—Quels sont les personnages les 
plus attachants que vous avez rencon- 
trés dans votre voyage de vingt ans à 
travers vingt siècles d'histoire de l’'E- 
glise? 

R.—Laissez-moi rire! Il faudrait re- 
prendre les Index de tous mes livres 
depuis J'HISTOIRE SAINTE,  jus- 
qu'au dernier pour vous répondre. Des 
personnages attachants, mais il y en 
a partout, en toutes les époques, dans 
toutes les conditions. Je me suis pas- 
sionné, depuis tantôt vingt-cinq ans, 
pour tant et tant d’admirables figures 
que si j'en citais une seule, je me sen- 
tirais coupable d’injustice envers les 
autres: 

Pauvreté et essor de l'Eglise 

D.—Les périodes de vie chrétienne 
intense coïncident-elles, en général, a- 
vec des époques de prospérité matériel- 
le ou avec des temps de pauvreté de 
l'Eglise? 

R—C'est très varioble, Il ne sem- 
ble pas qu’il v ait des lois en Ja ma- 
tière. Le. Moyen-âge et le règne de 
Louis XV ont été à la fois des pério- 
des de prospérité matérielle et d’acti- 
vité spirituelle, Et le XIXe siècle mé- 
me, se calomnié, a connu le dévelop- 
pement que vous connaissez sur le plan 
temporel, ce qui ne Fa pas empêché de 
voir des pléiades de saints en action et 
de très grandes réalisations chrétien- 
nes se faire. Si la pauvreté est indis- 
pensable à l'expérience plénière de la 
foi vécue, il faut qu’elle soit imposée 
par l'âme comme une exigence mais 
non par des pressions extérieures. Pé- 
guy déjà faisait remarquer que dans 
l'état de misère, le spirituel ne saurait 
prendre racine. Saint Thomas d’Aquin 
pensait de même que “lorsqu'un hom- 
me a faim, on le lui fait pas un ser- 
mon, on Jui donne à manger”. 


Interview avec Daniel-Rops 


. M. Daniel-Rops, académicien éminen 
e phénomène littéraire” de notr 


le Je volume de son Histoir 
va de 1870 à 1939. Voici ce 
que lui pose un journaliste, 


Et mnt osent men 0 


+ (3 D -C-CUD (CR {à SD -ŒR L) GRR LCD 1} CRD” +-GND- (1 GR +-D-< 


% 
DO 


L’'historien catholique 
n'a rien à cacher 


D.—Vos travaux vous ont amené à 
étudier les origines de la révolution 
protestante, Ne pensez-vous pas qu’en 
répugnant trop à reconnaître loyale- 
ment la part de responsabilité des ca- 
tholiques — Hiérarchie, clergé, fidèles 
— dans les origines si complexes de la 
division — des‘historiens et des pro- 
fesseurs d'histoire, trop préoccupés d’a- 
pologétique, ont retardé et retardent 
encore, pour leur part, l’essor du mou- 
vement oecuménique? 


R.—C'est tout à tait évident. Il faut 
oser dire la vérité même quand elle 
est désagréable à entendre. Léon XII, 
là-dessus, a des mots parfaits, souli- 
gnant qu’un historien catholique joui- 
ra d'autant plus de crédit qu’il aura 
été vrai et n’aura rien caché, 


Il est certain que la révolution pro- 
testante à eu, pour une large part, com- 
me causes, les insuffisances, les er- 
reurs, la dégradation de l'Eglise au dé- 
but du XVIe siècle. Sans que cepen- 
dant il faille ne retenir que cette seu- 
le cause. D'autres sont intervenues, 
politiques, sociales, où l'Eglise n’a eu 
d'autre part que de ne savoir s’adap- 
ter assez vite aux exigences du temps. 
Dans le livre que j'écris actuellement 
et qui constituera un tableau général 
des “Frères séparés”, j'essaierai préci- 
sément de faire sentir comment les 
responsabilités ont été partagées. 


eng gnen ad onde eg EEE 

È 
La foi de nos jeunes : 
; par Camille Dozois, ptre e 
? Nous reprendrons la publication de cette À 
: chronique en septembre prochain. $ 
rrspennptnnnEnn ppp 


| 
| 
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| 
| 
Î 


Histoire de l'Eglise du Christ 
par Daniel-Rops 


I-L'Eglise des Apôtres et des Martyrs 
IT-L'Eglise des Temps Barbares 
ITT-L'Eglise de la Cathédrale et de la Croisade 
IV-L'Eglise de la Renaissance et de la Réforme: 


1-Une Révolution religieuse: la réforme protestante 
2—Une ère de renouveau: la réforme catholique 


V—L'Eglise des Temps classiques : 
1-Le Grand Siècle des âmes 
2—L'ère des grands craquements 

VI-L'Eglise des Révolutions : 
1-En face des nouveaux destins 
2—Un combat pour Dieu 
3—Frères séparés et unité du Christ (en préparation) 
VII-L'Eglise des Nouveaux Apôtres (en préparation) 


D-CRN-C-GuER-Ci Gun -NRe-U-ORS-O-CEND-)-CRe-C-Gu-C-CunS- GER (7-GERS- CAR 
Denthesthuethentmttns :-vittent tint mat ent mnt) 


t, a été justement appelé 


e époque. Il publiait récemment 
e de l'Eglise, Un combat pour Dieu, qui 
omment il répond à quelques questions 
Georges Huber. 


LL] 


4°e 0-0 0-e20:)000- 0000-00-00 GRR (CRE) QU GED) GR (MED (ED :) QD) ER CRD. | AUD | RCE Ed 


+ 


Rencontres avec Pie XI 
Jean XXII ct Paul VI 


D.—Vous avez rencontré plusieurs 
fois Pie XII, qui vous a encouragé 
dans votre oeuvre d’historien de lE- 
glise, en vous donnant des conseils, je 
crois... 

R—Ce n'est pas seulement Pie XII, 
mais Jean XXIII, et même Sa Sainteté 
Paul VI quand il était encore Mgr 
Montini, qui ont eu la bonté de me 
parler de mes livres, Je me souviens 
encore de l'émotion que j'éprouvai la 
première fois que je fus reçu par Pie 
XIT et où, durant une audience qui du- 
ra une heure, il m’entretint de l’His- 
toire sainte et de Jésus en son temps, 
en m'en citant des phrases, en me prou- 
vant surabondamment qu’il avait lu 
ces ouvrages. 

Si étonnant que cela puisse paraître, 
aucun des trois Pontifes ne m’a don- 
né à proprement parler de “conseils”, 
sinon celui de continuer! Pie XII et 
Mgr Montini ont plusieurs fois eu la 
bonté de me dire qu'il fallait surtout 
continuer à faire de mon mieux pour 
être accessible à tous. “C’est rendre à 
l'Eglise un grand service, me dit Pie 
XII que de mettre à la disposition 
d'un très vaste public les richesses de 
son histoire. Elles sont si ignorées”. Et 
dans Ja belle lettre autographe que 
m'a adressée S.S, Paul VI a propos 
d’Un combat pour Dieu, j'ai trouvé ex- 
primées des idées tout analogues. 
Quant à Jean XXITI, nous avons si sou- 
vent parlé d'histoire de l'Eglise du- 
rant les vingt-huit entretiens — je 
les ai comptées! — que j'eus la joie 
d’avoir avec lui, que je ne saurais 
évoquer tous les souvenirs que j'en gar- 
de. Ainsi, par exemple, durant un dé- 
jeuner à la Nonciature de Paris, m'en- 
tretint-il longuement des Papes d’Avi- 
gnon, de ce Jean XXII surtout, qu'il 
admirait. Quand je me suis permis 
de lui demander par la suite si cette 
prédilection avait été pour quelque 
chose dans le choix de son nom pon- 
tifical, il sourit sans répondre et me 


126,3 


Voilà ce que l’A.C.F.A., 


55-00 


par son Service de Sécurité familiale, 
a procuré aux familles éprouvées de ses membres 


Beaumont _ 2 réclamations 
Bonnyville _ 2 réclamations 
Donnelly _ 3 réclamations 
Edmonton _ 8 réclamations 
‘Girouxville  — 2 réclamations 
Holyoke _ 1 réclamation 
Jasper _ 1 réclamation 
Jean-Côté _ 1 réclamation 
LaCorey _ 1 réclamation 
Lafond _ 1 réclamation 
Legal _ 1 réclamation 
Marie-Reine ° — 1 réclamation 
Picardville _ 1 réclamation 
St-Albert _ 2 réclamations 
St-Edouard _. 4 réclamations 
 St-Isidore _ 1 réclamation 
St-Paul = 6 réclamations 
Thérien = “3 réclamations 
Végreville _ 1 réclamation 

= 1 réclamation 


Vimy 


43 réclamations 


$2,480.00 
1,670.00 
1,255.00 
3,795.00 
2,435.00 
500.00 
500.00 
500.00 
500.00 
810.00 
500.00 
500.00 
1,035.00 
1,895.00 
2,205.00 
195.00 
3,935.00 
1,100.00 
500.00 
195.00 


26,365.00 


Pour tout renseignement au sujet du 
"Service de Sécurité familiale” 


de l’'ACFA 


M. Eugène Trottier, propagandiste, 


“Tél. : 422-2736 
10010 - 109 rue, Edmonton 


LA SURVIVANCE 


fit un petit geste de la main, qui me 
parut, au moins partiellement, une 
affirmation. | 
Vatican I: 
plus libre que Vatican I 

D.—Avez-vous l'impression que les 
Pères du Concile Vatican II jouissent 
d’une liberté de parole que ne con- 
nut peut-être pas, dans une même me- 
sure,: le premier Concile du Vatican, 


où plus d’une fois des orateurs — par 
exemple Mgr Strossmayer —, “l'en- 
fant terrible du Concile” — se virent 
interrompus? 


R.—C'est absolument certain, C'est 
même Jà un des faits qui impression 
nent le plus les observateurs et les 
journalistes non-catholiques. Mon ami 
le Pasteur Rillet, qui représente au 
Concile un grand journal genevois, m'a 
dit plusieurs fois que l'indépendance 
absolue qui est laissée aux Pères de 
s'exprimer, — alors qu’il y a des pro- 
testants et des orthodoxes qui les écou- 
tent, — lui paraissait un des acquis les 
plus indispensables du Concile. Telle 
intervention du cardinal Liénart du- 
rant la première session, telle prise de 
position récente du cardinal Suenens 
ou du cardinal Bea, ont fait progresser 
concrètement “loecuménisme”. 


Le sens de l'Histoire 


D.—Paul VI a institué récemment 
un Secrétariat pour les non-chrétiens. 
Considérée dans les perspectives de 
Fhistoire de l'Eglise, quelle vous sem- 
ble Ja portée de cette initiative? 


R.—Je me suis beaucoup  réjoui 
quand la nouvelle de cette institution 
m'est arrivée. D'autant que le nouveau 
secrétariat a été confié à l’homme qui, 
peut-être, était le plus qualifié pour 
entreprendre la tâche délicate qui lui 
incombe, mon cher et très éminent a- 
mi Je cardinal Marella, entouré d’ex- 
perts de haute qualité comme le Père 
Humbert Claude. Le simple fait que 
l'Eglise annonce officiellement qu'elle 
prend en considération les religions 
non-chrétiennes, qu’elle cesse donc de 
considérer leurs adeptes comme des 
païens”, a une importance énorme. 
J'ai eu l’occasion de connaître les ré- 
actions à cette mesure d’un ami japo- 
nais (non-chrétien lui-même, boud- 
dhiste Zen); elles sont telles que je 
viens de vous le dire. 


D.—Parvenu au terme de son Dis- 
cours sur J’histoire universelle, Bossuet 
observait qu’il n'y a point de puissance 
humaine qui ne serve malgré elle à 
d’autres desseins que les siens et que 
Dieu seul sait tout réduire à sa volon- 
té dans le déroulement de l’histoire à 
travers les siècles. Parvenu désormais 
au terme (1939) ou presque, de votre 
Histoire de l'Eglise du Christ, êtes- 
vous aussi persuadé que, selon le mot 
de Pie XII au Xe Congrès international 
des sciences historiques, Dieu est vrai- 
ment le Seigneur de l’histoire, et que, 
d’une main à la fois irrésistible ct ca-- 
chée, il dirige seul les destinées du 
monde? 

R.—Vous ne sauriez-vous mieux con- 
clure cet entretien que sur les mots 
de Bossuet. Je crois qu’il n’y a'pas un 
seul des onze volumes déjà parus de 
mon Histoire religieuse où l’on ne trou- 
ve exprimée cette idée, Pour moi, les 
desseins de Dieu, et eux seuls, rendent 
comptent de l’histoire. Ils ne sont pas 
toujours clairs: ces voies sont incom- 
préhensibles, dit saint Paul. Mais quand 
le recul suffisant a été pris, ils appa- 
raissent lumineux. Pour les sociétés hu- 
maines comme pour les individus, il est 
toujours vrai le mot de Léon Bloy: 
Tout ce qui arrive est adorable, 


Vient de paraître 


La vie quotidienne 
en Nouvelle-France 


par Raymond Douville 
et J.-Donat Casanova 


Il existe, certes, plusieurs manuels 
d'histoire du Canada français, dont les 
auteurs, chacun à sa façon, relatent ou 
interprètent les événements majeurs. 

Mais que sait-on de la vie intime, 
journalière, des premiers colons, des 
“filles du Roi”, nos ancêtres à tous, 
qui ont fondé notre pays? Que sait-on 
de leurs difficultés quotidiennes, de leurs 
espoirs, de leur façon de vivre, de 
leurs luttes de tous les instants contre 
les Indiens, de leurs réactions contre 
un climat hostile, de leur adaptation 
graduelle à ce pays? Que sait-on de la 
vie au jour le jour du seigneur, de Y'ha- 
bitant, du citadin, du militaire, de la 
rivalité entre soldats canadiens et fran- 
çaisP Que sait-on de la façon de vivre 
des coureurs des boïs, des missionnai- 
res, des explorateurs, de leur cohabita- 
tion avec les tribus indiennes, de leur 


_ existence à tous, de leur façon de se 


vêtir, de se nourrir? 

. Le présent ouvrage, “La vie quoti- 
dienne en Nouvelle-France”, répond 
à toutes ces questions. Dans une in- 
telligente et pittoresque synthèse, les 
auteurs, l’un spécialiste de la petite 
histoire de notre peuple, l'autre pro- 
fesseur d'histoire et de géographie dans 
les collèges français de Montréal, re- 
créent la vie au jour le jour des Ca- 
nadiens du régime français, qui se sont 
enracinés dans ces “arpents de neige”, 
dont Voltaire suppliait la France de se 
débarrasser pour jouir “des douceurs 
de la paix”! 

Hachette se revait d'inscrire une 
oeuvre d’une telle envergure et d’une 
sobre intensité dans sa collection de- 
puis longtemps célèbre des vies quo- 
tidiennes. | 

“La vice quotidienne en Nouvelle- 
France” se vend à la librairie SCHOLA, 


11540, avenue Jasper, Edmonton. Tél. 


488-1212. ne 


Un livre Jean Guitton 


“L'Eglise et les laïcs” 


Si Jean Guitton est arrivé en retard 
au Concile, ce n’est certes pas sa fau- 
te. Il a toujours été “à l'heure du 
Concile” et même un peu en avance. 
Dans son nouvel ouvrage: “L'Eglise et 
les laïcs”, l’auteur ne prétend pas écri- 
re un traité historique ou dogmatique, 
mais simplement apporter quelques 
pierres à une “théologie du Jaïcat”. 

En fervent admirateur de Newman, 
auquel il a consacré plusieurs livres, 
J. Guitton commence par nous rappe- 
ler ce jour décisif de mai 1859, où le- 
dit Newman Jança ce qu’on a pu ap- 
peler “l’opération-suicide” en publiant 
dans le “Rambler” son opinion sur le 
laïcat. 


le “Rambler”, fondé en 1848, avait 
pour but de rapprocher l'Eglise du 
monde moderne (déjà). Ses collabora- 
teurs étaient des laïcs. Comme le nom 
de la revue l'indique, ils flânaient çà 
et là, butinaient à gauche et à droite. 
Tant et si bien qu'ils finirent pas s’a- 
venturer dans des domaines soigneuse- 
ment réservés aux évêques. Ils se per- 
mettaient, par exemple, de critiquer le 
système d'éducation des séminaires et 
de mettre en doute le pouvoir tempo- 
rel du Pape (c'était l’époque des Etats 
Pontificaux). Newman essaya longtemps 
de combattre en même temps sur les 
deux fronts. Devant les évêques, il dé- 
fendait le “Rambler” en demandant de 
lui laisser ses chances; devant les ré- 
dacteurs, il défendait les évêques en 
demandant de tenir compte des droits 
de l'autorité responsable, 


Mais on ne peut rester indéfiniment 
assis entre deux chaises. C’est ainsi que 
Newman fut amené à publier le fameux 
article: “Faut-il consulter les laïcs en 
matière de foi?” La question (et plus 
encore la réponse!) fit grand bruit à 
Rome. Déconcerté dans son amour et 
sa fidélité envers l'Eglise, l’auteur se 
mura dans un silence douloureux. Un 
moment même il put douter de son 
oeuvre. Mais en 1879, Léon XII le 
créait cardinal. 

Jean Guitton reprend aujourd’hui 
tous les éléments de cette affaire et 
son enquête nous rend vivants les ac- 
teurs du drame: un Newman sûr de 
soi, mais vulnérable, une curie heurtée 
par son vocabulaire. 


Quelle était donc la pensée de New- 
man? Il distinguait la foi unanime de 
l'Eglise, qui lui appartenait commu- 
nautairement, et le pouvoir de définir 
cette foi, pouvoir qui appartenait à la 
hiérarchie et à l'Eglise enseignante. 
Dans son idée de “Développement”, 
il expliquait que la foi n'est pas un 
donné statique, un trésor qu'on peut 
répertorier une fois pour toutes. C’est 
tout le Corps des croyants, au cours de 
l'histoire, qui travaille à son explica- 
tion. Dès lors la foi est partagée par 
tous; chacun est appelé à la faire fruc- 
tifier, en oeuvres et en connaissances, 
selon son rang, son expérience ct sa 
lumière, Sans daute, les laïcs n’ont pas 
à définir, mais ils sont “partie vivan- 
te” de la Tradition en exercice. A 
l'appui de sa thèse, Newman apporte 
le témoignage de l’histoire. Le Con- 
cile de Nicée ra pas mis fin aux con- 
troverses. Partout l’hérésie arienne re- 


lève la tête. Et si Athanase — au plu- 
tôt l'orthodoxie — finit par triompher, 


c'est grâce au Pape et aux Jaïcs. Plus 
que les savants théologiens, le peuple 
avait senti que Je fond de l'Evangile, 
c'était le mystère du Dieu fait Hom- 
me. 

J. Guitton nous donne alors le texte 
même de l’article du “Rambler”. “L'on 
peut s’y rendre compte, nous dit-il, de 
la vie multiple, papillotante et diaprée 
que Newman donnait au passé par l’ac- 
cumulation et la convergence de tex- 
tes vivants. Les documents parlent 
d'eux-mêmes, lorsqu'ils sont ainsi jux- 
taposés avec un grand art secret, que 
seuls les connaïsseurs peuvent appré- 
cier, Ici l'érudition et la poésie conspi- 
rent. Et le tout est réanimé par une 
éloquence naturelle, lorsque Newman 
avait à se défendre, lorsqu'il était pi- 
qué au jeu, ct nourri d’indignation”. 

Dans une troisième partie, qu'il ap- 
pelle “Perspectives” ou “Laïc, prêtre, 
prophète”, l’auteur rassemble quelques 
études écrites “au fil des jours”, où il 
expose brièvement quelques-unes de 
ses idées sur la place des laïcs dans la 
vie de l'Eglise. Ce chapitre, très per- 
sonnel, est de loin le morceau de choix 
pour tous ceux que les disputes histo- 
riques laissent froids. IL ouvre de lar- 
ges horizons à la réflexion et à l’ac- 


“La formation du sens civique” 


Thème du Congrès de l'ACELF 
qui a lieu présentement à Québec 


C'est à Québec, en la cité universi- 
taire de Laval, que se déroule du 17 
au 21 août le dix-septième Congrès 
de PACELF. 

Cette année, plus de mille partici- 
pants, venant des dix provinces cana- 
diennes, étudicront “la formation du 
sens “civique” en regard même de la 
famille, des institutions sociales, reli- 
gieuses et politiques, des institutions 
d'enseignement tant primaire, secon- 
daire que supérieur, des techniques 
de diffusion et des loisirs. 

“Le choix même de la formation du 
sens civique comme thème de notre 
congrès, de dire Mlle Eveline Le- 
Blanc, directrice des étudiantes à l'U- 
niversité d'Ottawa, est un acquiesce- 
ment aux besoins de notre temps aussi 
bien qu’à la nécessité impérieuse de 
préparer à leurs tâches futures des 
hommes de plus en plus entraînés dans 
les multiples courants de la vie sociale, 
selon le mot même de Mgr Maurice 
Roy, primat de l'Eglise canadienne. 

“Alors que l'ACELF s'ingénie à ser- 
vir, au Canada, la cause de la culture 


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Invitations de Mariage 


française et de léducation eatholique, 
dans le respect de autonomie des 
provinces en matière d'éducation, de 
poursuivre Mlle LeBlanc, l'organisme 
francophone demeure fidèle à sa poli- 
tique d’action, à savoir susciter l'inté- 
rêt, stimuler l’action et favoriser la 
coordination et la coopération sur les 
questions communes. 


“L’ACELF est réellement présente 
à toutes les réalités quotidiennes du 
Canada français. C’est pourquoi, cette 
année, elle convie tous les éducateurs 
à l'étude de la nature du civisme, de 
sa nécessité et surtout des moyens d’en 
faire la règle de notre vie en commun”. 


Notant comment “la vie en commun 
est rarement simple”, Mile LeBlanc ré- 
pétait cette constatation du président 
de l'ACELF, Mgr Irénée Lussier, p.d., 
recteur de l'Université de Montréal, 
affirmant que “la vie en commun est 
difficilement ordonnée quand elle est 
improvisée; c'est-à-dire qu’elle deman- 
de apprentissage. D'où l'obligation 
de l'éducation à la vie en commun”. 


SURVIVANCE 


Page 8 


tion du chrétien d'aujourd’hui. 


L'élément prophétique, qui carac- 
térise l’homme de Dieu, et l'élément 
sacerdotal, qui caractérise le ministre 
du culte, ont parfois du mal à s'en- 
clencher l'un dans Fautre. Dans PE- 
lise primitive, il y a des prophètes, 
qui sont d'ailleurs soumis aux “évê- 
ques”. Mais dans la mesure où Ja fonc- 
tion s'affirme seule, indépendamment 
de Ja sainteté du ministre, l'Eglise 
tend à devenir une administration sa- 
crée. Alors les prophètes renaissent en 
elle ct surtout en déhors d'elle. “Le 
Dominicain, Je Franciscain, c’est, si 
j'ose dire, le prophète orthodoxe, dé- 
montrant par son exemple qu'on peut 
être pénétré par l'Esprit ct soumis à 
l'Eglise”. À notre époque, chacune de 
ces forces apparait dans des sujets 
différents. On admet, de plus en plus 
qu'il y ait à côté du prêtre de prophè- 
te, c’est-à-dire Je laïc spiritualisé. Ce 
laïc est proche des hommes. Pris dans 
l'engrenage des événements, il porte 
témoignage par sa parole et son cem- 
ple. Il n’est pas un diacre en civil, un 
curé déguisé. Par davantage un “pieux 
laïc” qui joue au “religieux” dans le 
monde, par sa façon de s'habiller, de 
se comporter, d'“édifier”. Et J. Guit- 
ton ajoute: “Qui nous dit que, si ŸE- 
glise, quelque part, était obligée de se 
catacomber et de disparaître du visible, 
on ne verrait pas renaître des prophè- 
tes issus des communautés, se confon- 
dant avec leur couleur humble ct ter- 
reuse, ct auxquels l'évêque de passage, 
furtivement, viendrait imposer les 
mains?” ]l faut bien reconnaître que 
ces paroles ne sont nullement utopi- 
ques. 


La tentation est permanente parmi 
les cleres de traiter le laïc comme un 
clere de second choix. On lui donnera 
le scapulaire, qui est un vêtement re- 
ligieux réduit. On lui composera un 
bréviaire abrégé, Mais de nos jours la 
mode n’est pas aux religieux dans le 
monde, Qu'est-ce à dire ? Ceci: Le 
chrétien laïc doit être dans le monde 
“comme y étant” et non pas “comme n’y 
étant pas”. S'il veut faire sérieux, s'il 
veut être pris au sérieux, il doit témoi- 
gner là où il se trouve, dans l’engre- 
nage du métier et des circonstances 
banales ou tragiques de sa vie de tous 
les jours. Il représente ainsi à l’état 
pur ce que chacun devrait faire: cher- 
cher l'Esprit, “le Royaume de Dieu et 
sa justice”, non pas après sa tâche, ni 
en dehors d'elle et par distraction, mais 
en pénétrant cette tâche en profon- 
deur, en Ja consacrant, jusqu'à se 
nourrir, comme d'une manne, de Es- 
prit qui habite en elle. 


La spiritualité du laïc devra mettre 
l'accent sur le devoir d'état, dans un 
esprit de service poussé à la plénitu- 
de. H n'est pas nécessaire de chercher 
bien loin le Royaume. Il est à sa por- 
tée, “Plongé dans le temps, nourri de 
son mystère, le prophète (laïc) travaille 
à dire chaque jour dans une lumière 
d’éternité le mot qui importe chaque 
jour”. 

En traçant ce portrait du Jaïc moder- 
ne, Jean Guitton nous livre ce qui a 
été l'idéal et l’ocuvre de toute sa vie. 
Son exemple, plus que ses paroles, 
nous invite silencieusement à rejoin- 
dre “les apôtres de ces “derniers jours” 
qui seront peut-être Je plus long jour 
de Fhistoire.” 


(L'Eglise et les Laïcs, par Jean Guit- 
ton, de l’Académie française, 200 pa- 
ges, en vente à la Librairie Schola). 


P. PIRLOT, o.mii, 
Université d'Ottawa. 


—. 


LA SURVIVANCE 


Mercredi le 19 août 1964 
Be —"———_——…——————…— — —…—…—…—…— —"…— —…— —…— …"…—…—_—" —_—_—_——…—.—— 


nn, 


Quelques jeunes parlent 


GILLES THEBERGE, âgé de 20 ans et originaire de Québec: 
“Quand je regarde la colline parlementaire, je vois la raison du 
mécontentement général du Canada et je comprends la rébellion du 
Québec. Je devrais être fier de mon pays, mais je cesse de l’être en 
voyant l'image que nos dirigeants en donnent au monde. Au lieu 
de travailler ensemble, les députés fédéraux sont plus que jamais 
divisés sur la façon de trouver l’unité. Automatiquement le député 
libéral s'oppose au conservateur, et le conservateur au libéral. Le 
Canadien anglais voit dans le Canadien français une minorité. De 
son côté, le Canadien français voit dans le Canadien anglais celui 

ui l’opprime. . 
: «Ty a sûrement des hommes sineères au Parlement, eh bien 
qu'ils agissent ! Si seulement il y avait quelques hommes pour 
réclamer la fin de ces disputes mesquines et pour inviter le pays à 
remplir son vrai destin dans le monde, alors on verrait la jeunesse 
du Québec faire écho à leur initiative”. , RP 

MARIAN LOWERY, 15 ans, de Kelvin High School à Winni- 
peg: “En 1966, la moitié de la population du continent américain 
aura moins de 25 ans. Le gouvernement vraiment soucieux de lave- 
nir de ses jeunes leur proposera un grand idéal national. Il utilisera 
leur énergie pour répondre aux immenses besoins du monde, pour 
lui donner la nourriture, le travail, le logement aïnsi qu'une raison 
de vivre qui soit réellement satisfaisante. Sa politique sera fondée 
sur des principes moraux absolus et il ne tolérera pas de corruption 
dans son sein, Voilà l'unique hase qui assurera aux dirigeants l’ap- 
pui de toute la jeunesse”. 

EDWIN BURNETICK, 22 ans, de la tribu Stoney dans l'Alberta : 
“Jenne Indien dn Canada, je me suis souvent demandé ce qui allaït 
arriver à mon pays et au monde, dit-il, 11 règne parmi les Indiens 
{a haine et l’évoïsme, Pimpureté et la malhonnêteté. Je vois les 
mêmes choses dans notre parlement et dans l’ensemble du peuple 
canadien. Quand je vois la façon dont s'opposent entre enx Îles Ca- 
nadiens anglais et francais, nos différents partis politiques, il me 
semble que nous allons ruiner notre pays et peut-être contribuer à 
eommuniser le monde. 1l nous faut immédiatement faire quelque 
chose. A moins que nous n'ayez un meilleur moyen d'améliorer le 
sort du Canada et du monde, vous tous qui vivez an Canada, mettez- 
vous à nos côtés pour réaliser le relèvement moral du pays. Je ons 
invite, que vous soyez Indiens ou de mes autres compatriotes, à en- 
treprendre nne révolution totale sous la direction de Dieu pour 
conserver à notre pays sa liberté”. 

BERNARD GOWARD, 21 ans et diplômé de l’Université de 
Victoria: “Nous sommes décidés à forger le genre de pays que le 
Canada est appelé à être. Nous avons décidé de cesser d’être irres- 
ponsables, de donner à nos pensées une portée nationale et de net- 
toyer le pays. Avec l'appui de jeunes décidés à suivre ce program- 
me, nous rebâtirons le Canada”. 

MARIE LUSSIER, 21 ans, diplômée de l’Université de Montréal : 
“Ce sont des jeunes comme nons, qui ont lutté uniquement pour ce 
qu'ils voulaient sans penser un seul instant aux autres, qui ont 

rovoqué la division et la haine dans leurs familles et dans le pays. 
ous avons décidé de changer. Ici, nous travaillons ensemble sans 
tenir compte des différences de couleur, ou de culture, parce que 
nous avons entrepris la réalisation d’une grande tâche”. 


Citations . .. 


les Beatles, signe des temps... 
Le signe est l’absolue non conformité de cette jeunesse avec le 
monde dans lequel elle est née. Elle veut créer un monde neuf. Et 
c’est le point le plus énigmatique de ce nouveau “signe des temps”: 
quand cette jeunesse se décidera à penser à cet avenir qu'elle veut 
créer, quels critères suivra-t-elle? Quelles valeurs appréciera-t-elle ? 
Quelles idées aura-t-elle? Que pensera-t-elle de l'homme? Croiera-t- 
elle au moins en l'homme? l'ournons-nous vers nous-mêmes, et de- 
mandons-nous si l’homme qne nous lui présentons mérite qu’on 
croie en Jui. 
P. Guion, s.j. 

les autres religions ... 

L'Eglise porte done son regard au-delà de sa sphère propre. 
Elle considère les autres religions qui gardent le sens et la 
notion du Dieu unique, suprême et transcendant, Créateur et Provi- 
dence. Ces religions rendent à Dieu un culte par des actes de piété 


sincères et elles appuient sur leurs croyances et leurs pratiques les” 


bases de la vie morale et sociale. 

L'Eglise catholique relève sans doute, non sans douleur, des 
lacunes, des insuffisances et des erreurs dans beaucoup de ces for- 
mes religieuses. Maïs elle ne manque pas de se tourner vers elles 
et de leur rappeler que le catholicisme estime comme ïil se doit 
tout ce qu'elles possèdent de vrai, de bon et d’humain. 

S.5. Paul VI 
candidats catholiques aux élections... 

Au sujet du choix par le sénateur Goldwater, de William Miller, 
un catholique, comme co-listier républicain, Mer Halliman, arche- 
vêque d'Atlanta, a déclaré : “Choisir un catholique comme candidat 
à la vice-présidence dans l'espoir d'attirer les voix catholiques est 
une insulte à la mémoire du défunt Président Kennedy et à l’intelli- 
gence de l'électeur catholique moyen... Beaucoup d’Amérieains, 
dont des protestants, ont voté pour Kennedy pour prendre position 
contre l'exclusion d’un catholique de la présidence, mais la plupart 
des catholiques n'apprécieront pas l’idée qu'ils devraient voter 
pour un catholique parce qu’ils sont eux-mêmes catholiques”. 


Toutes les Eglises doivent 
reconnaître leurs fautes 


Washington. — Dans tout dialogue 
oecuménique, les deux partenaires doi- 
vent partir d’un principe unique: n’a- 
voir aucune autre intention que celle 
de mettre leur foi en accord avec l’E- 
vangile. Si l’un des deux partenaires 
s'éloigne si peu que ce soit de ce prin- 
cipe de base, tout dialogue oecuméni- 
que devient une chimère. 


pas autrement.” indique clairement 
la ligne de division qui sépare les con- 
fessions chrétiennes. 

L’orateur a mentionné les progrès ra- 
pides que l'humanité a enregistrés dans 
tous les domaines depuis la dernière 
guerre mondiale. Le monde est devenu 
plus petit et les confessions se sont rap- 
prochées “comme des voisins qui habi- 
tent la même rue”. Mais, les chrétiens 
ne doivent-ils pas être effrayés du 
fait que le monde des non-chrétiens, 
c’est-à-dire les deux tiers de l’humani- 
té, a quotidiennement sous les yeux le 
spectacle de la désunion des chrétiens. 
Les chrétiens doivent être conscients 
du fait que leur division est “un scan- 
dale, au sens littéral du mot”. 


Le temps est passé, a dit encore le 
cardinal, où les confessions chrétiennes 
se combattaient ouvertement ou sour- 
noïisement. Dans cette perspective, il 
est inutile d'instaurer un débat pour 
savoir quelle est la confession qui por- 
te la faute la plus grave en ce qui 
concerne la division. Toutes les Egli- 
ses chrétiennes doivent confesser leurs 
propres fautes dans ce domaine com- 
me l'ont fait le pape Adrien VI en 
1522 et le pape Paul VI dans son allo- 
cution d'ouverture de la deuxième ses- 
sion du Concile. 


C'est ce qu'a déclaré en substance 
le cardinal Bernard-Jan Alfrink, ar- 
chevêque d’Utrecht, au Congrès inter- 
national de “Pax Romana”, Mouvement 
des Etudiants catholiques, qui vient 
de se tenir à Washington. La tragédie 
profonde de la division des chrétiens 
est que celle-ci repose sur une décision 
de la conscience. La parole de Luther: 
“C'est ici que je suis et je ne puis 


T. J. (TOM) WACHOWICZ 


COLE Le dialogue oecuménique, a dit en- 
Cimetières core larchevêque d’Utrecht, ne signi- 
Catholiques fie pas que l'Eglise entend a des 

Î 7 t, 
d'E dm onton concessions, au sens propre du mo 


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St-Joachim — St-Antoine 


dans le domaine de la doctrine révélée. 
L’oecuménisme de la charité est une 
chose excellente en soi, mais il ne doit 
pas être confondu avec l’oecuménisme 
de la foi. Il ne faut pas susciter des 
confusions regrettables et c'est là le 
tragique de la division des chrétiens 
que leur bonne volonté ne supprime 
pas la ligne de démarcation qui existe 
entre les confessions. 


Mes fautes … 
vos fautes 
leurs fautes 


Renverse (la) — 
la marche arrière. 
Rim (de roue) — : 
jante 
Sac de ballast — 
sac de lest 
Scrépeur (scraper) (pour enlever Je givre) 
raclette 
Seat cover — 
housse 
Shock-absorber — 
amortisseur 
Sliding door — 
toit ouvrant 
Spare (un) — 
roue de secours, roue de rechange 
Spare parts — 
pièces de rechange 
Spring — 
ressort 
Stecring (le) — 
le volant; la direction 
Tank — 
réservoir 
Tire — 
pneu 
Tire balloune — 
pneu ballon 
Trade-in — 
reprise 


Extrait du Petit dictionnaire du 
“Joual” au Français, par Augustin 
Turenne. — En vente aux Editions 
de l'Homme, 1130 est, rue Lagau. 
chetière, Montréal, P.Q. 


L'APPEL DE LA MER est illustré d’une facon appropriée par l’escorteur d’escadre “Qu'Appelle”, fendant les flots 


du Pacifique, au cour 


MORINVILLE 


La paroisse de Morinville vit au 
cours des mois de juillet et d’août plu- 
sieurs mariages. Nous nous contentons 
d’en faire l’énumération. Le 8 juillet, 
Wilfrid Holterhus épousait Rogelle 
Labonté, fille de Lucien Labonté et 
de Honorine Maisonneuve. Le 11 juil- 
let, Nelson Rondeau, fils de Léo Ron- 
deau et de Rose Légaré, unissait sa vie 
à Lorraine Perras, fills de Robert Per- 
ras et de Elizabeth Byer. Le 25 juillet, 
Michael Szostak, d’Edmonton, épou- 
sait Rita Louise McDonald, fille de 
Laurent McDonald et de Marie Mont- 
pellier. Le 29 juillet, Léonard Charles 
Kieser, de Legal, prenait comme épou- 
se Sharon Fergusson, fille de Walter 
Fergusson et de Lorraine St-Laurent. 


Le ler août, furent célébrés deux 
mariages: celui de Roméo Dumont, 
d'Edmonton, à Dora Casavant, fille de 
Raoul Casavant et de Alma Bachand; 
et celui de Maurice B. Rousseau, fils 
de Roger Rousseau à Marguerite Kie- 
ser, à Viviane N. Rondeau, fille de 
Léo Rondeau et de Rose Légaré. Le 
15, Donald Cyr, fils de Roger Cyr et 
de Maria De Laurier, de Legal, à Ra- 
chelle Alice Champagne, fille de feu 
Arthur Champagne et de Jeannette 
Loiseau, de Morinville. Nous souhai- 
tons à tous ces nouveaux foyers lon- 
gue vie, bonheur et prospérité. 


Egalement le 15 août, se célébrait 
dans notre paroisse un jubilé d’or de 
mariage, celui de M. Nick Byer et de 
son épouse, Mary Muller. Leur ma- 
riage avait eu lieu à Québec, au cours 
de leur voyage d'Autriche vers l'Ouest 
canadien. Ils désiraient se marier à 
St-Charles de Mearns, paroïsse de M. 
Nick Byer, où il résidait avant d’aller 
quérir sa future épouse au pays d’origi- 
ne, mais la loi d'immigration ne leur 
permettait pas de continuer leur rou- 
te. Ils durent s'arrêter et s’'épouser. Ce 
jubilé d’or fut marqué par un salut 
du Saint-Sacrement et un souper inti- 
me réunissant tous les enfants et pe- 
tits-enfants. 


Le 9 août, était baptisé Lorne Geor- 
ge, fils de George Ross Barnett et de 
Evelyn Boddez, nouvelle famille de 
cette paroisse. Le même jour était 
baptisé Garry Francis, enfant de Al- 
bert Verbeek et de Cathleen Perrott. 


Le 16 août, trois bébés cousins é- 
taient baptisés dans une cérémonie 
commune. Le premier était Raymond 
Joseph, enfant de Georges Lavallée et 
de Evelyne Tellier. Parrain et marrai- 


LE à 


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VIMY 


Félicitations au Club 4-H pour a- 
voir remporté le Ler prix à Westlock, 
Mercredi le 12 août. Leur char allégo- 
rique était magnifique. 


M. Laurent Gagné, Mme Germaine 
et Daniel Gagné, Mmes Alice et Geor- 
gette Gagné, de l'Est, se sont rendus 
à Clear-Prairie visiter M. et Mme M. 
Magneuson. 


M. et Mme Louis Lagacé, de Calga- 
rq, et leur famille ont visité M. et 
Mme Léger Huot. 


Lorraine-Marie, enfant de M. et Mme 
Claude Huot, baptisée par le R.P. A. 
Ricard. Parrain et marraine: M. et 
Mme Albert Ouellet, de Morinville. 


Soeur Zénaïde-Maria, f.d.j., a passé 
cinq jours avec sa mère Mme Aimé 
Fortier. Elle a également visité toute 
sa parenté. 


Après 16 ans d'enseignement à Mo- 
rinville elle est nommée supérieure du 
couvent de Plamondon. 


Prompt rétablissement à M. Rosai- 
ve Fortier et à M. Wilfrid Provinçal 
hospitalisés à Westlock. 


‘me: M. et Mme Paul Bourret, d'Ed- 


monton, oncle et tante de l'enfant. Le 
second, Pauline-Thérèse, 
Marcel Tellier et de Marleen Regnier. 
Parrain et marraine: M. et Mme Viart, 
de Castor. Le troisième, Lynne-Marie, 
enfant de Mathias Tellier et de Yvette 
Villeneuve. Parrain et marraine: M. et 
Mme Georges Lavallée. 


Le R.P. Desgagné, curé, présida aux 
mariages ainsi qu'aux baptêmes. 


Le Couvent Notre-Dame de Morin- 
ville vient de changer de supérieure. 
Mère Cécilia-Maria, jadis supérieure à 
Beaumont remplace Mère Marie-Phi- 
lias nommée supérieure à Picardville. 
Bienvenue à la nouvelle supérieure. 
Nous assurons Mère Marie-Philias du 
meilleur souvenir des gens de Morinvil- 
Je. 


Durant les mois de juillet et août, 25 
jeunes jécistes et croisés se rendirent, 
à différents intervalles, suivre le camp 
d'entraînement d’Action catholique, au 
Lac St-Vincent. Tous les groupes fu- 
rent enchantés de leur séjour au camp 
et de Ja formation reçue. Ils eurent le 
bonheur d'accueillir S.E, Mgr Lussier, 
qui se faisait un devoir de venir pren- 
dre un souper ou passer la dernière 
veillée avec ces jeunes. 


‘les délégués capitalistes peuvent bien nous em- 
pêcher de voter si nous ne payons pas nos arrérages 
à l'ONU... mais s'ils nous enlèvent nos places de 
stationnement, nous leur déclarerons la guerre”. 


enfant de 


* 


$s d'un exercice. Construit à Lauzon (Québec), le “Qu’Appelle” a été mis en service en septemr 
bre dernier et ancré temporairement à Halifax avant de passer, a uprintemps dernic ; . 
est actuellement attachée à la Deuxième escadre d’escorte canadienne, mouillée à Esquimalt (C.-B.). 


PLAMONDON 


M. et Mme Joseph Bossé avaient le 
bonheur d'accueillir leur fille, Rév. Sr 
Emma. Elle était accompagnée de Sr 
Thérèse L'Heureux. Toute la famille 
s'est réunie pour cette occasion, la 
première fois depuis 10 ans. Etaient 
présents: MM. et Mmes Alex et Léo 
Bossé, MM. et Mmes Edouard Labry, 
J.-B. Perron, Alex Cyre, d’Edmonton, 
Alfred Bossé, de Calgary, Albert Blan- 
chette, Mlle Olive Huet, de Vimy, 
MM. et Mmes Alfred Fornari, de Ve- 
nice, Roy Kensig, de Loydminster, Phi- 
lippe Cyre, de Plamondon. 


Les RR. SS. Plamondon nous ont 
quittés, jeudi, pour retourner au Mi- 
chigan. M. et Mme Eugène Plamon- 
don les conduisirent à Trail, C.B., où 
elles visiteront leurs neveux et nièces. 

M. ct Mme Benoit Plamondon sont 
de retour de la Colombie où ïls ont 
visité leur fille Mme Don Felts (Céci- 
le) à Lower Nicolet, et leur fils M. 
Jean Plamondon, de Creston. Ils sont 
enchantés de leur voyage. 


Jeudi le 13 août avait lieu, au Lac- 
la-Biche, le mariage de M. André, fils 
de M. et Mme Elmer Plamondon, de 
Plamondon, à Mile Shirley, fille de M. 
et Mme Ben Rizzoli, du Lac-la-Biche. 
Le R.P. St-Arnaud, de Namayo, est 
venu bénir ce mariage. M. et Mme 
Plamondon demeureront à Plamondon. 
Tous nos meilleurs voeux de bonheur. 


M. et Mme Wilfrid St-Jean ont la 
visite de leur fille Dolorèse et de ses 
deux petites filles. 


M. et Mme Siméon Duperron sont 
de retour de Lake Leelanau, Mich. 
C'était la première fois que M. Du- 
perron  retournait dans le Michigan, 
depuis 1908. 

Mardi soir, 63 femmes se sont réu- 
nies pour honorer Mlle Janelle Pla- 
mondon dont le mariage à M. Robert 
Lemay aura lieu le 24. 


Mme Emile Plamondon est à l’hôpi- 
tal Général. Nous lui souhaitons prompt 
rétablissement. 

MM. et Mmes Donald Bossé, Char- 
les Gaudette, Roy Plamondon et Mme 
Alex Gauthier se sont rendus à Fruit- 
vale, C.B., assister au mariage de Jé- 
rémie. l 

M. et Mme Esdras Bélanger ont 
passé quelques jours à Edmonton. 

Nous offrons nos sincères condo- 
léances à la famille Shaub, dont le pè- 
re M. Oscar Shaub est décédé à lhô- 
pital de FUniversité. Les funérailles 
eurent lieu le lundi 10 août. 


Nous offrons également nos condo- 
léances à la famille John Ashacker, 
d'Edmonton, à l'occasion du décès de 
leur mère (Bertha Plamondon), autre- 
fois de notre paroisse. Elle est décédée 
à l'hôpital Général d'Edmonton le 12 
août. 


FORT-KENT 


M. et Mme William Chalut ont eu 
la visite de leur fille religieuse chez 
les Soeurs de Ste-Croix. Elle est ve- 
nue avec Sr Edouard, ancienne prin- 
cipale de l’école. 


Soeur Robert était également en vi- 
site chez ses frères et soeurs. 


Marie-Rose-Doris, enfant de M. et 
Mme Edouard Blackburn. Parrain et 
marraine: M. et Mme Raymond Cam- 
peau, de Bonnyville. 


M. et Mme Léo Lemaire et leur fa- 
mille en visite au sud de la province 
et en Colombie. 


M. et Mme Cormier sont arrivés 
parmi nous avec leur famille. M. Cor- 
mier sera principal de école. Nous 
lui souhaitons la bienvenue, 

Beaucoup de gens du village sont à 
s'installer pour recevoir le gaz naturel 
qui sera fournit par la Bonnyville Gas 
Company. 


er, sur la côte ouest. Cette unité 


Les 1650,000 employés de FORD 
. Détroit) 
de 19 cents l’heure. 


touchent une augmentation 


; = 
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_ Mercredi le 19 août 1964 


PR rar ue 
mn 


Billet de Maurice Huot. 


L'ASCENSION DU LAICAT 


Gertaines personnes s’imaginent que 
fapostolat laïc est un fait nouveau dans 
pEglise. À cela, l'on peut répondre 
que les apôtres, aux origines du chris- 
fanisme, étaient des laïcs. 11 fallait bien 
d'ailleurs qu’ils le fussent. 

Nous limitant au Canada, l'on peut, 
malgré les sceptiques, croire que Jes 
découvreurs et premiers colons aient 
été, sinon tous des saints inscrits au 
catalogue romain, du moins d’excel- 
Jents chrétiens voulant sincèrement é- 
tendre le rayon de foi apporté de Fran- 
ce, de la France catholique d'avant la 
Révolution et des Encyclopédistes et 
qui s'est perpétré en dépit des icono- 
chstes matériels ou intellectuels. 

Le premier geste de Jacques Cartier 
{et cela n'est pas un mythe), fut de 
planter une croix en terre du Canada 
et d'enseigner le vrai Dieu aux sauva- 
ges qu'il y trouva. 

Samuel de Champlain écrivait lui. 
même dans ses mémoires de voyages 
publiés en 1613: “J'espère que Dieu 
fera à sa Majesté (roi de France), la 
grâce un jour, pour le service de Dieu, 
de sa grandeur et le bien de ses sujets, 
d'amener plusieurs pauvres peuples à 
la connaissance de notre foi pour jouir 
un jour du royaume céleste”. 

A bord du navire qui le conduisait 
au Canada, Marc Lescarbot, un autre 
hic fameux, assuma Je rôle de prédi- 
cateur sur un bateau d’immigrants à 
destination du Canada. 

Les origines de Montréal sont plei- 
nes du parfum de la mystique d’un Jé- 
rôme de la Dauversière. Des laïcs, dont 
Jean de La Lande et René Goupil, fu- 
rent martyrs pour leur foi aux mains 
des Indiens. 

Dés le XVIIe siècle, on fonda de 
nombreuses associations apostoliques de 
laïcs, dont la Conférence Saint-Vin- 
cent-de-Paul qui a encore sa raison 


| 
| 


Une paire d'amoureux déambulent 
sur le trottoir... juxtaposés comme un 
timbre sur une enveloppe. Un rasoir 
gest-il même déjà promené sur le vi- 
sage de ce jeune rêveur? Et si ce n’é- 
tait de cette coiffure... et de cette pein- 
ture. quel Âge réel nous révèlerait le 
joli minois de cette petite fille d’Eve? 
fs sont ainsi des centaines et des cen- 
tanes de par la ville. Bon nombre 
d'entre eux se trouvaient tout à l’heu- 
re dans des salons ou sur des perrons, 
tantôt se taquinant comme des ga- 
mins enjoués, tantôt reprenant leur 
masque de vedettes lancées dans le 
jeu de “amour”. Mais qu’avons-nous 
à redire? Cela ne se passe-t-il pas sou- 
vent avec l’approbation tacite des pa- 
rents ou sous leur regard attendri?. A 
un âge de moins en moins élevé, des 
garçons et des filles se débattent ainsi 
| avec des sentiments, des problèmes et 
des préoccupations propres à ceux dont 
lâge leur permet de penser sérieu- 
sement à fonder un foyer. Ce spectacle 
de jeunes amoureux imberbes et de 
jeunes amoureuses naïves comme une 
fleur qui s'ouvre, est-il un spectacle 
amusant ou désolant? 

Admettons qu’il soit sage de ne point 
céder à un pessimisme malsain. Ïl ne 
serait pas moins sage d’être au moins 
perplexe devant une étude approfon- 
die faite par le professeur Henry Bow- 
man, de Stephen’s College. Il a été 
établi, dit-il, que la moitié des ma- 
riages brisés sont le fait de couples 
trop pressés. Ils ont commencé à sortir 
ensemble trop jeunes, ils avaient trop 
d'inpétuosité, ce qui les empêchait de 
connaître leur futur conioint, et ils se 
sont mariés à un Âge au-dessous de la 
moyenne. Voilà donc une déclaration 
dbjective certainement de nature à 
hisser songeur tout vrai éducateur, 


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d’être malgré la charité bureaucratique 
moderne probablement à cause des 
Contacts si humains qu’elle procure à 
ses membres et aux assistés, Nos Sei- 
£gneurs les évêques ont toujours en- 
couragé l'apostolat laïe au cours de 
: histoire de notre pays, à l’instigation 
es Papes qui se sont succédé sur le 
trône de Pierre. 

U ne faudrait donc pas nous faire 
prendre des vessies pour des Jlanternes, 
Mais on sait qu'il y a une laïcité dé- 
testable et anticléricale ne désirant nul- 
lement lapostolat laïc mais l'écart Je 
plus prononcé possible entre l'Eglise 
et les fidèles. Qui plus est, qui tente 
d’opposer l'une aux autres. Cependant, 
beaucoup voient clair dans ce petit 
jeu mené subtilement sous des dehors 
de faux respect envers les clercs. 

Pour ceux qui savent, la promotion 
du Jaïcat apostolique débuta active- 
ment au Concile de Trente en 1546, et 
elle a toujours existé tout au Jong de la 
glorieuse histoire de l'Eglise et non 
seulement depuis Vatican II. 

Tant pis pour les jeunes et vieux de 
1964 qui pensent que le monde est né 
avec eux et Radio-Canada, 

Si l'Eglise met aujourd’hui davanta- 
ge l’accent sur l'apostolat laïc, c'est à 
cause de la séparation, souvent injus- 
tifiée, de l'Église ct de Y'Etat. Notam- 
ment en France, jusqu’à la Révolution, 
des rapports intimes entre les deux au- 
torités établies par Dieu rendaient 
moins nécessaire le travail délicat que 
doivent assumer aujourd’hui, dans un 
effort commun, cleres et laïcs pour 
sauvegarder la foi de façon pratique. 

Cependant, fi de ceux qui disent que 
la promotion du laïcat dans l'Eglise est 
une nouveauté, un nouveau départ, un 
tournant, ou un mouvement irréversi- 
ble, puisqu'elle a toujours été! 

(Le Droit) 


Les fréquentations prématurées 


qu’il soit parent, psychologue, profes- 
seur, prêtre, travailleur social, etc. A 
coup sûr, il serait plus facile pour n’im- 
porte quel de ces éducateurs de sem- 
bler accepter cette manie moderne des 
fréquentations intempestives. Il n’au- 
rait pas derrière lui toute cette bande 
de jeunes le traitant de “vieux jeu”, de 
“croulant”. J1 ne serait pas victime des 
anathèmes de ces jeunes l’accusant de 
ne pas les comprendre, de les percécu- 
ter. Mais comme éducateur, sommes- 
nous en place pour la montée de notre 
popularité au détriment de notre inté- 
grité ou pour l'orientation de ces ado- 
lescents vers un avenir qui leur offre 
le maximum de garanties de succès? 
Ces jeunes, les aïimons-nous assez pour 
prendre le risque d’être temporaire- 
ment moins aimés d'eux? 


Qui sont ces jeunes? 


11 est bien certain que si nous dis- 
cutons avec des adolescents de cette 
épineuse question des fréquentations 
précoces, surtout avec ceux déjà embar- 
qués daus une aventure sentimentale, 
il est bien certain que nous ne recolte- 
rons pas d'emblée leur approbation. Et 
c’est normal. Jl faut comprendre leur 
situation. Voici que ces jeunes s’éveil- 
lent à l’autre sexe. Ils sont travaillés 
pat une inclination naturelle vers J'au- 
tre qui se présente comme leur complé- 
ment. Hier, de bon jeux, une nourritu- 
re abondante et variée, un groupe d’a- 
mis débrouillards, l'estime des parents, 
hier tout cela pouvait les satisfaire. Au- 
jourd’hui, ces éléments de bonheur leur 
apparaissent encore comme indispen- 
sables mais nettement insuffisants. Un 
changement physique s'est opéré en eux 
et en même temps une transformation 
dans l'ordre psychologique et sentimen- 
tal. De ce fait, un autre monde s’est 
révélé à eux, Et un monde merveilleux, 
infiniment prometteur. Faut-il | s'é- 
tonner qu'ils en soient fascinés et cher- 
chent de plus en plus à le conquérir? 
En fréquentant une jeune fille, l’ado- 
lescent fait une expérience différente 
de tout ce qu'il a connu jusqu'ici. Let 
est en proie à des malaises charmants. 
Son coeur de débat agréablement. Son 
imagination s'en donne à coeur joie. 
Un coup de foudre vient de le terras- 
ser délicieusement, Cette révélation si 
soudaine et si exaltante, il la veut une 


Saint-Albert 


Le ciel sourit pour les pèlerins ve- 
nus prier Notre-Dame de Lourdes, di- 
manche le 16 août. Dès le matin, les 
foules se rendirent pour assister aux 
messes basses et à la grand-messe de 
jh, en plein air. Cette messe était 
célébrée par SE. Mgr Anthonÿ Jor- 
dan, omi., archevèque d'Edmonton, 
à qui nous présentons nos hommages 
respectueux €t nos remerciements sin- 
cères. Le R.P, James Lynch, om, don- 
na le sermon à la grand-messe. 

A 2h. heure mariale et procession 
du Saint Sacrement, le sermon fut don- 
né par le R.P. Alfred Bouchard, o.mi, 

Les Dames du CWL servirent le dé- 
jeuner et goûter au sous-sol. À ceux 
qui ont aidé au stationnement. les da- 
mes, et à tous ceux qui ont si bien 
coopéré, nos remerciements sincères. 

Bonne chance et succés à M. Ber- 
nard Venesse qui se rend à Rouge- 
mont, Montréal, suivre un Cour d'un 
an — pré-postulat — chez les Frères 


adjuteurs Oblats. 
M et Mme B. Houle et leur famille 


sont de retour d'un voyage à Pentic- 
ton, C.B. | . 
Mlle Marie Wolniewies est revenue 


Mexique. 
Gaulin ont la 
de Van- 


d'un voyage au 
M..et Mme George ù 
visite de M. et Mme J. Craig, 


couver. 


LA SURVIVANCE 


Page 5 


La créatrice du Ookpik 


£ RES 2 
7 : 


Ookpik, c'est le fameux hibou esquimaud qui se vend comme des petits pains chauds, 
et que l’équipe de football des Esquimos d'Édmonton à adopté comme masvotte. Lei, 
Mnie Jeannie Snowball, de Fort Chimo, Qué., recoit son premier chèqne du président 
de la coopérative locale. Ookpik se présente comme une poupée, un bijou, un jouet, 
comme on veut. Il y en a de toutes les grandeurs et de différents matériels pour aé- 


commoder tous les goûts. 


force qui vaincra par enchantement 
tous les obstacles. Tout cela, il faut 
le comprendre. Mais le bien compren- 
dre en vue d'aider. 

Mariage, coup de dés? 

Si le coeur de ce jeune vient de dé- 
couvrir une réalité extrêmement riche 
parce qu'issue de l'Amour de Dieu, 
c'est ce coeur même qui doit mainte- 
nant apprendre à respecter cette réali- 
té. Par contre, s’il n’est pas éduqué 
par ceux-là qui ont charge de le faire, 
on peut probablement s'attendre à de- 
voir un jour se désespérer d’un autre 
mariage d’une “tête de linotte” avec 
une “poupée écervelée”. Les couples 
mariés depuis un certain temps ont 
appris au fil des jours que, pour pou- 
voir rester fidèles à lengagement pris 
à la face de Dieu et des hommes, il 
leur fallait une force bien supérieure 
à l'ivresse émotionnelle ressentie lors 
de la transmission du oui sacramen- 
tel, Pour pouvoir, toute une vie, vivre 
en “état de grâce” avec sa douce moi- 
tié, un conjoint ne s’en tire pas uni- 
quement avec des bouleversements 
d'âme qui troublent la circulation. 

Il lui faut reprendre continuelle- 
ment, avec une force et une jeunesse 
renouvelées, son oui du premier matin. 
Le reprendre et le traduire concrète- 
ment dans et par la succession de ses 
faits et gestes quotidiens. La réalité 
quotidienne accentuera ou effacera la 
valeur du oui initial selon que vous 
avez affaire à des fantoches ou à des 
époux authentiques. 

Sans maturité d'esprit de Ja part 
des deux, un mariage ne peut jamais 
devenir et demeurer une rencontre con- 
tinuelle de deux êtres différents, ren- 
contre possible grâce à uné prise en 
charge totale de l’un par l’autre. Cer- 
tes oui, extérieurement, bon nombre 
d’unions conjugales résistent assez bien 
aux éprouxes du temps même si les 
époux ne sont pas transformés par 
un amour qui les prend tout entiers. 
Chez ces couples, le maïntien du lien 
extérieur ne nous empêche pourtant 
vas de deviner une grande souffrance 
très souvent exprimée par des sarcas- 
mes sur le mariage. Voici donc en peu 
de mots la situation: ces époux sentent 
que, pour donner à leur mariage plus 
qu'une façade élégante, ils auraient 
besoin d’un commun idéal, d'un com- 
mun sujet d'intérêt et d’enthousias- 
me, Ils ne l'ont pas, Ils ne l'ont pas 
parce qu’ils ne sont pas mariés. Je ne 
mets nullement en doute l1 parfaite lé- 
galité de leur mariage, encore moins 
son caractère religieux ou sa valeur 
morale. Mais au point de vue psycho- 
logique, c’est autre those. Ont-ils at- 
teint ce degré de fusion de pensées, 
de sentiments et d'émotions qui les 
Jaisse différents tout en les unissant in- 
cessamment? Ontils atteint une certai- 
ne unité d’impressions et de réactions 
sur les points principaux de leur vie à 
deux et de leur rôle commun d’éduca- 
teurs? Mais alors, sônt-ils heureux? 
Le sont-ils autant qu'ils pourraient et 
devraient l'être? Et a cause d'eux. 


oo 


leurs enfants? Et leurs voisins? 
Pour un avenir heureux 

Adolescents et adolescentes d’au- 
jourd'hui feront-ils un mariage heu- 
reux? Une fois engagés dans la voca- 
tion à l'amour, réaliscront-ils Yespé- 
rance de Dieu sur eux? Par leur amour 
humain -surnaturalisé, deviendront-ils 
lun pour l'autre et leurs enfants et 
leur prochain premier de cordée dans 
l'ascension vers le Dieu-Amour? On 
ne peut pas parler sérieusement de 
fréquentations d'adolescents sans d’a- 
bord situer le problème dans cette 
grande perspective-là. 

Autrement, aussi bien affirmer que 
le mariage est une vocation de seconde 
zone. Le débouché des amoindris. Et si 
cela est, les jeunes peuvent bien alors 
gaspiller leur coeur et leur esprit à 
jouer la comédie de l'amour. Pour- 
quoi pas? Car si le mariage est la con- 
sécration de deux égoïsmes, la béné- 
diction accordée à deux coeurs qui ne 
se complaisent qu’en eux-mêmes, ils 
seront tout à fait prêts. Le plus qu'on 
pourra leur demander ce sera de sau- 
ver, par convenance sociale ou princi- 
pe religieux, Je lien extérieur qui les 
unit, J'imagine bien que pas un seul 
éducateur dont l'amour pour les jeunes 
dépasse le verbiage doucereux ne peut 
se contenter pour eux de cette triste 
possibilité d'avenir. J'espère seulement 
qu'il n'aboutira pas à une séparation 
Jégale. 

Mais alors, si la préoccupation ma- 
jeure des éducateurs d'adolescents est 
d'en faire des adultes capables d’un 
mariage qui soit une série de rencon- 
tres épanouissantes jusque dans le 
coeur du Père, ne doivent-ils pas d'a- 
bord viser à ce que ces adolescents 
fassent un jour des fréquentations des- 
tinées à J’apprentissage de la rencon- 
tre continuelle qu'établira le lien con- 
jugal? Pour que des époux se rencon- 
trent vraiment au lieu seulement de se 
croiser, il est indispensable que les 
jeunes des deux sexes aient d’abord 
appris à se connaître, se connaître dans 
la complexité de leur psychologie. Et 
cette connaissance expérimentale s'ac- 
quiert en tout premier lieu au sein de 
groupes mixtes où garçons et filles, li- 
bres de toute attache sentimentale ex- 
clusive qui nuirait à leur objectivité, 
se comportent avec naturel. 1] est in- 
dispensable aussi qu'ils aient appris 
à accepter et à respecter l’autre dans 
ce qu'il a d’original comme homme ou 
comme femme. Qu'ils aient appris à 
procéder, durant les fréquentations cet 
de mieux en mieux, à l'élimination de 
tout ce qui chez eux les empêcherait 
d'être attentifs aux besoins réels de 
l'autre. 

Des époux matures ne se créent pas 
miraculeusement un beau matin d'été. 
Mais alors sont-ils vraiment “vieux jeu” 
les adultes en état d'alerte devant ces 
adolescents qui, au lieu de se préparer 
adéquatement à leur rôle et responsa- 
bilité futurs, s'amusent avec l'amour, la 
première merveille du monde? 

Jacques de Villers 


ee mm 


Camp-école conjoint dans la région de l'Ouest 


Les Guides catholiques du Canada 
(secteur français) ont tenu récemment 
à la Plage Albert dans le diocèse de 
St-Boniface, Man. le premier camp- 
école dans la région de l'Ouest. 

Venues de Vancouver et Maïllard- 
ville, C.B., Edmonton, St-Paul et Bon- 
nyville, Alta, Gravelbourg et Ferland, 
Sask, St-Boniface et la banlieue, ainsi 
que de St-Lazare, Man, 42 cheftaines 
et assistantes ont participé avec en- 
thousiasme aux sessions théoriques et 
pratiques qui avaient pour but de les 
initier à Ja méthode d'éducation pro- 
pre au jeannettisme et au guidisme. 
Vivant sous la tente elles ont dérou- 
vert ce qu'était le camp guide, ses joies 
et ses difficultés. Première rencontre 
de tous les chefs guides de langue 
française de l'Ouest, le camp-école 
national marque une date importante 
pour Je guidisme dans cette région. 
La vie d'équipe et de multiples acti- 
vités, dont des cours d'éducation phy- 
sique, ont contribué à lentrain et à la 
souplesse tant des muscles que du ca- 


ractère. : 

Ce camp a été rendu possible grâce 
À un octroi substantiel de la Commis- 
sion du Sport Amateur du Ministère 
fédéral de la Santé. | 

La guide-maitrise du camp était 
composée de Mlle Huguette Sauva- 
geau, de Laval-des-Rapides, commis- 
saire nationale adjointe itinérante, 
cheftaine et également instructrice. 
M. l'abbé Roger Métras, de Sherbroo- 
ke, aumônier national à la branche 
jeannette, aumônier du camp; Mlle 


Thérèse Provencher, de Trois-Rivières, - 


trésorière nationale, instructrice, Mme 


Charlotte Lacroix, d'Ottawa, commis- : 
‘saire nationale à la branche jeannette, : 
instructrice; Mlle Diane Prescott, com- 


missaire de district, de Montréal, ins- 
tructrice; Mlle Colette Huot, de St- 
Boniface, commissaire régionale de 
l'Ouest, assistante. M. l'abbé Maurice 
Minne, chancelier du diocèse de .Gra- 
velbourg et aumônier diocésain adjoint 


de ce diocèse, était également inscrit 


au camp. 


Saint-Joachim 


Samedi le 22 août, à 2h. p.m., un 
Thé est organisé par Je Centre marial, 
Ce Thé se tiendra dans Ja “Sportex 
building” sur le terrain de Yexposition. 
Tous sont cordialement invités à venir 
y rencontrer les membres du “Edmon- 
ton Eskimo Foot-ball Club” qui seront 
là pour l’occasion et en même temps 
contribuer à cette oeuvre méritoire. 

Mme Jacques Baril s'est rendue à 
St-Norbert, Man, pour assister aux 
premiers voeux de son fils Raymond 
au noviciat. 

Mme L. Bourbeau, de Sudbury, est 
de retour à Edmonton. Elle se rendra 
à Bonnyville où à J'avenir elle réside- 
ra. 
M. et Mme P. Villeneuve sont ac- 
tucllement à Winnipeg, Man, où ils 
visitent la mère de M. Villeneuve et 
les autres parents. 

Mme F, Perrier, de Montréal, et sa 
fillette Denise ont passé quelques se- 
maines chez Mme L. Dubuc, mère de 
Mme Perrier. 

Nos sympathies à M. Eugène Trot- 
tier à l’occasion du décès de son père 
survenu en France, la semaine derniè- 
re. 

Du 11 au 18 septembre, il y aura 
une retraite pour dames à St-Aïlbert. 
Celles qui le peuvent sont invitées à y 
prendre part. 

Baptême: Monique-Hélène, fille de 
M. et Mme Laurent Gil, baptisée par 
le R.P. Labelle, oncle de l'enfant. Par- 
rain et marraine: M. et Mme A. Hur- 


BCNNYVILLE 


La semaine dernière, décédait' Mme 
Jacques Svlvestre. Elle laisse pour 
pleurer sa perte, outre son époux, 
quatre fils: Gérard Laurier, Robert et 
Laurent, trois filles: Jacqueline, Simo- 
ne, de Bonnyville, Eloise (Mme VW. 
Lachanski}, de Talher; sa mère, Mme 
Eugénie O’Neil, son frère, Ambroise, 
deutiste à Edmonton, sa soeur Mme 
Gertrude Lammie et une soeur adopti- 
ve Thérèse Nuss, de Bathurst, N.B. 

Le service fut chanté par le RP. 
Douziech, cousin de la défunte, assis- 
té des RR. PP. Lassonde et Laberge. 

La famille remercie sincèrement 
ceux qui lui ont offert des témoigna- 
ges de sympathies. 

“La Survivance offre ses sincères 
condélances à la famille éprouvée. 

La famille Gareau ont fêté le 84e 
anniversaire de naissance de leur tan- 
te Mme Marianne Gravel, d’Edmon- 
ton, à leur chalet. 

La famille L.-P. Bougie a fait un 
beau voyage à Vancouver. 

Mme Elphège Ouimet et sa soeur 
Mlle Olive Roberge ont passé une 
vacance au Minnessota où elles ont 
visité des parents. 

M. et Mme D. Morissette (Jacqueline 
Baril} sont les heureux parents d’une 
petite fille, Michelle. 


THE MAN WHO SHOT 
LIBERTY VALANCE 
Cote morale: 

adultes et adolescents 

Américain, 1962, 123 min. — Wes- 
tern réalisé par John Ford avec James 
Stewart, John Wayne et Vera Miles, 

Vers 1910, un jeune avocat, Ransom 
Stoddard, vient s'installer dans une pe- 
tite ville de l'Ouest nommée Shinbor- 
ne. La terreur règne dans la région 
par suite de la présence de Liberty Va- 
lance, un hors-la-loi au service de ri- 
ches propriétaires, Stoddard, bien dé- 
cidé à ramener l’ordre dans la place, 
se lie d'amitié avec Tom Doniphon, 
un honnête rancher, ct s’éprend de 
Hallie, une jeune serveuse de café sur 
laquelle Tom avait déjà jeté son dé- 
volu. À loccasion d’une bataille de 
rue entre Stoddard ct Valance, ce der- 
nier est abattu. Stoddard reçoit tout 
le crédit de cet exploit, épouse Hallie 
ct est bientôt élu membre du Sénat. 

Sans peut-être atteindre le niveau 
des imeilleures réalisations de John 
Ford, ce film n'en reste pas moins vrai- 
ment caractéristique de la manière du 
grand maître du western. L'action, très 
bien conçue sur le plan dramatique, 
est mende à un rythme alerte et servie 
par d'excellents interprètes. 

Appréciation morale: ce film met en 
relief une belle amitié. La portée des 
violences qu’il renferme est atténuée 
par le genre, Adultes et adolescents. 

# * * 
THE WHITE WARRIOR 
Cote morale: adultes 

Italo-yougoslave, 1961, 85 min., cast- 
mancolor. — Film d'aventures réalisé 
par Ricaido Freda avec Steve Reeves, 
Georgia Moll et Renato Balkini, d'a- 
près un roman de Tolstoi. 

En 1850, les troupes du tsar Nicolas 
ler ont fort à faire avec les bandes 
des rebelles réfugiées dans les monta- 
gnes du Caucase. Hadji Maurade, sur- 
nommé le Diable blanc, dirige cette 
armée de révolutionnaires. Il est ja- 
lousé cependant par Akhmet Khan, 
qui convoite son poste de comman- 


SAINT-ISIDORE 


Dernièrement, la famille Monfeite 
avait le honheur de recevoir la visite 
de leur fils Jean-Roch après une tour- 
née de catéchisme qu'il a faite à Fort- 
Vermillon. Le frère Monfette est aux 
études chez les Pères Oblats à Lebret, 
où il prononcera ses derniers vaeux Je 
15 août prochain. 

MARIAGES: 

Samedi ler août, avait lieu à Hull, 
PQ. le mariage de Robert Robert, fils 
de M. et Mme Paul Robert, de St- 
Isidore, à Mlle Pierrette Larose, fille 
de Mme J.-M. Gratton, Après avoir vi- 
sité quelques parents à Montréal et à 
Sorel Jes jeunes époux. résideront à 
St-Isidore, Mlle Larose enseignait à 
nos élèves des grades V et VIII depuis 
deux ans. Elle continuera son enseigne- 
ment en septembre prochain. 

Samedi le 8 août un autre mariage 
avaient lieu à St-Thomas d'Aquin, ce- 
lui de Evens Lavoie, fils de M. et 
Mme Philippe Lavoie, de St-Isidore, 
à Mlle Marie Bérubé, file de Mme 
Armand Bérubé, de St-Thomas d'A- 
quin, La mariée fit son entrée à Fé- 
glise au bras de son grand-père, M. 
Pierre Bérubé. Son frère M. Jean Bé- 
rubé lui servait de témoin de même 
que M. Léon Lavoie servait de témoin 
au marié, Filles d’honneurs: Miles De- 
nise Bérubé et Henriette Lavoie toutes 
deux soeurs des mariés; garçons d’hon- 
neur: MM. Jean Bérubé et Léon La- 
voie, frères des mariés. M. labbé Hé- 
bert officiait à la messe nuptiale et du- 
rant la cérémonie on interpréta un 
Avé Marie et le Panis Angelicus. ‘A 
l'issue de la cérémonie les invités pri- 
rent part à uue réception au Airlines 
Hotel où un grand nombre d'amis de 
St-Isidorc se sont rendus pour célébrer 
cet heureux jour avec Marie et Evans. 
Après un voyage dans les Rocheuses 
les mariés résideront à St-Jsidore. 

À ces deux couples nous souhaitons 
beaucoup de bonheur et de succès. 

M. et Mme Hercule Lamoureux sont 
allés visiter leur fils à Edmonton. 

MM. Gilles et Gaby Bouchard sont 
revenus enchantés d’un voyage dans 
les Rocheuses, Ù 


Films à l'écran 


Cénéma et culture 


$ 


dant et qui aime la mème jeune fille, la 
jolie Saltanet. Le chef suprême des 
rebelles, le vieux Shamil, se laisse cir- 
convenir par Akhmet Khan qui accuse 
Hadji de trahir les siens. Le Diable 
blanc doit donc mener la lutte et con- 
tre les Russes et contre son rival. Il 
triomphe sur les deux plans et peut 
épouser celle qu’il aîim.e 

Les auteurs en prennent à leur aise 
avec l’ocuvre de Tolstoi qui n’est ici 
qu’un prétexte à un nouveau récit d’a- 
ventures avec Steve Reeves, l’athléti- 
que. 

Appréciation morale: quelques ima- 
ges osées ct une scène de torture as- 
sez appuyée font réserver le film aux 
adultes. 

+ # + 
THE ROMAN SPRING 
OF Mrs. STONE 
Cote morale: 

adultes avec réserves 

Américain, 1981, 102 min. techni- 
color, — Drame psychologique réali- 
sé pur Jose Quintero avec Vivien Leigh, 
Warren Boatty et Lotte Lenva, d’après 
le roman de Tennessee Williams. 

Après la mort de son mari, Karen 
Stone, ancienne actrice autrefois, dé- 
cide d'aller vivre à Rome. La solitude 
Jui pèse ct elle finit pas succomber 
aux avances de Paolo, un jeune gigolo. 
Une amic essaie, mais en vain, de la 
détourner de cette aventure ridicule. 
Karen se laisse prendre au peu de Ya- 
mour jusqu’au jour où Paolo la délaisse 
pour une autre. Déçue et dégoûtée, 
Karen ouvre alors sa porte à un jeune 
vagabond qui, depuis des mois, atten- 
dait cette faveur. 

L'histoire que raconte ce film et le 
monde abject dans lequel évoluent les 
personnages ne peuvent que Jaisser 
aux spectateurs un goût de cendre. 

Appréciation morale: l’atmosphère 
de tristesse et d’amertume dans laiquel- 
le baigne cette oeuvre atténue la por- 
tée des comportements répréhensibles 
qu’elle présente. Adultes avec réser- 
ves. 

* # + 
WHO'S GOT THE ACTION? 
Cote morale: Adultes 

Américain, 1962, 93 min., technico- 
lor. — Comédie réalisée par Daniel 
Mann avec Lana Turner, Dean Martin 
et Eddie Albert. 

Dépitée de voir son mari Steve per- 
dre tout son argent aux courses, Méla- 
nie essaie d'arranger les choses... 
mais les affaires se gâtent. 

Malgré un scénario parfois confus 
ct quelques longueurs, cette comédie 
est d'assez bonne venue, La caricature 
des milicux du jeu est amusante et Ia 
mise en scène est habille sans être bien 
originale. 

Appréciation morale: le ton de co- 
médic atténue Ja portée des éléments 
répréhensibles. Adultes, 


HIGH PRAIRIE 


Lundi le 10, décédait à notre hôpi- 
tal, M. Alphonse Roy, âgé de 94 ans. 
H avait reçu les sacrements des mala- 
des le 13; il communiait chaque fois 
que notre chapelain disait la messe à 
Pleasant View Lodge et il communia 
aussi le jour qui précéda sa mort. Les 
funérailles eurent lieu le jeudi 13 août 
et le curé célébra la messe des funé- 
railles. Les porteurs étaient ses amis 
de Pleasant View Ladge: MA. Arthur 
St-Pivrre, Augustin Quirion, Louis Dan- 
ze, François Albinati, Joseph Long- 
fat et Isaïe Archambault. M. l'abbé 
Could prononça une courte allocution 
en français et en anglais après Je 
Libera. Le défunt repose maintenant 
en paix dans notre cimetière. 

Nous ont quittés: Mmes Madelei- 
ne Brulotte, de Guy, et Lilian Gagné, 
de Guy; MM. Emile Cloutier et André 
Cloutier, de Faïher. 

Sont encore avec nous: Mme Thérè- 
se Moulin, de Falher, et Mlle Laura 
Hétu, garde-malade, de Slave Lake. 

Jean-Sé-Pu 


FERD NADON 
BIJOUTIER 


REPARATION DE MONTRES 
ET BIJOUX 


en face de la “Bay” 
10115 - 102ème rue, Edmonton 


e! 


Les entrepreneurs en funérailles “Park Memorial Ltd.” ont à leur emploi deux personnes 
de langue française qui se feront un devoir de vous servir en français si vous le désirez. 
Park Memorial Ltd. peuvent s'occuper de funérailles n'importe où en Alberta. Ils ont des 
succursales à Végreville, Mayerthorpe, Lamont, Smoky Lake, Vilna, Myrnam et Wildwood. 


Mme N. Turgeon 


Luc LaFrance 


PARK MEMORIAL LTD. 


“La Chapelle sur le Boulevard” 
9709 - 111ème avenue, Edmonton &" 


Tél: GA 2-2331 — GA 4-1633 


Page 6 


PRÉ 


A 


A TITRE DIVERS ET D'ETE 
sur les ondes de CHFA 


“Un optimiste, pourrait-on dire en 
parodiant un proverbe, c’est un indi- 
vidu pour qui il n’y a que la moitié 
deflété de passé; un pessimiste, c'est 
celui pour qui la moitié de l'été est 
déjà passé”. 

Jean Rafa et Eloi de Grandmont, les 
deux bout-en-train et animateurs de 
l'émission À titre divers et d'été se 
fichent éperdument du nombre de 
jours qu’il reste avant le début offi- 
ciel de l'automne. Leur seule préoccu- 
pation de 7 heures à 8 heures du ma- 
tin, tous les jours de la semaine, au 
réseau de radio de Radio-Canada, c’est 
de dérider les auditeurs et de leur 


D 


La Librairie SCHOLA d'Edmonton 


vous présente 


“La Revue du Livre français”. 


le vendredi soir à 6h.10 p.m. 
sur les ondes de CHFA. 


l'antenne de 


CHFA 


faire oublier tous les petits et les gros 
ennuis de la vie: le temps trop chaud 
ou trop froid qu’il fait, la nécessité de 
se lever et de se rendre au bureau de 
bon matin, le “lendemain de la veille”, 
les difficultés familiales, etc... 

Chansons, histoire, musique de tous 
les genres, cuisine, camping, sport, en 
un mot tous les sujets sont pour Rafa 
et de Grandmont des sources d’inspi- 
ration et d'humour. 


a ———— 


Les voyageurs sur la route 2 entre 
Montréal et Québec l'ont vue, au bord 
du majestueux Saint-Laurent, cette 
haute pyramide de granit blanc coiffée 
de cuivre et surmontée de la croix à 
plus de 250 pieds dans les airs: c'est 
le nouveau sanctuaire de Notre-Dame 
du-Cap qui a été consacré, déclaré 
“basilique” et officiellement inauguré 
à l’occasion de la fête de l’Assomption, 
la plus solennelle de toutes les célé- 
brations au Pèlerinage marial du Cap- 
de-la-Madeleine. Cette basilique, on 
l'aperçoit de loin, au-dessus des toits, 
comme un berger entouré de son trou- 
peau. Auprès d'elle, la petite église de 
1714, — c’est son 250e anniversaire 
cette année, — a l'air d’une miniature 
. pour crèche de Noël. 


Ap Canada, ce sont les Albertains 
qui sont les plus lents à s'acquitter de 
leurs dettes. 

# + + 

Il y aurait au moins 35 églises “spi- 
ritualistes” au Canada, dont la moitié 
à Toronto. 


re de sable et d'argile! Les premiers 
colons de 1659 n'avaient qu’une cha- 
pelle de vingt pieds. Deux générations 
plus tard, avec la contribution de tou- 
te la Nouvelle-France, on avait pu éle- 
ver les murs de maçonnerie du vénéra- 
ble Sanctuaire que l’on voit encore 
aujourd’hui. 11 a fallu encore sept gé- 
nérations pour bâtir l’ancienne église 
de Sainte-Madeleine avec les pierres 


Comme tout a changé sur cette ter-. 


Un livre nouveau est commenté 
tous les vendredis soir à 


“La Revue du Livre francais” 


CHFA 


“La voix française de l'Alberta” 


La semaine à 
TEMOIGNAGES 


(une émission de Radio-Sacré-Coeur) 


(du 24 au 28 août 1964) 


LUNDI: Jean Galot, SJ. 
“]] faut que ça soit neuf” (Les Messagères de joie) 


MARDI: Réal Hogue, sim.m., “Pour mieux connaître”. 
MERCREDI: Abbé Jean Martucci, “Connaissez-vous les filles d'Eve?” 
JEUDI Marcel Clément, “L'Amour up et l'Amour nee 
VENDREDI: P. Lombardi, S.J., “Pour un monde meilleur” 


CHFA — 680 — 4h.45 à 5h. p.m. 


_  — 
ae n%n ed ef en ef nf ed eo e9a ed fn nf vf ef ea ef ef na ed fo vd ef es ee va 


680 
k.c. 


%.. Nos Programme 


LUNDI AU 6.45—Chapelet 
VENDREDI 7.00—Informations 
6.50—Ouverture 7.30—(Selon le jour) 
6.55—Nouvelles 9.00—{(Selon le jour) 
7.00—-Chez Miville 9,30—(Selon le jour) 


DIMANCHE 
8.55—Bonjour 
9.00—Nouvelles 


7.28—Manchettes 10.00—Prog. ukrainien 0.30—Prog. norvégien 
7.30—Chez Miville 10.30—Le bel âge 10.30—Terre nouvelle 
8.00—Nouvelles 11.00—Manchettes 11.00—Messe dominicale 
8.05—Sports 11.02—Sous Yabat-jour 12.00—Musique en dînant 


11.55-—Radio-Ouest 12.15--Nouvelles 
12.05—Fin des émissions 12.25-—Sports 


8.10—Prière du matin 
8.18-—-Radio-Réveil 


8.29--Manchettes SAMEDI 12.30—Vie croissante 
8.30—Radio-Réveil 6.50—Bonjour 12.45—Musique en dinant 
9.00-—Nouvelles 6.55—Nouvelles 1.00—Prog italien 
9.02—Intermède 7.00—Musique en tête | 2.00—Prog. hollandais 


7.30—Nouvelles 
7.32—Musique en tête 
6.00—Nouvelles 


9.05—Avec Simone 
9.10—Intermède 
9.15—Vie de femmes 


3.00—Prog. polonais 
3.30—Prog. Allemand 
4.30—Radio-théâtre 


9.30—Troubadours 8.05-—Sports . 5.00-—Radio-journal 
9.58—Intermède 8.10—Prière du matin | 5.30-—Cabaret du soir 
10.00— Nouvelles 8.18—Musique en tête | 7.00—Informations 


10.02—Vos souhaits 
10.30—Partage du jour 
11.00-—Radio-journal 9.00—-Tante Lucille 
11.10—Jeunesse dorée 9.380—Tintin 
11.25-—Visages de l’amour|10.00—-Nouvelles 10.00--Prog. ukrainien 
11.40—Eclairez-moi 10.02--Vos souhaits 10.30—Sérénade 
12.00—Régina coeli 10.30—Un beau soleil |[11.00—Sous labat-jour 
12.02-—Musique en dinant|11.00—Nouvelles 12.09—Nouvelles 
12.15—Nouvelles 11.10—Un beau soseil 
12.25—Sports 11.15-—Vers demain 
12.30—Q'en pensez-vous |11.30—Un beau soleil 
12.45—Journal agricole |12.00—Regina coeli 


8.30—Nouvelles 
8.32—-Musique en tête 


7.30—Cabaret du soir 
7.55—Sports 
8.00—Cabaret du soir 
9.00——Sérénade 


LUNDI: 


9.00—Quatre cordes 


12.58—Nouvelles 12.02—Musique en dinant| 9.15—Affaires de l'Etat 
1.00—Fémina 12.15— Nouvelles 9.30—Arts et lettres 
1.15—Psychologie 12.25—Sports MARDI 

1.29—-Manchettes 12.80—Musique en dînant 7.30—Concert 
1.30—Plein soleil 1.00—A votre santé 9.00—Amour et chansons 
1.53—-Intermède 1.10—Chansonniers 


9.30—Canada français 


2.00—-Nouvelles 1.30—Nouvelles 

2.02—Sieste musicale 1.32—Chansonniers ee Fe 
2.55—Sports 2.00—Rendez-vous 9 00 —P. a 
3.00—Nouvelles 3.00—Nouvelles 3 ie concert 
3.05—Divertissement 8.02—Rendez-vous 9.30—Ecrivains 
4.00—Radio-journal 4.00—Prog italien JEUDI | 
4.15—Insp. Tanguay 4,30—Prog cri 7.80—Symphonies 


8.15—Le Lied 
8.30-—Récital d'orgue 


4.30—Boîte aux surprises 
5.00—Nouvelles 
5.02--Page à l’autre 
5.06—-Kiosque à chansons 
5.30— Nouvelles 
5.32—Kiosque à chansons 
6.00— Nouvelles 
6.02—Météo 
6.05—Sports 
6G.10-—Plus belles voix 


5.00—Reportage 
5.30—Notre pays 
G.00——Langue pendue 
6.30—Variétés 
6.45—Chapelet 
7.00—Informations 
7.30—Avec Paul 
10.00—Prok. ukrainien 
10.30—Avec Paul 
11.55—Nouvelles 


9.30—-Place publique 
VENDREDI: 


8.00Chorale 


9.00—Sérenade 


Comité du Chapelet, 
‘Poste CHFA, 

10012 - 109e rue, 
Edmonton, Alberta, 


Mon cher Monsieur, 

Veuillez trouver ci-inclus mon offrande 
(le Pan inesin pour aider au maintien de la récitation 
quotidienne du Chapelet à la Radio. 
NOM. riens elersndeesée Minnie NES sie 


AULESSE he indiennes ti hseieese sta 


ÉTETLELLLEL LEE EEE EL EEE EEE LE ET EL EEE EEE EE ssosssssses CLELLELLLELS CLLLI EEE LL CELLELLEEL SELLES 


EEE) 


— 


12.05—-Fin des émissions 


9.02—Ballade musicale 


12.05—Fin des émissions 


7.30-—Scènes du monde 


9.06—Variété du Qué, 


7.30—Chasse à l'inconnu 
8.30—Auteurs étrangers 


9.30—Prog. Hollandais 


ne ee nf ef nf ef e% 299 ef ef ed ed 69p en ef ed na fa fs a ed ee es dé 


transportées sur le prodigieux pont des 


chapelets en 1879. Mais à partir de ce. 


moment, les événements prennent une 
tournure nouvelle: sainte Marie-Made- 
leine cède la place d’honneur à Notre- 
Dame du Très Saint Rosaire. Le 22 
juin 1888, le curé Désilets accomplis- 
sait son voeux en dédiant à la Sainte 
Vierge la petite église de 1714. C'était 


© LA SURVIVANCE se, 


la naissance du pèlerinage de Notre- 
Dame-du-Cap. Ce soir-là la statue de 
la Vierge, nouvellement placée au- 
dessus du maître-autel, parut s'animer- 
et dirigea son regard vers la sortie. Les 
témoins de ce prodige y virent un si- 
gne d'approbation de la part de la cé- 
leste Souveraine de ces lieux. 

Trois générations plus tard, voici 
maintenant le grand temple qui s’élè- 
ve majestueusement, chargé d'un té- 
moignage pour les siècles futurs. 

Le passé a parlé: ce nouveau tem- 
ple parlera à l’avenir. Cet immense oc- 
togone de granit, relié en profondeur 
à la roche calcaire du sous-sol, est bien 
l'élancement de la terre vers le ciel... 


Des foules de pèlerins peuvent y en-. 


vahir cette belle et vaste construction 
en l'honneur de la Mère de Dieu. Tout 
autour de l'immense nef sans colonne, 
plus de cent verrières splendides racon- 
tent en vives couleurs et en formes 
gracieuses des scènes bibliques dont 
les mystères du Rosäire, et quelques 
traits de l’histoire religieuse du Cana- 
da. C’est dans ce décor merveilleux 
que Notre-Dame convie ses pèlerins 
pour la GRANDE PRIERE en union 
avec son divin Fils. 

Le beau rêve de jadis est mainte- 
nant une réalité. Notre-Dame a vrai- 
ment sa basilique qui a été consacrée 
et officiellement inaugurée les 14, 15 
et 16 août 1964, au bord du grand 
fleuve, au centre géographique de cet- 
te historique vallée du Saint-Laurent, 
comme un phare séculaire sur cette 
voie royale d’un continent. 


Après la Conférence d’Abidjan 


L'Afrique veut s’instruire 
par Roger TESSIER, p.b. 


Les chefs d'Etat africains ont sou- 
vent rappelé que les trois grands enne- 
mis de l'Afrique indépendante sont la 
Maladie, la Faim et l’Ignorance. Ce 
sont d’ailleurs des ennemis qui coopè- 
rent étroitement pour bloquer le pro- 
grès de l'Afrique. Aussi, il ne suffit 


pas que chaque pays mène sa propre 


lutte; il faut coordonner les efforts à 
l'échelon du continent et même à l’é- 
chelon du monde, car une lutte fruc- 
tueuse suppose la collaboration de 
l’Europe et de l'Amérique. 

Dans la lutte contre l'ignorance, les 
pays africains comptent sur l'appui 
d'un organisme des Nations unies, 
PUNESCO, qui a pour but de “con- 
tribuer au maintien de la paix et de 
la sécurité (dans le monde) en resser- 
rant, par l'éducation, la science et la 
culture, la collaboration entre les na- 
tions”. 

En 1980: 300,000 étudiants 

En mars dernier, Abidjan, la capitale 
de la Côte d'Ivoire, à accueilli la Con- 
férence des ministres de l'Education 
des pays d’Afrique, réunie sous les 
auspices de l'UNESCO. Tous les Etats 
d'Afrique, membres ou membres asso- 
ciés de l'UNESCO, étaient représentés 
par les responsables de l’enseignement 
à tous Jes degrés. Aux observateurs de 
onze Etats non-africains s'étaient joints 
ceux de neuf organisations internatio- 
nales: en tout, plus de 200 participants 
parmi lesquels trente ministres. 

Il est bon de rappeler que bon nom- 
bre d’entre eux avaient pris part à 
trois autres importantes sessions: en 


1961, à Addis Abcba, en 1962, à Pa- . 


ris et à Tananarive (Madagascar). Au 
cours de ces conférences, avait été 
mis au point un plan de développement 
de l'éducation pour l’ensemble du con- 
tinent. 

En gros, ce plan de vingt ans se 
propose comme but ultime de générali- 
ser l’enseignement primaire d'ici 1980. 
Il prévoit aussi qu’à cette date, 20 pour 
cent des enfants quittant Yenseigne- 
ment primaire devraient entrer dans 
l'enseignement secondaire et que 300.,- 
000 jeunes Africains seraient alors dans 
les universités. 

Progrès et difficultés 

En trois ans, des progrès remarqua- 
bles ont été accomplis, surtout dans 
l'enseignement primaire. Le plan re- 
commandait une augmentation des ef- 
fectifs scolaires de 15.8 p.c. entre 1962 
et 1965 et les prévisions actuelles per- 
mettent de penser que cet objectif sera 
atteint, car l'accroissement atteint dé- 
jà 15.2 p.c. 

Les réussites soint moins nettes dans 
Fenseïignement secondaire: on avait 
prévu un accroissement de 46 pour 
cent et on n'arrive guère qu'à 39 p.c. 
Muis il faut ajouter qu’en ce moment 
même, la plupart des pays d'Afrique 
multiplient les établissements d’ensei- 
gnement secondaire, surtout les écoles 
du type “collège d'enseignement géné- 
ral” souvent mieux adaptés aux be- 
soins réels, et qui suffisent à former 
certains cadres indispensables à l’ad- 
ministration et à l’économie locale. 


Si l’enseignement secondaire dans 


son ensemble progresse trop lentement, 
cest en grande partie à cause de la 
pénurie de maîtres qualifiés. Dans cer- 
tains pays, 90 pour cent des professeurs 
de collège et de lysèe sont fournis par 
des Etats non-africains, comme Ja Fran- 
.ce ou la Grande-Bretagne. D'autre part, 
il faut signaler que des écoles norma- 
les supérieures, récemment. fondées 
grâce à l’aide de l'UNESCO au Mali, 
au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Con- 
go, etc., vont ‘apporter chaque année, 
à l'Afrique, quelques centaines d’en- 
seignants qualifiés. 


\ 


Quant à 


l'enseignement supérieur, 


en Afrique, on compte 53 universités . 
et collèges -universitaires existants ou. 


en voie de formation, dont 14 en Afri- 
que du Sud. Depuis 1982, à Stanley- 
ville, au Congo, à Butaré, au Rwanda, 
et à Lusaka,ren Rhodésie du Nord, des 
universités ont.été fondées: | 


On peut prévoir que dans quelques : 
années, chaque Etat africain, ou pres- 


que, voudra posséder ses propres éta- 
blissements d'études supérieures. Les 
participants de la Conférence ont in- 
sisté cependant sur la nécessité de co- 
ordonner les divers établissements en- 
visagés. Certains enseignements, com- 
me la médecine, de même que les cen- 
tres de recherches coûtent extrêmement 
chers: ils ne sont rentables que sur un 
plan régional. Par conséquent, à ce 
niveau, l’idée de planification continen- 
tale doit être développée. 
Des millions d’illettrés 

Les participants de la Conférence 
d’abidjan n’ont pas oublié de ce pen- 
cher sur l'important problème de Yal- 
phabétisation des masses africaines. 
Pour en comprendre l'acuité, il suffit 
de se rappeler que la grande majorité 
des Africains âgés de plus de 15 ans 
sont illettrés. Leur nombre ne fait que 
s'accroître puisque dans la plupart 
des pays, la scolarisation n’atteint pas 
la moitié des enfants d'âge scolaire. 

Les résultats de la lutte contre l’a- 
nalphabétisme ont été étudiés. La Con- 
férence a accepté les recommanda- 
tions d'experts qui s'étaient réunis huit 
jours plus tôt, à Abidjan même, pour 
étudier la planification et Yorganisa- 
tion des programmes d’adphabétisation. 

Pour sa part, l'UNESCO a envoyé 
en Afrique une équipe de linguistes, 
qui étudient Ja possibilité d'employer 
des langues africaines en vue de l’al- 
phabétisation ct d'élaborer des alpha- 
bets pour les idiomes non-écrits (1). 
L'UNESCO encourage aussi activement 
l'emploi de la radio et même de la 
télévision éducatives, ces moyens d’in- 
formation pouvant communiquer effi- 
cacement des idées aux Africains illet- 
trés, 

Comme le lecteur le constate, les 
projets ne manquent pas: cette Confé- 
rence d’Abidjan vient de la démontrer. 
Pour que la lutte contre l’ighorance 
soit effective, toutes les bonnes volon- 


tés sont requises. Pour leur part, les 
missionnaires — religieux et laïques — 


sont prêts à continuer et 

leur collaboration. 

(1) C'est souvent grâce aux mission- 
naires si de nombreuses langues a: 
fricaines sont maintenant écrites et 
même dottées de précieux diction- 
naires. | 


à intensifier 


St-Thomas d'Aquin 


‘M. et Mme Anatole Lemieux et leur 
“fille, de Québec, ainsi que M. et Mme 
Germain :Desaulniers, de Fort-Kent, 


 rendirent visite à M. et Mme Ernest 


Daigle. 

Samedi le 8 août, en l’église St- 
Thomas, eut lieu le mariage de Mle 
Marie Bérubé, fille de Mme Lucien 
Bérubé, à M. Evens Lavoie, fils de 
M. et Mme Philippe Lavoie, de St- 
Isidore. ‘ 

M. l'abbé Denis Hébert bénit leur 
union. Mlles Denise Bérubé, soeur de 
la mariée, et Henriette Lavoie, soeur 
du marié, servaient comme filles d’hon- 
neur, elles étaient accompagnées de 
MM. Jean Bérubé, frère de la mariée, 
et Léon Lavoie, frère du marié. 

La jolie mariée, tout en blanc, mar- 
chait au bras de son grand-père, M. 
Pierre Bérubé. Mlle Gilberte Audette 
touchait l'orgue et MM. Levier et Ghis- 
lain Bergeron laissaient entendre de 
beaux chants appropriés. 

La réception et la’ soirée eurent lieu 
au Airlines Hotel. 

Plusieurs invités venaient des ré- 
gions de Rivière-la-Paix, Calgary et 
St-Edouard. 

Après un voyage en Colombie les 
jeunes époux résideront à St-Isidore. 

Le 8 août également, en l'église St- 
Thomas, Mile Léona, fille de M. et 
Mme Aristide Normand, unissait sa 
destinée à M. Len, fils de M. et Mme 
Len Gratto, de Vancouver. 

La mariée, élégante dans sa longue 
robe blanche, marchait au bras de son 
père. Le mariage fut béni par M. Yab- 
bé Denis Hébert, Les  damoiselles 
d'honneur, Mes Lucile Normand, 
soeur de la mariée, et Marg. Pruff é- 
taient accompagnées de MM. Bill 
Hayes et Lionel Gratto. 

Charmante était la petite Joanne 
Paquette qui agissait comme bouque- 
tière. 

La réception eut lieu à la salle de 
Beaumont. 

Après leur voyage les époux s'établi- 
ront à Vancouver. 

Aux deux jeunes couples, nous sou- 
haïitons bonheur et prospérité. 


A CBXT et CBAXT-1 


Programmes 
français 


SAMEDI 22 AOÛT AM.: 


9.30—CF-RCK — “Danger, volatil 
-et inflammable”. Corbin et 
Gendron sont faits prisonniers 
et sont enfermés dans une gla- 
cière. 

10.00—Dans tous les cantons — Chan- 
sons et danses par les gens de 
la région de Montmagny au 
Québec. 

10.30—Vingt anS express. 


DIMANCHE 23 AOÛT AM: 


9.30—Ouragan — “Deux joyeux fac- 


ceurs”. Deux joyeux lurons 
jouent des tours pendables à 
Nimus. 

10.00—-Rouli-roulant — Animateurs : 


Roger Baulu et Aglaé. Invités 
Lucille Dumont, Jacques Blan- 
: chet et Lambertini, équilibris- 
te. Aujourd’hui: de New-Car- 
lisle au Québec. 
11.00—A communiquer. 
11.30-—Sérénade estivale — Orchestre 
dirigée par Jean Deslauriers. 
Invités: Gloria Richard, Benoît 
Dufour, Paul de Margerie et 
Almas Maiste. 


La fortune du sénateur Barry Gold- 
water et de son épouse est estimée à 
17 million de dollars environ, par 
l'hebdomadaire américain “Time”. 


# * + 


La Russie a une dette de 60 millions 
envers l'ONU. Si tous les pays mem- 
bres faisaient comme ça, depuis long- 
temps l'ONU serait défunte. 


Les joies de la 


Pour les citadins qui peuvent se 
rendre toutes les fins de semaine au 
chalet familial, à la plage, en camping 
ou en pique-nique, l'été est synonyme 
de longues vacances. Et si vous cap- 
tez ces jours heureux sur film, vous 
en conserverez le souvenir indéfini- 
ment. 


Tout le monde s'amuse mieux si la 


camera fonctionne aux moments les 
plus opportuns — maman prenant pa- 
pa au moment où il s’y attend le moins; 
frérot qui vient de faire un plongeon 
manqué, directement sur le ventre; 
l'oncle Jean ronflant dans le hamac; 
les tout petits qui s’assayent à la pé- 
che dans deux pieds d’eau. Tout cela 
ajoute aux plaisirs de la fin de se- 
maine et rappelle d’heureux souvenirs 
pendant les longs mois d’hiver. 

Mais, qu'il s'agisse de ‘vues fixes ou 
animées, en noir et blanc ou en cou- 
leurs, les photos ou les diapositives 
que vous conserverez précieusement 
seront celles des groupes familiaux se 
livrant aux activités estivales de la fin 
de semaine: les fillettes en train de 
mettre la table pour le déjeuner en 
plein air, papa faisant rôtir des sau- 
cisses et des hamburgers sur du char- 
bon de bois, les enfants dont le visage 
en dit long sur Pappétit, une chorale 
improvisée autour d'un feu de camp. 

Cependant, la règle la plus impor- 
tante à observer, c'est la simplicité. 
Evitez les poses figées et les arrière- 
plans encombrés. Essayez toujours .de 


vous rapprocher le plus près possible . 
- du sujet pour pouvoir capter les ex- 


pressions, surtout quand il s’agit d’en- 
fants ou d'animaux familiers. Acçcrou- 


fin de semaine 


pissez-vous ou ällongez-vous par terre 
pour les photographier âu niveau de 
leurs propres yeux. Et prenez-les de très 
près de façon que le sujet remplisse à 
lui seul tout le viseur, Pour une ca- 
mera à foyer fixe, cette distance est 
d'environ cinq pieds. 


Pendant la plupart des fins de se- 
maine, le temps sera clair et enso- 
leillé, et la lumière réfléchie par le 
sable’ et l’eau comblera les ombres. 
En règle générale, si vous avez une 
camera réglable, les temps de. pose 
sont fonction de la luminosité, c’est-à- 
dire que plus la lumière est intense, 
plus le temps de pose doit être court. 

Pour prendre des photos d’action 
nettes, comme les membres de la famil- 
le courant après un ballon sur la pla- 


ge, ou jouant à la balle molle, placez- 


vous de telle sorte que le sujet prin- 
cipal se dirige droit sur vous. Uné 
autre solution consiste à capter l’action 
au moment où celle-ci semble “suspen- 


due” — par exemple, juste au moment. 


où le sujet déjà penché est sur le point 
d'attraper le ballon. . 

Quand vous ne vous servez pas. de 
votre camera, placez-la dans un en- 
droit frais, à l'ombre. Pendant toutes 
vos excursions de fin de semaine, évi- 
tez de la placer däns le compartiment 
à gants. Couvrez-la d’une couverture 
et rangez-la dans le siège arrière, de 
préférance sur le plancher de la voi- 


ture. Au bord de l'eau, méfiez-vous: 


‘des embruns et des longues expositions 
au soleil, #: à 


: Si vous emportez votre camera et.si 


vous l’utilisez souvent pendant les ex- 
“cursions de fin de semaine, vous serez, 


Mercredi le 19 août 1964 


mr emmener mm ET , 


La Basilique de N.-D.-du-Cap, une réalité 


HORAIRE DE MESSES 


Au service des Canadiens français 
| à Edmonton 
ULEE-CONCEPTION : 108A ‘ave et 96e rue — 
ee 9h.00 — 10h.30 — 12h.00 et 5h.00 pm 


INT-JOACHIM: 99e avenue et 110e rue — 
Le 6h.30 — 8h. — 9h.30 — {1h. — 12h.80 


AINT-THOMAS: 8520 - 9le rue — 
À Dimanche: 8b. — 9h.30 — 11h. 


D Lechapekt | 
_aCHFA 


AOUT 1964 


RETRAITES 
 FERMEES 


ei 


19. Les paroissiens de Ste-Lina 

. Les familles de Mme Stella Du- 
mas, d’'Edmonton 

. Un paroissien, paroisse de lIm- 
maculée-Conception, Edmonton 


22. La paroisse Sacré-Coeur, de Etoile du Nord 
Donnelly lunch Saint-Albert 
24. La famille de Mlle Blanche Bt 


Dumas, de Falher 

. La paroisse St-Louis, de Bonny- 
ville 

. Les familles Vianney Limoges 
et J.-P. Lessard, de MeLennan 

. Les familles Joseph et Guy 
Johnson, de Guy 

. Le Conseil LaVérendrye des 
Chevaliers de Colomb, Edm. 

. Les paroïssiens, paroisse cathé- 
drale, de St-Paul 

31. Les vieillards du Foyer Youvil- 

le, de St-Aïbert. 


me 


| 11-13 SEPTEMBRE 
Mme Lucien Gamache 

11311-122 rue, tél. 455-3850 
Mme Aimé Auger 

11450 -83 rue, tél. 477-3608 
Mme Léger St-Pierre 

10538-81 rue, tél. 466-6097 
Mme Roger Chenard 

9111-151 rue, tél. 489-2888 
Mme Sylvio Joly 

22 Greeview, St-Albert, 

tél. 599-7275 


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Le sommeil d'or est à la portée de tous 


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Dès maintenant vous pouvez jouir d’un repos complet grâce 


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Ecoutez tous les samedis après-midi 
sur les ondes de CHFA à 12h.30 p.m. 


“LA RIVIERE-LA-PAIX VOUS INVITE" 


une heure de musique variée, 
avec les messages des commanditaires 
et les nouvelles importantes de 
la région de Rivière-la-Paix. 


Présenté par: 


Falher Truck and Implements 
La Coopérative de Falher 
L'Hôtel de Falher 

Chalifoux Motors 


Nicolet Electric 


L'Agence d'Assurance Garon 
CARDA de Rivière-la-Paix Ltée 
La Coopérative de Girouxville 


A memes à 


Les catholiques en Irlande du Nord | 


Belfast. — Le journal d’Irlande du 
nord “Belfast Telegraph” à tendances 
protestantes, a publié les lettres que 
deux catholiques ont envoyées au Ca- 
pitaine O’Neïll, premier ministre d’Ir- 


demandé que l’on tienne compte de la 
minorité catholique lorsqu'il s’agit de 
pourvoir à des fonctions officielles, tant 
de l'Etat que des communes. L'année 


dernière, par exemple, deux nouveaux. 


organismes ont été constitués: un Con- 

seil économique et un Conseil de l’é- 
, ducation. Il n’y a pas un seul catho- 

lique, ni dans l’un, ni dans l’autre de 

ces deux Conseils, 

_Les catholiques d'Irlande du nord 

réclament depuis longtemps une re- 


+ . À 
présentation conforme à la-proportion : 


de la population qu'ils ‘constituent, 
dans les diverses institutions officielles. 
En 1958 déjà, une conférence de ca- 
tholiques réunis à Garron Tower avait 
publié une déclaration demandant que 
l'on permette aux catholiques de ‘par- 


PS ee rire 


à même de capter tous les plaisirs de: 


* Pété, et vous vous éviterez les régrets: 
. “Si seulement j'avais ma camera, quel- 
le photo cela aurait donné!” Ayez donc 


votre camera toujours prête à fonction- 
. L 


ner pour ne rien manquer des amuse- 
ments familiaux pendant tout l'été. 


Vérifiez votre camera et $on équi- : - 
pement chaque fois avant de partir en : 
excursion: Munissez-vous .de film. en :. : 
abondarice. Prenez votre. temps pour 


viser, rapprochez-vous le: plus: possi- 


ble du’ sujet, tenez fermement votre 


.Câimèra en: 
déclencheur... 


LR | 


Main, . et ‘appuyer ‘sur. lé 


L … adversaire résolu de l'accession des & È 
ande du nord. Dans ces lettres, il est :: 


Terence O'Neill. On pensa que "| 


- Cependant, 


‘trouver une solution à ce prob 


‘la suite de cette évolution démogé 


ticiper activement à la vie publique. 
A cette époque, le gouvementit à 


n'avait manifesté aucune réaction. | 
1959, Lord Bookeborough, qui était un | 


tholiques aux fonctions publiques, | 
na sa démission et fut remplacé Be 


temps plus favorables étaient 8m . 
quelques catholiques qe 
avaient offert leur participation acte | 
au sein du parti unioniste, à majoré 
protestante, virent leurs offres repor à 
sées. 4 

A la suite de la publication de &} 
lettres le “Belfast Telegraph” expié 
son désappointement que le gouveré 
ment O’Neill ne soit pas pre 
blème & 
la minorité catholique d'Irlande é 
nord. Cependant, le pourcentage “| 
catholiques en Irlande du nord n6 FL 
se de s’accroître. Sur un total dE : 
460,000 habitants, les catholiques. 
actuellement au nombre de 480,000; 


: 1 
phique, les Autorités trouveront PÉË. 
être enfin une solution à CE Er Hi 
de la participation à ln vie 


de la minorité religieuse catholig 


* jfereredi le 19 août 1964 


‘Textes à méditer 


Trois pensées 


“Nous vous dirons tout de suite, vé- 
nérables frères, qu’il y a ‘trois pensées 
qui x 
considérons la très haute charge que 
ja Providence, contre nos désirs et nos 
mérites, a voulu nous confier de gou- 
vemer l'Eglise du Christ” —. 


“C'est d’abord la pensée que Fheure 
sonne pour l'Eglise d’approfondir la 
conscience qu'elle a d'elle-même... De 
h nait un désir généreux et comme 
impatient de renouvellement, c’est-à- 
dire de correction de défauts uge cette 
conscience, en s’examinant à la lumiè- 
re du modèle que le Christ nous en a 
hissé, dénonce et rejette”. 


“Quel est donc le devoir actuel 
de l'Eglise de corriger les défauts de 
es propres membres et de les faire ten- 
dre à une plus grande perfection, et 
quelle est la méthode pour arriver a- 
vec sagesse à un renouvellement si im- 
portant, telle est la seconde pensée qui 
nous occupe. 


“Notre troisième pensée, qui est cer- 
tinement aussi la vôtre, naît des deux 
premières ci-haut énoncées. Elle a 
pour objet les relations que l'Eglise 
doit aujourd’hui établir avec le monde 
qui l'entoure et dans lequel elle vit 
et travaille”, 


L'Eglise vit dans le monde 
d'aujourd'hui 


“Tous savent que l'Eglise est plon- 


._gée dans l'humanité, en fait partie, en 

| tire ses membres, en reçoit de précieux 

| trésors de culture, en subit les vicis- 
cisitudes historiqueS, en favorise le 
bonheur. On sait également qu’à l’é- 
poque actuelle, l'humanité est en voie 
de grandes transformations, de boule- 
versements et de développements qui 
changent profondément non seulement 
ses manières extérieures de vivre, mais 
aussi ses manières de penser. Sa pen- 
sée, sa culture, son esprit sont intime- 
ment modifiés 'soit par le progrès scien- 
tifique, technique et social, soit par 
les courants de pensée philosophique 
et politique qui l’envahissent et la 
traversent, Tout cela, comme les va- 
gues de l'océan, enveloppe et secoue 
l'Eglise elle-même”. 


Edmonton 


Adresse : 


NOMS 


L’Action Nationale 
Actualité 

America : 

Amis du Clergé 
Anneau d'Or 


COETCETES 


Ecclésia 

Etudes 

Femmes d’aujourd’hui 
François 

Héros 


COCTEPENI 


cssotons 


COLECETES 


EECCET 


Internationale 
La Survivance 
Le Devoir: quotidien 


Le Droit 
Life 

MacLean’s Magazine 
Maintenant 


sessssse 
CUECTEN ES 
sessvsen 


cesccose 


News Week. 
Perlin Pin Pin. 
Prêtre et Apôtre 
Relations 


CCTEETEN 
ses. 
esssoses 
vosssoes 
tossssss 


Revue des 


tosrocse 


……. Revue Eucharistique 
lé Spirou 

Time . 

Tintin. HE: 
Vie Catholique Illustré 
Vie Etudiante 


Vie Spirituelle 


CLEE ETS 


sense 


LELCETENS 


occupent notre esprit quand nous 


Châtelaine - Revue Moderne 
Documentation Catholique 


Information Catholique 


Le Devoir: hebdomadaire 


Le Magazine Maclean (fran.) 


Message de l’Immaculée , 


Revue des deux Mondes 


Communautés religieuses 


…… Sélection du Reader’s Digest 


meme 


"L'Eglise doit se perfectionner”. 
Voilà la grande affaire d'ordre moral 
qui domine la vie de }'glise, c'est cet- 
te exigence qui la juge, la stimule, la 
met en accusation, la soutient, la fait 
gémir et prier; elle lui inspire repen- 
tir et espérance, effort et confiance; 


elle le charge de responsabilités et 
l'enrichit de mérites”. 


... “Ce zèle de progrès spirituel et 
«moral trouve un stimulant de plus dans 
les conditions où se déroule 11 vie de 
l'Eglise. Celle-ci ne saurait demeurer 
inerte et indifférente aux changements 
du monde qui l’environne et qui de 
mille manières influence sa conduite 
pratique et la soumet à certaines con- 
ditions, L'Eglise on Je sait, n’est point 
séparée du monde, elle vit dans le 
monde. Les membres de l'Eglise su- 
bissent l'influence du monde, ils en 
respirent la culture, en acceptent Jes 
lois et en adoptent les moeurs. Ce 
contact intime avec la société tempo- 
relle crée pour lEglise une situation 
toujours pleine de problèmes et au- 
jourd’hui ceux-ci sont particulièrement 
aigus. D'une part la vie chrétienne que 
l'Eglise sauvegarde et développe, doit 
sans cesse et courageusement se dé- 
fendre de toute déviation, profanation 
ou étouffement; il faut comme s'im- 
muniser contre la contagion de J’er- 
reur et du mal. Mais d'autre part la vie 
chrétienne ne doit pas simplement s’ac- 
commoder des manières de penser et 
d'agir présentées et imposées par le 
milieu temporel, tant qu'elles sont 
compatibles avec les impératifs essen- 
tiels de son programme religieux et 
moral, Elle doit de plus tâcher de les 
rejoindre, de les purifier, de les enno- 
blir, de les animer et de les sanctifier: 
voilà encore une tâche en vue de la- 
quelle l'Eglise est tenue de contrôler 
continuellement sa propre attitude et 
de garder sa conscience éveillée: re- 
quête particulièrement pressante et gra- 
ve de notre temps”. 


Aimer et servir l'Eglise 
telle qu’elle est 


“C’est l'Eglise telle qu’elle est 
qu'il nous faut servir et aimer, avec un 
sens averti de lhistoire et dans une 
humble recherche de la volonté de 
Dieu. C'est Dieu qui assiste et guide 


ACFA -— Périodiques 


19010 - 109e Rue 


Veuillez m'abonner aux revues que 
j'ai marquées d'un signe (4) dans la mar- 
ge à gauche et trouver ci-inclus la somme 


en paiement de ces revues. 


NOM: senmerccneneerrreneese sonsenssreneeeeseneenenmepenenesenmnenenenen nana nee e ententes 


Téléphone: msn 


LISTE DES REVUES 


Nombre 
de Prix 
numéros 

10 $5.00 
12 2.00 
52 9.00 
52 6.25 
6 5.15 
12 1.50 
24 7.25 
12 4.50 
11 9.75 
52 11.00 
17 2.15 
20 2.50 
94 8.00 
50 8.50 
300 16.00 
52 5.00 
800 12.00 
12 1.00 
52 7.25 
24 8.00 
12 5.00 
il 1.00 
52 8.00 
52 5.00 
12 8.00 
12 5.00 
94 116.50 
5 2.50 
12 3.00 
12 4.00 
52 12.00 
52 8.09 
52 12.00 
52 10.06 
17 ‘1.50 
12 4.50 


ne nan 


PAROLES DU SAINT-PERE 


‘’Ecclesiam Suam’’ (1) 


l'Eglise alors même qu’il permet à la 
faiblesse humaine d’altérer plus ou 
moins la pureté de ses traits et la beau- 
té de son action. Cette pureté et cette 
beauté, voilà tout l'objet de notre ef- 


fort, voilà ce que nous voulons ren- 
dre plus réel”... 


“L'Eglise trouvera une jeunesse re- 
nouveléc bien moins par un change- 
ment dans l’appareil extérieur de ses 
lois que grâce à une attitude puisée à 
l'intimité des âmes, attitude d’obéis- 
sance au Christ et du même coup de 
respect des lois que l'Eglise s'impose 
à elle-même afin de suivre les traces 
du Christ. Là réside le secret de son 
renouveau, là sa véritable “conversion” 
— retournement du coeur — Jà son 
travail de perfectionnement”. 


Deux points essenticls 
pauvreté ct charité 


“... Cependant Nous ne pensons 
pas pouvoir omettre ici deux indica- 
tions particulières. Elles touchent, Nous 
semble-t-il, à des nécessités et à des 
obligations majeures, et elles peuvent 
offrir matière à réflexion quant aux 
orientations générales d’un heureux re- 
nouvellement dans la vie de l'Eglise. 
D'abord Nous voulons parler de les- 
prit de pauvreté si hautement préco- 
nisé dans l'Evangile, si organiquement 
inséré dans le programme qui nous pré- 
pare au régime de Dicu et si grave- 
ment menacé par l'échelle des valeurs 
de la mentalité contemporaine”. 


“... En second lieu, Nous soulignons 
l'esprit de charité. La charité doit au- 
jourd’hui occuper la place qui lui re- 
vient, la première et Je plus haute 


- dans l'échelle des valeurs religieuses 


et morales, et cela, non seulement dans 
les appréciations théoriques, mais aus- 
si dans les réalisations pratiques de 
l'existence chrétienne”. 


“..-. Cet idéal fascinant d’un chris- 
tianisme plénier, humblement et pro- 
fondément vécu, ramène Notre pen- 
sée vers la Vierge Marie, qui l'accueil- 
lit avec une fidélité merveilleuse, bien 
plus, qui la vécu dans son existence 
terrestre et qui maintenant, au ciel, en 
goûte tout l'éclat et le bonheur”. 


LA SURVIVANCE 


Accueil fait à “Ecclesiam sua” 


dès sa parution 


Aux Etats-Unis 

L’encyclique du pape Paul VI est 
reprise largement par la presse amé- 
ricaine de lundi après-midi ce qui, en 
l'absence de toute réaction officielle, 
indique l’importance qu'on attache à 
ce document dans l'opinion publique 
des Etats-Unis. ) 

Visiblement, deux éléments ont par- 
ticulièrement frappé cette opinion: 
l'appel du Souverain Pontife pour le 
règlement pacifique des différends in- 
ternalionaux et la condamnation du 
“dogme aveugle” du communisme et 
de J’athéisme. Les déclarations du pa- 
pe sur ces deux sujets concordent avec : 
les sentiments profonds de Ja majorité 
des Américains cet ne peuvent donc que 
recueillir une approbation totale dans 
ce pays. 

Sur le plan de Îa religion, les efforts 
du Souverain Pontife, et de son pré- 
décesseur, pour rapprocher les Eglises 
chrétiennes ont toujours été suivis a- 
vec un grand intérêt aux Etats-Unis, 
non seulement par l’importante popula- 
üon catholique mais par de nombreux 


protestants. 
En Angleterre 
En dépit — cet peut-être à cause — 


des événements troublants à Chypre 
ct en Asie du Sud-Est, l'encyclique 
“Ecclesiam suam”, la première du rè- 
gne de Paul VI, a suscité en Grarde- 
Bretagne un intérêt qui est loin d’être 
limité aux fidèles de l'Eglise romaine. 
Fait sans précédent, les journaux po- 
pulaires du soir reproduisaient de longs 
passages de Fencyclique sous les titres 
“Le pape s'engage à oeuvrer pour la 
paix”, “Le pape offre sa médiation en 
faveur de Ja paix”. Ils mettent l’ac- 
cent, dans leur analyse du texte, sur 
les passages où le souverain pontife 
déclare que l'Eglise est prête à aider 
les parties en conflit à résoudre leurs 
divergences, et sur l'appel à la coopé- 
ration adressé aux Juifs, aux Musul- 
mans et aux “fidèles des grandes reli- 
gions afro-asiatiques”. 

Dans les milieux compétents, on sou- 
ligne que le pape dénonce comme un 
crime “la guerre d’agression de conquê- 
te et de domination” et qu’il condam- 
ne avec plus de vigueur que Jean 
XXII les systèmes de pensées et les 
régimes politiques et sociaux “persécu- 
teurs de l'Eglise” — ct notamment “le 
communisme athée”. Mais on observe 


“je veux me glorifier 


dans mes infirmités” 


(Oraison funèbre de Mgr P. Fallaize, om.i, prononcée par 
Son Exe. Mer Paul Piché, o.m.i., Vicaire apostolique du Mackenzie). 


L'Eglise, fidèle au mandat de Jésus- 
Christ à ses apôtres: “Allez jusqu'aux 
confins de la terre et prêchez l'Evan- 
gile à toutes les créatures”, envoyait, 
il y a plus d’un siècle, les missionnai- 
res Oblats de Marie-Immaculée dans 
ses immenses Territoires du Nord- 
Ouest. 

En quelques décades, ces hérauts de 
la Foi avaient atteint les confins de la 
terre habitée. 

Mes frères, nous avons devant nous 
les restes mortels d’un de ces Oblats 
Missionnaires qui ont travaillé avec 
un esprit surnaturel et un dévouement 
héroïque à répandre la lumière de l'E- 
vangile aux habitants de cette immen- 
se contrée, notre bien-aimé et regretté 
Mgr Pierre Fallaize. 

Mgr Fallaize, animé d’un grand a- 
mour de Dieu et d’un zèle apostolique 
que rien ne pouvait arrêter ni ébran- 
ler, enhardi par son souci du salut des 
âmes, brava les intempéries et les dis- 
tances du Nord pour atteindre les Es- 
quimaux qui vivaient dans les ténèbres 
du paganisme, au bord de l'Océan gla- 
cial, 

Pendant plusieurs années, il vécut 
dans la solitude du “grand silence 
blanc”, au milieu des épreuves inhé- 
rentes à Ja carrière du missionnaire 
dans ce pays ingrat et désolé. 

Il a vu tomber ses amis et ses con- 
frères à la tâche, mais il a poursuivi 
avec le même amour et le même dé- 
vouement son travail apostolique au- 
près de ces âmes abandonnées et fon- 
da la première mission sur les bords 
de Ja Mer Arctique, Litty Harbour, 
comme si Notre Seigneur avait voulu 
renouveler à son endroit les paroles 
qu’il adressait un jour à Pierre: “Tu es 
Pierre et sur cette pierre je bâtirai 
mon Eglise”. — Tu es Pierre, toi aus- 
si, semble-t-Jl avoir dit à Mgr Fallaize 
et sur cette pierre, je veux bâtir l'Egli- 
se du Nord jusqu'aux confins de la ter- 
re. 

Monseigneur Fallaize est disparu, 
son. coeur s'est refroidi mais son âme 
vit avec Dieu, avec nous, avec ses În- 
diens et ses Esquimaux. Nous avons 
perdu le “Grand Priant” de notre Vi- 
cariat, sur la terre, nous avons gagné 
au ciel, un nouvel avocat auprès de 
Jésus, la source de toutes grâces, et 
de celle qui les dispense au monde, la 
Vicrge Marie. Il fera aussi descendre 
du ciel sur la terre, les roses de sa com- 
patriote des missions, sainte Thérèse 
de l'Enfant Jésus. 

Monseigneur Fallaize nous a quitté, 
mais son exemple de piété et ses tra- 
vaux apostoliques nous demeurent com- 
me une inspiration, comme une puis- 
sance active qui gagnera à Dieu et au 
Royaume céleste, les âmes pour les- 
quelles ‘les missionnaires actuels of- 
frent leur dévouement, leurs travaux et 
leur vie. Mgr Fallaize a laissé la terre 
pour rejoindre la lignée des grands et 
saints évêques missionnaires qui Font 
précédé dans notre Vicariat du Mac- 
kenzie et dont le premier Mgr Grandin 
sera sans doute, un jour, honoré sur 
les autels. : : 

Mes bien Chers frères, permettez- 


moi, en terminant cet hommage à notre 
cher défunt, de vous lire ces mots que 
je considère comme le testament que 
Mgr Fallaize a voulu nous léguer. Il 
les a écrits récemment de sa main 
chancelante, dans les espaces du cadre 
qui servait à guider sa plume, vu sa 
cécité: 

“Je dois reconnaître, écrit-il, que je 
suis un débiteur vraiment insolvable, 
devant Dieu, pour tout ce que jai re- 
çu de lui et pour tout le gâchis ou usa- 
ge mauvais de ses dons. 

“Je veux donc être dans l’état per- 
manent d’imploration, au moins impli- 
cite mais totale, à l'Amour miséricor- 
dieux, pour moi ct tous mes frères, 
mais aussi dans l’état permanent d'of- 
frande, au moins implicite mais totale, 
de toute l’Oeuvre de la Rédemption 
par NS.J.C. 

“A Lui, je veux unir ma vie entière, 
passé, présent, avenir, avec reconnais- 
sance de tous ses bienfaite et regret 
de tous les méfaits. 

“Je veux unir tous mes frèires dans 
l'offrande eucharistique: leurs prières, 
joies, peines surtout, toutes les souf- 
frances qui sont conséquences des pé- 
chés mais moyens de les réparer, si 
elles sont unis: à l’Oeuvre du Rédemp- 
teur. 

“Je veux offrir et unir les souffran- 
ces mêmes de ceux qui ne savent pas, 
qui n’y pensent pas, qui ne voudraient 
pas, simplement parce qu’ils font par- 
tie de Ja substance humaine, 

“Comme S. Paul, je veux me glorifier 
dans mes infirmités jusqu'à ce que je 
remette mon äme entre les mains de 
Dieu qui est Alpha et l’'Omega, prin- 
cipe et fin de toutes choses. 

“Je dis encore la messe de la Sain- 
te Vierge par coeur et à tâtons. C’est 
une grande grâce dont je remercie 
Dieu. Et au long des jours, je dis en 
grand nombre des chapelets en repas- 
sant mentalement les quinze mystères 
de l'Oeuvre du Rédempteur que nous 
rappelle le Rosaire. C’est pourquoi ma 
disposition actuelle est de demander à 
être maintenu dans l’état permanent 
d’imploration du tout pour le tout et 
pour tous, ce que je fais surtout durant 
la messe, et que je veux continuer dans 
toutes mes actions”. 

Puis, Mgr Fallaize adresse au ciel 
une prière pour l'Eglise et le monde: 

“Envoyez, Seigneur, votre Esprit 
pour le renouveau de l'Eglise et la re- 
fonte du monde. C’est ce qui paraît 
être le plus nécessaire en ce temps de 
Pentecôte alors que le monde semble 
être dans la plus grande confusion de 
toute son histoire”. 

Mes frères, c'est notre confiance 
que Dieu aura entendu la prière de 


Mgr Fallaize d’être dans l’état perma- 


nent d’imploration et d’offrande totale 
à l'Amour Miséricordieux, pour lui- 
même et tous ses frères. Il continuera 
de nous obtenir de Dieu, l'abondance 
de ses grâces de lumière, de force et 
d'amour pour la fécondité de nos oeu- 
vres, entreprises à sa Gloire et pour le 
Bien des Ames, . 


Qu'il repose en paix | 


que ce faisant, le pape déclare: “No- 
tre plainte est en réalité, plutôt un gé- 
missement de victimes que sentence 
de juges”. 

Dans les milieux ecclésiastiques pro- 
ches de l'Eglise anglicane et des cultes 
qui ont établi des contacts spirituels 
avec Je Saint-Siège, on se borne à sou- 
ligner la haute valeur morale et philo- 
sophique de la première encyclique de 
Paul VI, dont le texte scra étudié avec 
le soin le plus respectueux. 

À Genève 

Dans les milieux protestants de Ce- 
nève, Ja “cité de Calvin” on accueil- 
le avec une certaine réserve la premiè- 
re encyclique de Paul VI Au moins, 
déclare-t-on en évoquant le souvenir 
de Jean XXII, a-t-elle l'avantage d“é- 
clairer la situation”, en mettant l'ac- 
cent sur “le primat d'honneur et de 
juridiction” du trône pontifical. 

Le Dr Visser't Hooft, secrétaire gé- 
néral du Conseil mondial des Eglises, 
a déclaré que lattitude du pape Paul 
VI envers les autres Eglises exposée 
dans l'encyclique “Ecclesiam Suam” 
est “encourageante” mais montre que 
“le jour de l'unité totale est encore é- 
loigné”. 

“Il est encourageant que le pape in- 
siste avec autant de force sur la né- 
cessité d’un dialogue avec les chré- 
tiens qui n’appartiennent pas à l'Eglise 
catholique”. | 

Mais l'accent mis par l'encyclique 
sur la primauté papale montre “que 
le jour de l'unité totale est encore éloi- 
gné, car aucune des Eglises ne dépen- 
dant pas de Rome n'accepte l'opinion 
que la reconnaissance de la juridiction 
universelle de la papauté constitue un 
critère indispensable de lunjté de 
YEglise”. 

À Moscou 

Dans une dépêche de son corres- 
pondant auprès de la Cité du Vatican, 
l'agence Tass met essentiellement l'ac- 
cent sur son aspect “anticommuniste” 
tout en reconnaissant qu’elle “procla- 
me criminelles les guerres d’agres- 
sion”. Le correspondant de l'agence 
Tass note que l'encyclique “diffère 
profondément de celle du défunt pape 
Jcan XXII “Pacem in Terris”. 

On sait que celle-ci n'avait suscité en 
URSS que des échos favorables, tan- 
dis que son auteur y gagnait la répu- 
tation d’un véritable “champion de Ja 
paix”. Du fait que la première ency- 
clique du pape Paul VI “dénonce les 
systèmes idéolagiques niant Dieu et 
spécialement Je communisme athée, les 
possibilités de dialogue avec les non 
croyants sont “très problématiques si- 
non inexistantes”. 


“La liberte 
religieuse 


Stuttgart. — SE. Mgr Emile-Joseph- 
Marie De Smedt, évêque de Bruges, 
en Belgique, a prononcé devant les mi- 
cros une conférence sur “La liberté 
religieuse”. On sait que ce prélat 
belge est membre du Secrétariat pour 
l'Unité des chrétiens et qu’il a présenté 
au Concile différentes interventions de 
haute valeur. 

Après avoir rappelé que le Concile 
traitera prochainement de cet impor- 
tant problème qu'est la liberté reli- 
gieuse, Mgr De Smedt a précisé que 
c'est à la demande des instances les 
plus élevées des diverses confessions 
non catholiques que cette question a 
été abordée. Mais elle répond égale- 
ment à Ja sollicitude de nombreux mi- 
lieux catholiques - romains. “Laissez- 
moi déclarer dès Yabord, à dit l'évè- 
que belge, qu’il doit être bien entendu 
ici qu'il s'agit d'une liberté sociale: 
l'attitude d’un croyant vis-à-vis d'un 
croyant d’une autre confession et vis- 
à-vis des institutions humaines”. Il a 
poursuivi en spécifiant qu’il n’est pas 
permis à l'homme de se montrer in- 
différent à l'égard de la religion, ni 
de mettre sur le même pied la religion 
et l’incroyance: “L'homme ne peut s’ar- 
roger le droit de décider arbitrairement 
s'il servira ou non Dieu, son Maître et 
Seigneur”. 

Mgr De Smedt à ensuite analysé les 
théories que professaient déjà à ce su- 
jet les Pères de l'Eglise: Lactance, saint 
Augustin, saint Crégoire-le-Grand. Il 
a rappelé le canon 1351 du Code de 
Droit ecclésiastique qui dit que “Nul 
ne peut être contraint à accepter la foi 
catholique sans consentement inté- 
rieur”. Il a examiné ensuite longue- 
ment les modalités qui, à son avis, de- 
vraient présider à la solution de Fim- 
portant problème des relations entre 
catholiques et autres croyants et non- 
croyants. | 

L'orateur a terminé en. lançant un 
vibrant appel à tous les catholiques 


‘pour qu'ils se montrent charitables et 


compréhensifs dans leurs rapports a- 
vec tous les êtres humains, “qui sont 
tous nos frères”, tout en se montrant 
irréductibles dans l'exigence du respect 
pour leur propre religion. Ce respect 
d'autrui exige que les catholiques se 
montrent en toutes circonstances, dans 
leur vie privée comme dans leur vie 
publique, dignes fils de cette Mère- 
Eglise qui, par-les successeurs de Pier- 
re et des autres Apôtres, est conduite 
dans Je Saint-Esprit. - 


Page 7 


1 ht 


MORINVILLE 
Prix du loyer de la salle et des locaux 


NOCES 


Salle de banquet pour les repas: 
Auditorium pour la danse: 


$50.00 
$30.00 


La salle sera louée pour les noces quand le repas doit s’y 
prendre. Elle ne sera pas louée uniquement pour la bière 


ou la danse, 


Les repas sont toujours servis au profit de la salle et par une 
organisation des dames de la paroisse. 


CONGRES, ASSEMBLEES PUBLIQUES, etc... 


Salle de banquet : 
Auditorium : 


550.00 
#50.00 


FILMS PAR UNE CIE 
Auditorium: #%25.00 plus le ménage (ou #5.00) 


SHOWER D'UNE FUTURE MARIEE 
Présence de jeunes filles seulement. 
Salle de banquet: %20.00 plus le ménage (onu K5.00) 
N.B.—On ne louera pas les petites salles pour un shower. 
Présence de jeunes filles et de jeunes garcons. 
Salle de banquet: $30.00 plus le ménaswe (ou $5.00) 


Ottawa étudie la possibilité d’adap- 
tur le système métrique; si cela se fai- 
sait, notre vocabulaire changerait, et 
nous dirions adicu, dans notre langage 
courant, au pouce, au pied, à la verge, 
au mille. 


Au 30 juin, 200,000 personnes tou- 
chaient Fassurance-chômage au Cana- 
da. 


# + L 2 


En France, on compte 70,000 reli- 
gicuses hospitalières. 


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Page 5 


Au fil des heures et des jours 


jeudi, 18 août 

troisième anniversaire du mur de la honte qui divise en deux la ville 
de Berlin... à Ottawa, six membres de l'opposition critiquent le 
gouvernement qui, pour apaiser le Québec, est prêt à imposer un 
drapeau dont la majorité des Canadiens ne veulent... à la mi-juillet, 
le nombre des sans-emploi au Canada était de 3.7 p.c. de la main- 
d'oeuvre... la Princesse Grace, de Monaco, attend un 3e enfant... 
Ottawa vend pour 18 millions de blé à la Pologne et à la Bulgarie... 
aux Nations-Ünies, on croit qu’un Africain succédera à U Thant en 
1966... 

vendredi, 14 août 

le premier ministre affirme qu’au cours de la réunion fédérale- 
provinciale de septembre, on diseutera du rapatriement de la Consti- 
tution ... la Russie lance un autre satellite dans l’espace... un 
député propose que les Canadiens cessent de se dire “citoyens 
britanniques” ... début des manifestations qui marquent l'annexion 


de Jasper Place à la ville d'Edmonton... S.E. Mgr Pelletier, évêque : 


de Trois-Rivières, consacre la Basilique nationale de Notre-Dame 
du Cap... | 

samedi, 15 août 

les 4 chefs de l’opposition ont accepté l’invitation de M. Pearson: 
ils le rencontreront mardi, pour discuter des débats autour du 
drapeau ... à Kirkland Lake, Ont., deux mineurs sont emmurés à 
4,000 pieds sous terre... la récolte de blé étant convenable en 
Russie cette année, probablement que le Canada ne pourra lui ven- 
dre de blé cette année ... la municipalité de Bowness est incorporée 
à la ville de Calgary... des rebelles congolais, soutenus par les 
communistes, veulent s'emparer du pouvoir... Paul VI prie publi- 
quement pour deux malades: le président de l'Italie et le chef du 
parti communiste italien... 

dimanche, 16 août 

Jasper Place disparaît de la carte pour se fondre avec le grand 
Edmonton métropolitain... K offre d'envoyer des armes aux 
Grecs-Chypriotes si la Turquie continue ses menaces... tout le 
cabinet du Vietnam Sud résigne ... Mme Rose Kennedy, mère du 
feu président, est en visite à Paris... 

lundi, 17 août 

U Thant travaille fanatiquement pour empêcher l'URSS et ses 10 
satellites de quitter l'ONU ... James Hoffa est condamné à cinq ans 
de prison ... Banks ne se présente pas à la Cour de Montréal... de 
plus en plus on sent que Makarios devrait quitter son poste, avec 
lui on ne prévoit pas de solution à la guerre civile de Chypre... 
le médiateur des Nations-Unies à Chypre est mourant, ce qui crée 
une profonde inquiétude ... à date, l'Alberta aurait besoin de 390 
maîtres pour l'ouverture des classes ... 

mardi, 18 août 

le Pape s'inquiète de la délinquance juvénile due en bonne partie 
aux mauvaises compagnies, aux lectures sentimentales, au manque 
de discipline familiale ... des avions soviétiques viennent prêter 
maïin-forte aux rebelles du Congo … . K rentre une semaïne plus tôt 
que prévu d’une tournée dans les anciennes “terres vierges” de 
Russie: que se passe-t-il?... la Grèce retire une partie de ses 
effectifs militaires de l'OTAN, ce qui ne manque pas d’inquiéter ... 
on interdit à l'Union du Sud Afrique de participer aux futurs jeux 
olympiques, à cause de sa ségrégation... 


7 A L'activisme 
L'A.C.F.A. a noté une 
pour Vous ras Moscou. — La revue athéiste “Scien- 


ce et religion” révèle qu’en 1963, 660,- 
000 brochures de propagande athée 
ont été diffusées en Union soviétique, 
contre 84,000 en 1956. La revue ajou- 
te que le Ministère du cinéma a ordon- 
né la production annuelle d’au moins 
quatre long métrages de propagande 
antireligieuse, deux de ces films devant 
être destinés à la jeunesse. 

Malgré cet effort de propagande 
on constate des survivances religieuses, 
qui persévèrent. Il y a même des com- 
munistes qui ornent leur maison avec 
des icônes; le nombre des baptêmes 
et des autres cérémonies religieuses ne 
diminue pas; les fêtes des saints sont 
célébrées solennellement, malgré les 
cfforts des responsables du parti. 


(Suite de la page 1) 


Le comité de l’Almanach 1965 a 
repris ses activités et a tenu une As- 
semblée le 11 août demier. De son 
côté M. Jos Nadeau a repris-ses acti- 
vités de publiciste. Tout laisse prévoir 
que la prochaine édition de l'Alma- 
nach de l'ACFA qui paraîtra en janvier 
1965 sera des plus intéressantes. 

L 3 * LC) 

L'ACFA désire souhaiter un heureux 

‘anniversaires aux membres du plan de 


la Sécurité familiale dont les noms 
suivent: 


M. Paul Doucet, Edmonton 
M. Arthur E. Hébert, Edmonton 
Mlle Anne-Marie Hogue, Morinville 


M. Bernard ]. Malo, Lafond M. Lucien Guindon, Falher 

Sr Léopold-Marie, f.d.j., Edmonton M. Laurent Leduc, Morinville 
M. Réal Beaudoin, Guy M. Louis Rivey, St-Edouard 

M. Joseph Bilodeau, Vimy M. René J. J. Robinson, Duverney 
M. Emmanuel J. Gallant, Edmonton M. Magella Boucher, Jean-Côté 
M. Almanzor Michaud, Donnelly M. René De Moissac, St-Paul 

M. Magella Pelchat, St-Edouard M. Raoul Lambert, Guy 

M. Robert Tremblay, Peace River M. Léon R. Lavoie, Peace River 
M. Richard Champagne, Morinville Mile Frances Plouffe Végreville 
M. Joseph Dubuc, Végreville M. Hector Coutu, Brosseau 

M. Laurent Guindon, Falher M. Berthin Dubé, Joussard 

M. Charles Leroux, St-Paul M. Jean Ménard, Plamondon 

M. Alphonse Malo, Lafond M. Jacques M. Moquin, Guy 

M. Paul J. Savoy, Beaumont M. Charles J. Ouellette, St-Paul, 


Le Collège Saint-Jean 


vous recommande de faire 


VOTRE DEMANDE D'ADMISSION 


avant le 15 août. 


Les places se font rares! 
Demandez une formule 


de demande d'admission au: 


R.P. Recteur, o.m.i., 
Collège Saint-Jean, 
8406 - 91 rue, 
Edmonton, Alberta. 


CINQUANTENAIRE 
de la paroisse 
_ Ste-Catherine du Lac-la-Biche 
| dimanche le 30 août 


4h. p.m.—Messe pontificale sur le terrain de balle 
6h. p.m.—Souper à la salle communautaire 


Tous les amis et anciens paroissiens 
sont cordialement invités. | | 


- Louis Viel, ptre, curé 


LA SURVIVANCE 


Ce petit affréteur cubain est amarré au port de Montréal 
pour se charger de nourriture pour bébés. Des anti- 
castristes ont essayé en vain de l’endommager avec une 
bombe de fortune. 


La semaine 


Dans le monde 


Nicosie. — L'affaire chypriote con- 
tinue d'occuper la vedette des infor- 
mations, à l'issue des attaques, ordon- 
nées par le président Makarios contre 
les communautés turques dans le Nord- 
Ouest de l'île. La Turquie s'en mêle 
et envoie des avions chasseurs pour 
protéger les chypriotes-turcs. Ces ap- 
pareils à réaction auraient tué des cen- 
taines de Grecs. 


Pendant ce temps les alliés de l’Oc- 
cident redoublent leurs efforts diplo- 
matiques dans le but de mettre fin à 
ces batailles et éviter une guerre en rè- 


gle. 


Les deux communautés antagonistes 
consentent à un cessez-le-feu, mais la 
Turquie y ajoute une condition, à sa- 
voir que les Chypriotes-grecs se reti- 
rent des villages chypriotes-turcs. 


La situation demeure précaire, alors 
que le secrétaire général, M. Thant, 
lance un pressant appel voulant du 
renfort pour les 6,200 membres de la 
force internationale de pays de l'ONU 
à Chypre. L'ancien chef de l’under- 
ground, le général George Grivas, as- 
sume le commandement suprême de la 
garde nationale chypriote-grecque et 
l’Union soviétique intervient déclarant 
qu’elle se portera à l’aide des chyprio- 
tes si l’île est attaquée. 


La situation se complique lorsque 
le médiateur de l'ONU à Chypre, M. 
Sakari Tuomioja, est frappé d’une at- 
taque cardiaque alors qu'il est à Ge- 
nève pour négocier cette crise, qui 
dure depuis décembre dernier. 


À Ottawa, le chef de l’opposition, 
M. Diefenbaker, affirme que la force 
internationale de paix de l'ONU, qui 
comprend 1,126 Canadiens, est im- 
puissante parce qu’elle ne possède pas 
les pouvoirs nécessaires pour agir. 

Le premier ministre Pearson est 
d'accord et exprime l'espoir que les 
pouvoirs des casques bleus seront aug- 
mentés. 


+ * LA 


Asie du Sud-Est. — La crise dans 
le golfe du Tonkin, au large du Nord- 
Vietnam communiste, s'éteignit aussi 
rapidement qu’elle s'était allumée, mais 
les Etats-Unis continuèrent de renfor- 
cer leurs effectifs militaires au Viet- 
nom du Sud. D’un autre côté ils dé- 
cidèrent de retirer leurs destroyers de 
patrouilles du golf, du moins tempo- 
rairement. De son côté la Chine po- 
pulaire continua de condamner les 
Etats-Unis pour les attaques aériennes 
américaines contre les bases navales 
du Nord-Vietnam. Washington répon- 
dit que ces attaques furent en mesure 
de représailles contre les attaques lan- 
cées sur les destroyers américains dans 
le golfe, La Chine communiste riposte 


Au Canada 


(Suite de la page 1) 


Québec. — Un officier haut gradé 
de la gendarmerie royale du Canada 
se rend en la Vicille Citadelle pour 
discuter avec Jes autorités de la ville 
des mesures de sécurité devant être 
prises Uurant la visite de la Reine à 
l'automne. L’officier J. R. Lemieux an- 
ronce par la même occasion que des 
détectives de Scotland Yard viendront 
au Canada à titre d’observateur, mais 
que la police canadienne sera entière- 
ment responsable de la sécurité de la 


- souveraine en octobre. 


+ - # # 

Edmonton. — L’annexion de la ban- 
lieue de Jasper Place à la capitale de 
l'Alberta est marquée par de nombreux 
événements spéciaux. Cette annexion 
grossit la population d’Edmonton à 
850 mille âmes et étend la surface de 
la métropole albertaine d’un peu plus 
de 68 milles à au delà de 74 milles 
carrés. | 

+ L ] - 

Winnipeg. — L'Assemblée législati- 
ve du Manitoba tient une session ex- 
traordinaire d'été pour discuter de 
fiscalité. Le discours du trône inau- 
gurant cette session ne fait pas men- 
tion d’une taxe de vente, mais le pre- 
mier ministre M. Roblin annonce de 
nouvelles taxes et des modifications 
au système de taxation, qui permet- 
tront à la province de prélever $20,- 
000,000 additionnels chaque année. 


en annonçant qu’elle entreprendrait 
des manoeuvres militaires d'envergure 
dans les provinces faisant face au 
Nord Vietnam et à la Chine nationa- 
liste. 
# + + 

Léopoldville. — Les avions améri- 
cains commencent à transporter les 
forces congolaises de l’ordre, tandis 
que le sous-secrétaire d'Etat américain 
aux affaires africaines entame avec M. 
Tshombé des conversations. Cette in- 
tervention indirecte du personnel et 
du matériel de guerre américain pro- 


voque certaines réactions, mais Wa- : 


shington répond que les Américains 
ne participeront à aucune opération 
militaire. Pendant ce temps les rebelles 
au Congo recevraient l'aide et les di- 
rectives de la Chine communiste. 
+ + LS 

Washington. — ‘Un porte-parole de 
la Maïson Blanche ‘affirme que le pré- 
sident Johnson n’a ‘jamais autorisé l'u- 
tilisation des armes nucléaires au Viet- 
nam. Il se référait ainsi à la déclara- 
tion faite par le sénateur Goldwater 
dans laquelle le candidat républicain 


à la présidence des Etats-Unis disait 


que le président Johnson avait autorisé 
le commandement de la septième amé- 
ricaine à utiliser de telles armes. 


GRAND BINGO. 


Sous les auspices du Conseil Grouard No 3025 
des Chevaliers de Colomb 


| $2000. EN PRIX : 


Terrain du Collège à Falher 


Samedi 22 août à 7h. p.m. 


Journal des jeunes 
qui ont pris part au 


Voyage Interprovincial Albertain - 1964 


Le G juillet | 
Départ: du Voyage au Québec pour 
10 garçons, 19 filles et 5 adultes. A- 
vant de partir, M. Jacques Boucher 
interviewa les jeunes. A 1lilh. on est 
finalement parti. En sortant de la ville 
d’Edmonton, on a demandé aux jeu- 
nes voyageurs leurs sentiments du dé- 
part. Les voici dans quelques mots: 
“excités, enfin joyeux, indifférent, j'ai 
faim, amusant, charmant, curieux, mer- 
veilleux, zim boum bah, unique, fina- 


. lement parti, fatigue heureuse, impa- 


tience, confus, formidable, au revoir 
mes amis”. Nous avons dîné dans l’au- 
tobus avec notre goûter. Nous avons 
traversé les lignes frontières de lAl- 
berta à 2h34. Nous sommes arrivés 
à Saskatoon à Gh.15, heure normale 
des Rocheuses. M. Audet et M. Bau- 
det nous ont rencontrés à lhôtel Bes- 
borough et ensuite ils nous ont condui- 
ts au restaurant “Elite”. Après le sou- 
per on a visité le campus de l’univer- 
sité. Tous les bâtiments ont été cons- 
truits avec des pierres locales. Nous 
nous sommes ensuite rendus à l’église 
des Saints-Martyrs Canadiens sous la 
direction de M. l'abbé Ouellette. On 
nous a placés dans les familles. L'é- 
glise des Saints-Martyrs Canadiens est 
une église moderne, type bungalow, 
avec l'autel du milieu “face au peu- 
ple”. 
Mardi le 7 juillet 

Nous partions de l'église vers 8h.10 
a.m. Le temps annonce la pluie. Lau- 
rent Lemire a essayé de dormir, mais 
il s’est fait déranger plusieurs fois soit 
par Gérard Laing, Réginald Bouchard 
ou Paulette Marchand. Ce jour-là pres- 
que tout le monde s’est fait photogra- 
phier en dormant. Même Paul Rober- 
ge, notre président, s’est fait prendre 
avec du savon à barbe sur le visage; 
décoration mise par... un secret, on 
ne le divulgue pas!!! Nous avons dîné 
sur le pouce, et après avoir traversé la 
frontière, nous sommes arrivés à St- 
Boniface vers 7h. Nous avons dîné 
dans un restaurant. M. René Rottiers, 
secrétaire général de l’Association d’E- 
ducation du Manitoba, avait contacté 
le groupe de la JOC et de la JOCF 
qui nous ont reçus au Club St-Michel. 
On nous a servi un délicieux goûter 
au poulet. Après une soirée de chant 
et de rencontres de jeunes, nous som- 
mesallés coucher dans les familles. 
Le 8 juillet 

Nous partons à destination de Port 
Arthur, vers 8h. Une des filles, Eveline 
Poulin, nous raconte que Jeannette, la 
fille chez qui elle a couché, avait deux 
chats: un blanc avec une queue grise 
que se nommait Mani, et l’autre, gris 
et blanc qui se nommait Toba ... pour 
faire Manitoba . 


Arrêt à Port Arthur vers 7h.52, mais 
nous n'avons pas de place à coucher. 
Nous voyons déjà le changement dans 
le terrain: roches et arbres. Nous a- 
vons contacté le R.P. St. James, de la 


paroisse Corpus Christus où le grou- 
pe de l’année dernière a séjourné. Nous 
avons eu de la chance car le Père nous 
a offert la salle du sous-sol de légli- 
se. Alors tout le monde a couché sur 
le plancher ce soir-là, à l'exception 
de trois chanceux: le Père Turenne, 
Réginald Bouchard et M. Desaulniers. 


Mercredi le 9 juillet 
Les voyageurs se lèvent de bonne 


heure pour pouvoir faire la visite de * 


Port Arthur, mais une difficulté avec 
l'autobus nous empêche de le faire. 
Nous avons attendu pendant 3 heures... 
Alors on a décidé de manger des sand- 


wiches. Diane Vallée, Angèle Lema. 


et Raymond Arès ont pris le chemin de 
la ville pour trouver une petite épi- 
cerie. Ils ont rapporté du pain, des 
boîtes de viande, du fromage et de la 
moutarde, etc. . 

Ayant oublié d'avancer nos montres 
à Port Arthur, nous sommes arrivés 
trop tard pour visiter Algoma Steel. 
Heureusement que la Fédération des 
Femmes canadiennes-françaises, sous 
la direction de Mme Audet, avait déci- 
dé de servir un souper froid que nous 
avons dégusté vers 10h. p.m. Ce sou- 
per fut très délicieux et tous ont 
mangé avec appétit. Les filles ont cou- 
ché dans l’école, sur le plancher, et 
les garçons dans la cuisine de la salle 
paroissiale. 


La vie moderne 


Cité du Vatican. — “L'expérience 
de la vie modeme ne donne pas aux 
hommes la confiance nécessaire pour 
vivre avec sérénité notre pèlerinage 
sur la terre”, a déclaré le Saint-Père 


au cours d’une audience générale, “La. 


vie moderne, a-t-il ajouté, promet 
beaucoup, et donne beaucoup égale- 
ment, mais déçoit tout autant dans l'a- 
bondance même de ses dons”. Pour sur- 
monter le doute, l’ennui, le dégoût, le 
malheur et le désespoir intérieur dont 
témoignent souvent la littérature, les 
spectacles et les attitudes philosophi- 
ques d'aujourd'hui, Paul VI a invité les 
hommes modernes à retrouver la con- 
fiance en la vie à la croisée des vertus 
théologales de la foi et de l’espéran- 
ce”. 


Mort accidentelle 


Un accident d'automobile, près de 
Nampa, a coûté la vie à Mme Anna 
Paquette, de Donnelly. L'état de son 
époux, M. Joseph Léonard Paquette, 
est satisfaisant, bien qu’il soit hospita- 
lisé à Peace River. 


M. et Mme Paquette allaient. mar- 
quer leurs noces d’or le mois prochain. 


A la famille éprouvée, “La Survi- 
vance” et l'ACFA offrent leurs con- 
doléances. 


ALMANACH FRANCO-ALBERT AIR 


% En janvier 1965, l'A.C.F.A. reprendra la publication 


d'un Almanach français. 


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En plus d'articles très intéressants, l'on y publiera la 
liste aussi complète que possible de tous nos compar- 
triotes qui sont actuellement en affaires, à leur propre 


_— commercants 

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_— comptables 

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par l'entremise des paroisses françaises ou bilingues. 


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qui n'est ni française ni bilingue et si vous êtes en 
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No 89 


OYEZ! OYEZ! 


Mesdames et Messieurs 


22 août, 2h. p.m. 
Thé au profit du Centre maril 


Sur le terrain de l'Expo, dans l'édi 
fice Sportex: venez rencontrer note 
équipe ESKIMO, joueurs ct entrat. 
neurs. Les billets sont de $1.00, on se 
les procure au Centre marial ou à 
l'entrée, C'est le “Meet the Eskimo 
Tea”. 


Le père de notre propagandiste, M, 
Eugène Trottier, est décédé en France, 
samedi dernier, à l’âge de 77 ans, après 
une brève: maladie. Il laisse dans le 
deuil son épouse Mme Constance Trot- 
tier, une fille Mme Marie Alix, et deux 
file, Maurice à Paris, et Eugène qui 
est des nôtres depuis douze ans; deux 
gendres, MM. Alix et Bidcault: deux 
belles-filles, Mmes Gabrielle et Yvette 
Trottier;s onze petits-enfants; deux 
soeurs, Mmes Peltier et Crosnier. La 
sépulture eut lieu mardi le 18 à St- 
Denis d'Anjou, et l’inhumation à Che. 
miré-sur-Sarthe, Maine et Loire, — 
L'une des grandes joies de sa vie fut 
de recevoir la visite d'Eugène et de sa 
petite famille, il y a 3 ans, Fidèle lec- 
teur de “La Survivance”, il connaissait 
assez bien l'Alberta, d'autant plus qu'il 
eut quelques fois la joie de recevoir la 
visite de Franco-Albertains de passage 
en Europe. Le Canada, qui lui avait 
ravi un de ses fils, lui était un pays 
très aimé. 


La fortune du président et de Mme 
Johnson serait de 14 millions, d'affir- 
mer le LIFE. 


L À + L 2 
Depuis 1954, la Grèce et la Turquie 
ont reçu chacune 107 chasseurs à ré- 
action “Sabre”, pour la sauvegarde de 
TYOTAN. 


FERD NADON 
BIJOUTIER 


REPARATION DE MONTRES 
: ET BIJOUX 
en face de la “Bay” 


10115 - 102ème rue 


Edmonton 


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